Höhepunkt?

Hier erscheint mein Basisartikel „Lernen durch Lehren: Konzeptualisierung als Glücksquelle“. Er fasst meine wissenschaftliche Reflexion der letzten 38 Jahre zusammen.

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Hier der Aufsatz: „Lernen durch Lehren: Konzeptualisierung als Glücksquelle

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Enseigner pour apprendre (LdL): La conceptualisation comme source de bonheur

Cet article va être publié sous peu en allemand dans le „Handbuch Unterricht und Erziehung“ chez l‘éditeur Wolters Kluwer.

Jean-Pol Martin

Introduction

Au début des années 80 l’auteur de cet article, professeur de francais langue étrangère à l’Université d’Eichstätt et vacataire au lycée Willibald eut l’idée de déléguer des tâches d’enseignement à ses élèves (Martin 1985). Il voulait en premier lieu augmenter leur participation verbale, car une langue s’apprend en parlant. De plus assumer des tâches d’enseignement conduirait les apprenants à communiquer de facon intense et authentique, donc à accroître leurs compétences de communication. Enfin cette pratique accroîtrait leur motivation car il seraient plus impliqués dans le processus du cours. Tous ces objectifs furent atteints. En particulier l’accroissement de la motivation des élèves fut spectaculaire. A la recherche d’une explication scientifique pour ce bond motivationnel l’auteur s‘appuya sur les théories des besoins (Maslow) mais également sur les neurosciences, qui à cette époque ne jouaient qu’un rôle marginal dans les sciences de l’éducation.

1.Lernen durch Lehren (enseigner pour apprendre)

La méthode „Lernen durch Lehren“ (LdL) sous sa forme actuelle existe depuis 1985 (Martin, 2004, Grzega, 2011, p.13). D’abord limitée à l’apprentissage des langues l’application de cette méthode s’élargit successivement à d’autres disciplines, d’autres phases de l’apprentissage et d’autres cycles et domaines d’enseignement. Au cours des dernières décennies les travaux et publications sur LdL ont atteint un volume considérable (Oebel, 2009, bibliographie sur LdL, p.507 et suivantes).  C’est pourquoi nous ne rappelons ici que le caractéristiques principales du dispositif LdL:  „Lorsque des apprenants abordent de facon autonome des contenus à transmettre à leurs condisciples en classe, lorsqu’à l’issu de leurs présentations ils s’assurent que leurs camarades ont bien compris ce qu’ils leur ont expliqué et lorsqu’enfin par une série d’exercices ils veillent à ce que les informations soient bien assimilées et mémorisées, ce dispositif est désigné comme étant ‚Lernen durch Lehren‘ (LdL), ‚enseigner pour apprendre‘.“  

Cette définition tirée de l’article de base sur la théorie et la pratique de LdL („Weltverbesserungskompetenz als Lernziel?“, Martin 2002) résume la méthode en peu de mots mais suffisamment clairs. Les nouveaux contenus sont répartis en petites unités confiées à deux élèves par unité et ceux-ci ont la tâche de l’enseigner aux autres en plénière. Les préparations aux présentations ont lieu en classe. L’expérience montre qu’après une courte phase d’adaptation la plupart des apprenants sont en mesure de présenter avec compétence les contenus à leurs camarades et de les leur faire assimiler et mémoriser (Cau, 2015).

2.Le bonheur: besoins fondamentaux, contrôle, flow et LdL

Les ouvrages sur le bonheur sont extrèmement nombreux (Bormans 2011). On peut définir le bonheur comme un état de bien-être stable, avec des écarts vers le haut ou vers le bas. Ce bien-être est dû à la satisfaction de besoins et à leurs corrélaires physiologiques (par exemple la production de dopamine, d’oxytocine ou d’adrénaline). Sous certaines conditions le sentiment de plaisir atteint une forte intensité, comme c’est le cas pour le flow  (Csikszentmihalyi 1999) qui peut être limité dans le temps ou durer plusieurs jours ou plusieurs mois. Si on veut que des élèves, des étudiants ou des collaborateurs éprouvent des sensations de bonheur, il est  conseillé de les placer dans des structures génératrices de flow.

Face à la méthode LdL il se pose la question de savoir quels besoins sont mieux satisfaits lorsque les contenus sont transmis non pas par l’enseignant mais par des élèves.

2.1. Les besoins fondamentaux selon Maslow

La pyramide des besoins

maslow

Le modèle de Maslow (Maslow 1981) a été largement pris en considération par le public et il n’est pas nécessaire ici d’en discuter les modalités. Maslow présente un tableau des besoins qui poussent l’être humain à agir. S’ils parviennent à atteindre un certain niveau de satisfaction, un sentiment de bien-être relativement stable s’instaure. Maslow distingue plusieurs paliers, partant des besoins physiologiques, dont la satisfaction est indispensable à la survie de l’individu, puis passant au besoin de sécurité, à celui d’appartenance et de reconnaissance sociales, l’étape supérieure étant le besoin de réaliser ses potentialités et enfin le besoin de sens, peut-être aussi de transcendance.

La méthode LdL semble plus que les dispositifs de type cours magistral répondre aux besoins fondamentaux décrits par Maslow: en partant de la base de la pyramide, donc des besoins physiologiques, on constate que LdL conduit à plus d’activités physiques en cours. Les élèves travaillent en binôme, dessinent des affiches, leurs présentations incluent des pantomimes et des saynètes. Le besoin de sécurité est pris en considération  puisque dans le cadre des présentations ils gagnent de plus en plus de confiance en eux. Afin que les élèves ne soient pas anxieux pendant les cours, les heures de classe sont complètement libérées de toute notation.  Les évaluations sont effectuées dans le cadre de compositions et de devoirs sur table. Lorsque les élèves font eux-même les cours leurs besoins d’appartenance et de reconnaissance sociale peuvent être mieux satisfaits puisqu’ils travaillent en binôme, ce qui les rapproche, et lorsque leurs présentations/cours sont réussis, ils jouissent des applaudissements de leurs camarades et du professeur. La réalisation des potentialités  est favorisée par le fait que chaque élève peut utiliser ses compétences particulières dans la présentation des contenus, par exemple ses dons musicaux ou picturaux. De ce fait et d’une facon générale tous les participants sentent que leurs activités s’inscrivent dans un cadre humainement ambitieux qui fait sens.

2.2. Le besoin de contrôle

La recherche sur les émotions insiste sur l’importance du sentiment de contrôle (Österreich 1981, 24ff). Dörner (1983, p.433) constate: „Un caractère essentiel des émotions semble être, que celles-ci constituent des réactions à des expériences de perte de contrôle, à la récupération du contrôle, au fait de disposer ou non de contrôle. (…) La perte de contrôle provoque des sentiments de peur, de crainte, d’angoisse. La récupération du contrôle déclanche des sensations de fierté, die triomphe, de joie.“  Le contrôle est donc existentiel pour la survie de l’individu. La perte définitive de contrôle conduit à la mort. Le sentiment de contrôle signalise qu’on est apte à se maintenir en vie. Or se maintenir en vie est le but de toute activité et de chaque action.

Dans ce contexte on peut constater que tous les besoins fondamentaux désignés par Maslow peuvent être classés sous une catégorie: le besoin de contrôle. En effet les besoins physiologiques correspondent  à la tâche de maintenir l’organisme en état de fonctionnement en lui conférant les soins nécessaires, notamment en lui fournissant de l’énergie. Le seul fait de se laver les dents correspond à cette exigence, puis le petit déjeuner et toutes les activités développées pour maintenir l’organisme en bonne santé. En ce qui concerne la sexualité, qui fait partie des besoins physiologiques, elle ne s’applique pas à la survie de l’individu mais à celle de l’espèce. Les besoins physiologiques se manifestent lorsqu’il y a une nécessité d’agir pour que le fonctionnement de l‘organisme soit assuré et maintenu sous contrôle. Au niveau supérieur, le besoin de sécurité, il s’agit également de contrôle: l’individu se sent bien, lorsqu’il n’est  pas menacé et lorsqu’il contrôle son environnement. Le besoin d’appartenance sociale  correspond au contrôle de la sphère sociale. Lorsqu’une personne fait partie d’un réseau humain, elle dispose de davantage de ressources pour maîtriser son existence. Le phénomène est le même en ce qui concerne le besoin de reconnaissance. La considération sociale donne confiance et renforce le sentiment de contrôler son champ de vie. Au palier suivant nous quittons la sphère des besoins liés à un manque.  Avec le besoin de réaliser ses potentialités  nous sommes dans le domaine de l’expansion. Il ne s’agit pas seulement de garder le contrôle mais de l’augmenter: lorsqu’on se sent des dons, par exemple musicaux, on a le désir de mettre ces capacités en  oeuvre et de conquérir le vaste monde de la musique pour le contrôler. Il en est de même pour les activités sportives, pour l’acquisition de savoirs, pour la découverte de nouvelles contrées. De cette facon notre carte cognitive et émotionnelle s’élargit. On „contrôle“ de plus en plus de domaines dans notre monde. Enfin le besoin de sens peut être également considéré comme appétit de contrôle. L’individu tend à comprendre les ressorts et éléments de son existence. Il veut savoir ce qui le pousse à agir, il veut découvrir les raisons de ses succès et de ses échecs et identifier les causalités. La religion et la philosophie s’efforcent de livrer des systèmes d’explication qui confèrent un sentiment de contrôle et de sécurité. Non seulement pour le temps de l’existence, mais également pour ce qui se passe après la mort.

2.3. Le traitement de l’information (par le cerveau) et le contrôle

Le traitement de l’information par le cerveau n’est pas le but mais un moyen. Sans que notre cerveau traite de facon permanente les informations auxquelles il est confronté l’organisme perdrait très rapidement le contact avec son environnement et il ne serait plus en mesure de vivre. Il doit garder continuellement le contrôle cognitif de ce qui l’entoure.

Au cours de ses recherches sur la motivation Portele (1975) consacre son attention aux émotions positives que le traitement de l’information déclenche au niveau des réseaux neuronaux. Pour que ces émotions soient positives, il faut que le cerveau soit confronté à des stimuli présentant certaines caractéristiques:

 „1. Les organismes essaient d’éviter la suractivation oubien de la réduire. Ils essaient d’éviter également la sousactivation en augmentant l‘activation. Ils cherchent donc une situation d‘activation optimale. (…)

  1. Pour atteindre un état optimal d‘activation, l’organisme doit sans arrêt intégrer des nouveaux stimuli, car l’activation déclenchée par un stimulus se réduit par un phénomène d‘adaptation. (…) L’état stable qui est recherché est le processus du traitement de l’information, c’est à dire la réduction constante de l‘écart, la constitution sans arrêt renouvelée d’une cohérence. (…)“

(Portele 1975, 235 f.)  (traduction en francais de l’auteur)

Traiter des informations est une activité gratifiante. Toutefois pas pour toutes les informations. Les stimuli doivent remplir certains critères:

  • La quantité: pas trop mais suffisamment quand même
  • Complexité: pas trop complexe mais pas trop simple
  • Flux: pas trop vite mais pas trop lent

Pour obtenir une activation optimale et par conséquent une forte motivation il faut que les élèves aient la possibilité:

  • de vouer leur attention totale et sans entrave aux stimuli;
  • d’être confrontés à des informations qui les motivent de facon continue à les traiter.

Le traitement de l’information et LdL

Dans les cours de type magistral les stimuli proviennent en principe du professeur. Aussi bien le volume des informations que la rapidité du flux sont contrôlés par l’enseignant. Les apprenants sont contraints de se concentrer sur une seule source et d’adapter à cette source leur capacité à traiter de l’information. Ils ne peuvent éviter la suractivation ou la sousactivation que dans de rares cas. C’est de cette facon que l’ennui s’installe. Dans le cadre de LdL les élèves ont la tâche de présenter des contenus du programme fixés d’avance et de les faire assimiler par leurs camarades. Ils doivent organiser les informations contenues dans leurs textes. Cela signifie qu’ils doivent sélectionner les contenus qu’ils présenteront plus tard à la classe. Dans cette phase déjà ils sont libres, sans contrainte extérieure, de réguler le flux des informations sur lesquelles ils travaillent. Leur tâche consiste à

  • comprendre les contenus destinés à être transmis et en sélectionner les éléments essentiels (réduction de complexité) ;
  • effectuer une didactisation de facon que les camarades soient motivés de manière optimale et soient conduits à une compréhension si possible parfaite (élaboration de transparents et d’affiches, de diagrammes, de questions sur les contenus, organisation des travaux de groupes);
  • prévoir une phase de consolidation de sorte que le groupe mémorise et automatise les contenus.

Toutes ces tâches exigent des élèves de gros efforts intellectuels. C’est donc un challenge considérable pour le cerveau.

La possibilité de choisir les informations (stimuli informatifs) de manière libre et autonome et de les traiter suivant un mode décidé par eux-mêmes, de sorte que le cerveau soit récompensé (dopamine, adrénaline), donc que du „bonheur“ soit créé, assure une motivation durable et stable.

2.4 Comportement explorateur et flow

Il existe la volonté non seulement de maintenir le contrôle cognitif pour maitrîser son champ d’activité mais aussi de l’élargir. Nous recherchons d’autres champs d’action pour en prendre le contrôle cognitif. Cela concerne l’espace, mais aussi le temps. Nous désirons connaître d’autres pays mais aussi d’autres époques, passées ou futures. Cette attitude doit être encouragée dans la classe. Dörner (1983, 331ff.) dégage les caractéristiques de personnalités compétentes dans la résolution de problèmes et met en relief leur attitude exploratrice. On désigne un comportement explorateur comme étant l’attitude d’une personne qui cherche des situations peu définies et comportant un haut degré d’incertitude. La logique qui se développe est la suivante: les individus explorateurs sont à la recherche de champs qu’ils ne connaissent pas et où ils tentent de s’imposer en trouvant des solutions aux problèmes qui se posent. Chaque nouvelle expérience est enregistrée sous forme de schéma abstrait, cognitif. Plus nous faisons d’expériences, plus nous enregistrons de schémas et plus notre carte cognitive s’élargit. Une carte cognitive vaste nous fournit le contrôle sur des domaines de plus en plus larges, elle nous permet de traiter davantage de nouvelles expériences au niveau cognitif et nous protège contre les chutes émotionnelles. Elle nous donne une base solide pour maîtriser les nouvelles situations. Le sentiment de contrôle se renforce, la confiance en soi augmente et le souhait de chercher à nouveau des champs inconnus, donc de se comporter de manière exploratrice.

L’attitude exploratrice doit être récompensée. Le sentiment de contrôle qui s’installe lorsqu’on a maîtrisé une tâche difficile est particulièrment intense dans le cadre du flow (Csikszentmihalyi1999). Suivant Csikszentmihalyi le flow est un sentiment de flux, d’oubli de soi-même au cours de l’action. Les conditions en sont les suivantes:

  • Pénétrer dans des champs inconnus
  • Aborder des situations dont on ne connait pas l’issue et dans lesquelles on porte une responsabilité
  • Résoudre des problèmes, maitriser des situations difficiles
  • Investir toutes ses propres ressources
  • Sentiment de dépasser ses propres limites
  • Garder le contrôle sur ses propres activités et sur le champ d‘action

En principe chaque activité exploratrice exigeante peut mener au flow. Les disciplines sportives comme la voile ou l’équitation présentent les critères qui mènent au flow. Faire des exposés, enseigner, diriger des ateliers conduisent à des phases de flow lorsqu’on garde le contrôle de la situation.

Comportement explorateur dans le cadre de LdL

La tâche de présenter de nouveaux contenus déclenche toute une série d’activités dont l’objectif est la maîtrise cognitive d’un savoir. Comme en même temps les élèves doivent établir une stratégie didactique , diverses options pour les présentations doivent être élaborées et mémorisées afin que dans la situation concrète du cours suivant l’évolution du processus ils disposent de plusieurs possibilités. Préparer un cours signifie développer des scénarios complexes pour les avoir en réserve pendant le cours et avoir un maximum de contrôle. Si cette tâche est déléguée aux apprenants, il s’ouvre pour eux un champ illimité pour exercer un contrôle cognitif à un haut niveau. Si dans la situation concrète les élèves réussissent à maîtriser la situation, ils sont récompensés par un flow intense.

2.5 Donner des instruments pour faciliter le contrôle cognitif

La recherche sur les besoins avec la pyramide de Maslow et les neurosciences avec les découvertes sur le traitement de l’information au niveau du cerveau livrent des instruments très utiles pour comprendre le fonctionnement des individus ou des groupes. Elles mettent à notre disposition des modèles d’explication pour nos comportements. Ils est indispensable de confier ces instruments aussi bien aux professeurs  qu‘aux élèves. Nous ajoutons, pour compléter, certains éléments systémiques.

2.5.1 Les systèmes sont assujettis à des forces antinomiques

A l’aide des théories systémiques il est possible de transmettre des modèles  supplémentaires d’analyse, d’une grande utilité heuristique.  Ainsi les observations  faites en biologie, en physique et en psychologie révèlent que les entités conservent leur cohésion interne en s’efforcant constamment de maintenir un équilibre entre l’intégration et la différenciation. Ils sont de facon permanente soumis à des forces centripètes et centrifuges et doivent, pour maintenir leur intégrité veiller en investissant beaucoup d’énergie à ce qu’aucune des deux forces ne prennent définitivement le dessus (voir aussi la loi de l’entropie). Si les forces centripètes l’emportent, le système implose. Dans le cas contraire le système se décompose. On peut appliquer cette observation à des individus ou à des groupes. Les êtres se trouvent soumis à des besoins antinomiques.

Système de besoins antinomiques

Contrôle Manque de contrôle
Ordre Chaos
Clarté Flou
Simplicité Complexité
Intégration Différenciation
Société Individu
Contrainte Liberté
Concret Abstrait
Linéaire Non-linéaire
Centralisation Décentralisation

Les êtres recherchent de manière consciente l’ordre, la clarté, la simplicité… Mais très vite ces structures les ennuient. La nature prévoit que les êtres vivants s’entrainent de manière continue  à réduire l’incertitude, le chaos, la complexité et le flou. Les êtres sont construits de telle facon qu’ils vont vers le chaos, l’incertitude et la complexité pour les transformer en ordre, clarté et simplicité. L’état qu’il doivent sans arrêt s’efforcer d’atteindre pour survivre est l’équilibre entre les deux ensembles de besoins antinomiques. La récompense qu’ils obtiennent pour ces efforts est le flow. Comme un équilibre stable ente les deux groupes de besoins antinomiques ne peut jamais être définitivement atteint, l’être est sans arrêt obligé d’essayer de rétablir l’équilibre. A peine sommes nous inclus dans un groupe de personnes, aussitôt nous veillons à garder notre autonomie et notre individualité et nous refusons d’être assimilés.  Nous exigeons la liberté, mais si on nous laisse beaucoup de liberté, nous souhaitons des directives claires et des sanctions si elles ne sont pas suivies.Dès que cette pression est exercée, nous réclamons plus de liberté. Ceci concerne toutes les antinomies. Les partis politiques utilisent ces groupes de besoins en s’adressant sciemment à l’une ou l’autre tendance. Ainsi les partis conservateurs cherchent à satisfaire le besoin d’ordre et de calme. Les progressistes par contre s’adressent à des groupes de personnes qui favorisent la nouveauté et les changements et sont prêts à accepter l’incertitude. Il est très important d’être conscient de ces phénomènes car cela nous permet d’analyser les raisons pour lesquelles nous  nous sentons peu à  l’aise dans certaines structures et que nous sommes désireux de les transformer. Mais il est encore beaucoup plus important que ces instruments cognitifs nous permettent de mieux comprendre les êtres humains et que nous puissions agir dans des groupes dont nous portons la responsabilité en tenant compte, dans la situation donnée, des besoins actuels des membres. Pour chacun le degré de liberté ou de contrainte souhaitées est différent suivant la situation. Il n’est pas possible, dans un groupe, d’offrir à chaque individu le degré de liberté ou de contrainte qui à un moment donné le satisfait pleinement.

2.5.2 Pensée dialectique

La tension entre l’ordre et le chaos, les forces centripètes et centrifuges, entre l’intégration et la différenciation, entre le rationalisme et l’empirisme, entre l’esprit et la matière ont été très tôt découvertes en philosophie (Héraclite). Une oeuvre particulièrement marquante est celle de Hegel dans sa description du processus dialectique au cours de l‘histoire. En effet il semble que nous puissions observer une évolution déterminée par une thèse, und antithèse et une synthèse. Dans le quotidien on fait l’expérience que chaque idée, chaque action entraîne une idée ou une action contraire. Ce phénomène est fructueux car une réaction contraire nous force à réfléchir et à proposer, si notre réflexion est bien menée, une synthèse intégrant thèse et antithèse. La pensée dialectique conduit régulièrement à une intégration à un niveau supérieur de positions qui au départ semblaient contradictoires et qui maintenant se joignent pour former un équilibre et continuer à se développer. En particulier pour les acteurs politiques cette conscience de la dialectique peut être très fructueuse, car elle permet d’aborder les problèmes ensemble, au delà des affrontements de politique partisane.

2.6. Conceptualisation

Au niveau du cerveau le traitement de l’information est accompagné de sentiments positifs. Mais c’est surtout la conceptualisation qui est récompensée par le flow. Conceptualisation signifie la construction de schémas cognitifs qui compriment un ensemble volumineux d’informations sous la forme de modèles compactes et inducteurs d’activités. Par exemple un résumé de la littérature francaise de ses débuts à aujourd’hui, l’histoire de l’Europe des origines jusqu’aux temps modernes, etc. Réaliser ce type de résumés exige un travail intense pour réduire la complexité. Par un effort intellectuel considérable des savoirs extrèmement complexes sont réduits et comprimés de manière qu’ils puissent être communiqués à des apprenants d’une facon motivante. Déjà au cours de cette phase de préparation les efforts sont récompensés par le flow. Voici un exemple décrivant les différentes phases suivies lorsqu’on s’apprête à présenter la pensée hégelienne: dès le début de ce travail de préparation on a virtuellement devant les yeux le groupe auquel on enseignera Hegel. On imagine en pensée les réactions positives du public. Les efforts de conceptualisation sont d’une part motivés par le flow inhérent au travail de réflexion sur les contenus, d’autre part par l’anticipation du flow qu’on ressentira lorsqu’on présentera les contenus de facon attrayant à la classe. Dans le cadre de LdL ces activités sont réalisées par les élèves eux-mêmes avec pour corollaire du flow une augmentation considérable de la compétence et de la motivation.

Voici les étapes de réduction de complexité à l’exemple de Hegel:

  • Première étape: la masse énorme d’informations à maîtriser (la vie et l’oeuvre de Hegel) induisent en nous en sentiment d’impuissance et de perte de contrôle.
  • Deuxième étape: nous divisons le contenu en petites portions, de sorte que le contrôle commence à s’exercer sur les différents éléments du contenu (on comprend ce que Hegel veut dire par „être en soi“, „être autre“ et „être en soi et pour soi“. Toutefois ce qui domine encore à ce stade c’est le sentiment d’impuissance!
  • Troisième étape: Peu à peu les parties qu’on ne comprenait pas diminuent. Ce qu’on comprend devient un objet ludique. Il est par exemple amusant d’utiliser le terme „être en soi et pour soi“ parce que son sens n’est pas vraiment compliqué mais que le terme a l’air absurde. Je me réjouis d’avance à l’idée que mes participants s’amuseront, eux-aussi, à utiliser ce terme.
  • Quatrième étape: les différents éléments décrits (chez Hegel par exemple „l’esprit subjectif“, „l’esprit objectif“ et „l’esprit absolu“) vont être peu à peu intégrés et nous voyons apparaître un ensemble clair et compacte, qui nous donne de plus en plus envie de le communiquer à nos participants. On a de plus en plus envie de présenter Hegel, qui „finalement n’est pas si compliqué“.
  • Cinquième étape: Toute cette transmission de schémas cognitifs (Hegel) n’a de sens que s’il conduit à des actions. Les participants  vont comprendre la dialectique de Hegel et von utiliser ce principe dans l’interprétation de leur quotidien. Comme ils ont compris Hegel et sa dialectique, comme ils le maîtrisent et le contrôlent, ils veulent aussi communiquer cette dialectique aux autres!

On peut en fait constater que le traitement de l’information fournit une contribution au contrôle, mais que le contrôle stable, généralisé, nécessaire à la survie ne peut être atteint que par une conceptualisation permanente. LdL offre la possibilité d’habituer les élèves à cette conceptualisation permanente et à intérioriser les techniques nécessaires pour cela.

3. Réflexion et bonheur du point de vue de la philosophie

Nous nous sommes appuyés jusqu’ici exclusivement sur les sciences humaines. Mais il est intéressant de voir si la philosophie confirme nos constatations sur les besoins, le bonheur et le rôle que joue la réflexion dans la hiérarchie des plaisirs et joies.  Ce qui caractérise l’antiquité grecque, c’est l’attitude eudémonique, qu’on retrouve plus tard chez les utilitaristes, notamment chez Stuart Mill. La satisfaction des besoins est considérée comme source de bonheur, en remarquant bien qu’il y a une différence entre les besoins primitifs et les besoins de caractère plus élaboré. Les plaisirs les plus élevés sont ceux de l’esprit.

Pour illustrer cette attitude, citons Aristote avec un passage de l’éthique à Nicomaque (Aristote, 2010, S.17): „Mais ceux dont l’activité est de penser et qui cultivent cela en eux-mêmes, non seulement ils jouissent d’une meilleure constitution, mais encore ce sont eux que les Dieux aiment le plus. Car si les Dieux, comme on pense, prennent quelque peu en considération nos affaires humaines, on peut supposer qu’ils prennent plaisir à ce qui est le plus parfait et le plus semblable à eux – et c’est notre esprit – et qu’ils récompensent ceux qui aiment et respectent le plus l’esprit, parce que ceux-ci prennent soin de ce qu’ils aiment et agissent de facon droite et noble. Mais il est indéniable que toutes ces qualités se trouvent réunies à la perfection chez les sages. C’est pourquoi les sages sont les plus aimés des Dieux; si c’est le cas, les sages sont également les plus heureux.“

4. Les projets en tant que structures génératrices de bonheur

A la recherche de types d’activités qui exigent une conceptualisation permanente, qui contiennent un potentiel élevé pour la satisfaction des besoins fondamentaux et qui en même temps entretiennent un flow continu on découvre rapidement que cette structure est le projet. Ceci est particulièrement vrai pour la méthode LdL qui transforme les cours dans leur ensemble en projets: la responsabilité est supportée par les élèves dès le moment où le professeur leur remet les contenus qu’ils auront à faire assimiler à leurs camarades jusqu’à l’instant où ils pourront mesurer les résultats de leur enseignement au cours des interrogations et évaluations dans la classe à la fin de la séquence. Cela est valable dès la première heure de cours au début de l’année jusqu’à la dernière heure avant les vacances. Dans le cadre de ces structures, suivant la méthode LdL, toutes les conditions sont remplies en ce qui concerne la satisfaction des besoins fondamentaux: appartenance sociale, reconnaissance sociale, réalisation des potentialités et sens, puisque l’apprentissage intense de contenus pertinents est une activité pleine de sens.

5. La globalisation et l’extention du champs de conceptualisation

Dans la salle de classe l’attitude exploratrice et le besoin de conceptualiser rencontrent très rapidement des limites. Le numérique et la globalisation ont ouvert de nouveaux espaces! Ce phénomène arrive au bon moment, car dans le cadre de la méthode LdL les élèves acquièrent rapidement des compétences qui cherchent des domaines d’extention. On peut définir métaphoriquement l’internet comme un cerveau et constater que les individus grâce aux nouveaux moyens de communication sont en mesure d’établir des interactions stables avec des partenaires dans le monde entier, comme le font les milliards de neurones dans le cerveau. De même que les idées émergent sur la base d’interactions neuronales, de même les individus peuvent entrer en interaction et créer une architecture semblable à un réseau neuronal, puis conceptualiser et produire collectivement du savoir.

Pour cela les acteurs, dans notre cadre les élèves, doivent se conduire comme des neurones. Martin (2011a) a établi pour cela des règles de comportement (non sans une certaine ironie):

Se comporter comme un „neurone“

  1. Les neurones sont ouverts et transparents
  2. Les neurones communiquent leur savoir instantanément. Ils ne veulent pas se mettre en valeur par rapport aux autres
  3. Comme les neurones n’ont pas peur de faire des fautes, ils réagissent spontanément
  4. Quand les neurones sont contactés, ils répondent aussitôt
  5. Les neurones essaient constamment de garder le contact entre eux; ils n’ont pas peur d’agacer
  6. Les neurones ne sont pas vexés
  7. Les neurones ne font pas de pause; ils ne partent en vacances que lorsque leur travail est achevé
  8. Les neurones ont une attitude ludique face au flou
  9. Les neurones pratiquent une démocratie de base
  10. Attention à l’addiction! On ne doit se comporter en neurone que si la situation l’exige!

 

6. Introduire la théorie de la méthode LdL dès la première heure de cours et dès l’âge de 10 ans

La qualité de la méthode LdL réside dans sa cohérence. Toutes les mesures péagogiques et didactiques sont fondées sur la théorie des besoins et sur les neurosciences. Il est essentiel que les élèves eux-mêmes soient familiarisés avec la théorie, car le succès de LdL dépend fortement de l’attitude adoptée et automatisée par les apprenants. C’est pourquoi les enseignants qui appliquent LdL de manière compétente communiquent la théorie dans leurs nouvelles classes dès les premières séances.

Voici l’exemple de deux collègues très impliqués dans le cadre du développement et de la diffusion de la méthode. Tous deux utilisent pour l’introduction de la théorie dans leurs classes l’article de base „Weltverbesserungskompetenz als Lernziel?“ (Martin 2002).

6.1 Peter Ringeisen (Dr.-Johanna-Decker-Gymnasium Amberg)

Peter Ringeisen (https://peterringeisen.wordpress.com/lernen-durch-lehren/ ) est professeur d’allemand, d’anglais et d’activités théâtrales au lycée Dr.-Johanna Decker-Gymnasium à Amberg. En premier lieu il distribue un glossaire comportant des explications des mots nouveaux pour les élèves. Ces mots sont très complexes surtout pour des élèves âgés de dix ou onze ans.

Peter Ringeisen: explication des mots utilisés dans l’article „Compétence à améliorer le monde comme objectif de l’apprentissage?“ (Jean-Pol Martin, 2002)

Par ordre d‘apparition dans le texte

Changement de paradigme: Changement de système, changement profond dans la facon de voir les choses  (paradigme: schéma, structure)

Didactique: La science de l’enseignement et de l‘apprentissage

Pédagogie: Science de l’éducation et de la formation culturelle

Caractère appellatif: Qualités qui sont attirantes pour les élèves et les motivent

Ressources: réservoir

Anthropologique: adjectif du substantif  „anthropologie“ (science de l’homme et de son évolution)

Cohérent:  logiquemen structuré

Opérationaliser: structurer un modèle théorique en petites unités de facon qu’on puisse le réaliser pas à pas concrètement en contrôlant le processus

Explorateur: prêt à découvrir des domaines inconnus

Cognitif: ayant trait à la connaissance intellectuelle; antonyme: affectif (causé par des émotions)

Intrinsèque: quelque chose qui appartient à une activité; exemple: quand quelqu’un effectue volontiers sont travail, parce que celui-ci lui fait plaisir et qu’il le trouve important, est motivé intrinsèquement; si par contre il le fait uniquement pour obtenir un salaire, ont dit que sa motivation est extrinsèque.

Antinomique: en contradiction (le substantif: une antinomie)

Postuler: dans ce cas: formuler une supposition

Physiologique: ayant attrait au corps

Meta-…: à un niveau supérieur; exemple: au milieu d’une discussion quelqu’un commence une „métadiscussion“ (donc une discussion sur la discussion, son sujet et son déroulement).

Linéarité: une description logique passant d’un point à l’autre sans oublier un élément ou intervertir des contenus (a priori: dès le début)

Herméneutique: cherchant le contenu d’un texte

Hypothèse: une supposition ne reposant pas sur une expérience et non démontrée

Métabolisme: ensemble des réactions chimiques qui se déroulent au sein d’un être vivant pour lui permettre de se maintenir en vie

Economie: usage réfléchi et sans gaspillage de ressources

Fidéliser: rendre fidèle, par exemple une clientèle ou un groupe

Transcendence:  surnaturel

Discours: conversation observant certaines règles

Altruiste: non égoiste

 

Tableau de Peter Ringeisen sur l‘article „Compétence à améliorer le monde comme objectif de l’apprentissage?“ (Martin 2002)

(Malheureusement en allemand comme l’article concerné „Weltverbesserungskompetenz als Lernziel?“)

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Commentaires sur facebook:

Peter Ringeisen:  4 mars 2016:

Voici mes tableaux „réducteurs de complexité“ résumant le contenu de l’article „Compétence à améliorer le monde…“ dans ma classe de 5e. Aujourd’hui au cours de la révision de la séance d’hier j’ai demandé aux élèves, des filles de onze ans, ce qui leur était resté en mémoire comme étant important. La première réponse: „L’attitude exploratrice, car de cette manière on apprend des choses nouvelles, on sait davantage et comme cela on a moins peur de continuer à explorer.“

Matthias Lausmann:  4  mars 2016, 23h.33

„Wow, Peter Ringeisen! Pour une cinquième c’est vraiment très complexe! Et ton écriture est comme  d’habitude remarquable!“

Peter Ringeisen: 4 mars 2016, 23h45

„Tu as tout à fait raison, Matthias – mais je leur ai laissé pas mal de temps pour comprendre, j’ai expliqué de facon détaillée ce que j’ai écrit au tableau. J’ai utilisé près de 3 heures de cours pour introduire la théorie. Mais je trouve cette investition de temps nécessaire, afin que les cours fonctionnent bien. L’année dernière j’ai pratiqué avec les mêmes élèves LdL pendant un certain temps, c’est pourquoi elles m’ont demandé de recommencer cette année, mais je n’avais présenté que très peu de théorie et je n’étais pas très satisfait des résultats. Je suis curieux de savoir comment cela va fonctionner cette année!

6.2 Isabelle Schuhladen Le Bourhis (Dr.-Max-Josef-Metzger-Schule Meitingen)

Un deuxième exemple confirmant l’importance de traiter dès le début et avec de très jeunes élèves la théorie de LdL est fourni pas Isabelle Schuhladen Le Bourhis, professeure d’allemand et de francais à la Dr.-Max-Josef-Metzger-Schule à Meitingen. Elle aussi fait lire à ses classes dès le début de l’année l’article „Compétence à améliorer le monde comme objectif de l’apprentissage?“ (Jean-Pol Martin, 2002). Au delà de cela, elle introduit d’autres conceptes de la théorie de Martin, notamment la métaphore du neurone. Enfin elle travaille avec ses élèves de manière approfondie sur le fonctionnement du cerveau au cours de l‘apprentissage.

Tous les résultats et toutes les réflexions débouchent sur une présentation par les élèves suivant le principe de LdL dans le cadre d’un projet prévu dans le programme minsteriel.

Extraits de facebook:

Isabelle: 8 juin 2017

„Je suis en train de préparer la 4e composition de ma classe de 6e, il s’agit d’un projet sur le thème de l’apprentissage. Nous avons cette année beaucoup travaillé là-dessus (théorie et pratique). Les élèves doivent présenter ce savoir dans le cadre de ce projet avec des explications imagées et motivantes (extraits de vidéos et articles de Jean-Pol Martin). Ils vont travailler en petits groupes, au maximum 3 par groupe.“

Isabelle: 20 Juin 2017

„J’ai commencé aujourd’hui le projet-composition dans ma 6e en allemand. Le sujet: „Nous vous expliquons comment on apprend en considérant le fonctionnement du cerveau!“ Les élèves doivent à l’aide de textes traitant des neurosciences trouver comment l’apprentissage fonctionne au niveau du cerveau et dégager les conséquences pour l’enseignement en classe. Pour cela ils disposent de l’article de base de Jean-Pol Martin „Compétence à améliorer le monde…“ et d‘une liste de liens vers des articles ou des videos sur ce sujet. Cela signifie que j’exige des élèves un travail scientifique. Naturellement ils doivent faire référence à leurs expériences personnelles (LdL, conseil de classe, classe à la campagne). Ils doivent par exemple écrire un conte de fées sur le comportement des neurones, rédiger un article pour une encyclopédie pour enfants, dans lequel ils expliquent le modèle anthropologique de Martin à des élèves du même âge, tourner une vidéo (comportement neuronal), réaliser des visualisations…

Les deux premières heures aujourd’hui ont très bien fonctionné. La classe a fait preuve d’un grand talent d’organisation, elle était très concentrée et surtout très motivée. Je vais résumer chaque jour sur facebook ce qui s’est passé, car mon but est entre autres de montrer que les élèves, quand ils ont confiance et quand on leur donne des responsabilités sont en mesure de réaliser des performances impressionnantes et de faire preuve de beaucoup de créativité. Et qu’ils apprennent énormément dans le cadre de cet enseignement.

Voici deux photos:

Les élèves préparent la présentation de l‘article „Weltverbesserungskompetenz als Lernziel?“ (Martin 2002).

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Préparation de la présentation der la pyramide des besoins de Maslow

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Isabelle: 22 Juin 2017

„Sujet: apprendre en tenant compte du fonctionnement du cerveau.

Dans une classe de 6e. 3e séance.
Ils analysent le modèle anthropologique de Jean-Pol Martin et le comportement des neurones (ils écrivent un conte de fées).
Tous sont enthousiasmés, profitent de chaque heure de libre pour lire des textes scientifiques et visionner des vidéos!“

Isabelle: 22 Juin 2017

„Sujet: apprendre en prenant en compte le fonctionnement du cerveau. Dans une classe de 6e. 3e séance.
Ils analysent le modèle anthropologique de Jean-Pol Martin et le comportement des neurones (ils écrivent un conte de fées).
Tous sont enthousiasmés, profitent de chaque heure de libre pour lire des textes scientifiques et visionner des vidéos!“

Isabelle: 27 Juin 2017

„Projet en classe de 6e
1. Présentation aujourd‘hui: le groupe de 3 élèves a présenté 3 sujets:
– Que se passe-t-il au niveau du cerveau pendant l’apprentissage (neurones, synapses, cellules gliales)?
– Comment se comportent les neurones?
– un conte de fées sur le „comportement des neurones“

Sans regarder sur leur feuille, sans nervosité, comportement corporel correspondant à leur tâche, langue claire et facile à comprendre, phrases courtes avec pauses adéquates: Wow!
La classe a très bien participé! Formidable!“

Le comportement du neurone:

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Comme Peter Ringeisen, Isabelle Schuhladen Le Bourhis distribue une liste de mots qui sont indispensables à la compréhension de la théorie LdL:

Liste des mots, que Isabelle Schuhladen Le Bourhis introduit dans sa classe de 6e.

(1) Antinomies

L’être humain n’est jamais satisfait de sa situation. Si l’ordre règne, il souhaite le désordre. Si tout est calme, il souhaite de l’activité. Nous essayons de trouver le mélange parfait, suivant les besoins de la classe.

(2) Bottom-up

Nous n’humilions pas nos camarades („c’est faux! Mais qu’est-ce que tu racontes! Tu ne comprends rien à rien!), mais nous les encourageons, nous recommencons sans arrêt, nous faisons de nouvelles tentatives, nous n’abandonnons pas, nous répétons continuellement und nous les soutenons!

(3) Comportement explorateur

Nous essayons beaucoup de choses sans vraiment savoir si cela va fonctionner. Mais nous faisons des tentatives et nous apprenons beaucoup par là! Car nous savons que les fautes sont permises et nécessaires! No risk, no fun!

(4) Culture de l‘erreur

Chez nous les fautes sont permises. Nous en introduisons même parfois dans nos textes exprès pour que nos camarades soient sans arrêt attentifs et concentrés! TOUS doivent participer activement! Ils se réjouissent quand ils peuvent corriger ceux qui enseignent! C’est par les fautes qu’on apprend!

(5) Flow

„Quand il y a quelque chose qu’on ne comprend pas, mais quand on s’aide mutuellement ou lorsqu’on trouve soi-même la solution, on a franchi un seuil et lorsqu’en plus on nous félicite, (Reconnaissance, compliment), on se sent très bien et on ressent un „flow“. Patrizia

(6) La classe en tant que cerveau

Notre classe est un cerveau: chaque élève est un neurone! Entre les élèves (ou neurones) se construisent de liens (ou synapses), car nous apprenons ensemble et les uns des autres. Chacun apporte son savoir. Ensemble nous construisons un nouveau savoir. Chaque neurone est important! Car chacun est  une ressource importante pour la classe!

(7) Conceptualisation

(8) Modèle anthropologique

Nous savons que les êtres humains ont différents besoins (voir la pyramide de Maslow). Notre but est de satisfaire ces besoins.

(9) Comportement neuronal

(10)Etre redondant et pénétrant: Voir comportement neuronal!

(11)Mobilisation des ressources

Chacun d’entre nous a des capacités. Grâce à LdL nous apprenons à reconnaître les compétences (talents) des autres et à les apprécier. Chacun d’entre nous a ses points forts! Nous faisons appel à nos compétences communes. De cette facon des synapses se forment, des liens, nous développons notre processus d’apprentissage en commun beaucoup plus vite que si nous restions isolés chacun pour soi!

(12)Sélection et réduction de la complexité

Nous ne pouvons par tout apprendre! Nous sélectionnons les informations les plus importantes (par exemple les informations qui sont pertinentes pour nous et notre situation)  >> et nous les mettons en réseau avec le savoir que nous avons déjà construit (à quoi des informations peuvent-elles me servir, dans quelles situations?) > Visualisation

(13)La métaphore des spermes >>> Celle que la classe de 3ème préfère à toutes les autres!

„Même si d’abord il n’y a aucune réaction, je continue à diffuser des millions d’impulsions dans le système (métaphore des spermes) dans l’espoir que l’une des informations atteigne son but et que quelque chose de peut-être extraordinaire surgisse (émergence)“ Jean-Pol Martin

Nous sommes rapides, n’avons pas de temps à perdre, réagissons aussitôt  ( = neurones – nous travaillons comme un cerveau), nous avons beaucoup d’idées (certaines sont reprises par les autres: génial!). Nous nous réjouissons  de chaque nouvelle impulsion et participons avec enthousiasme! Nous sommes très spontanés et créatifs. Nous sommes dans le flowt: cela rend heureux!

(14)Synapses

Liens entre les neurones (voir: la classe en tant que cerveau)

(15)Transparence

= Visibilité: nous voulons voir tout ce qui se passe et garder la situation sous contrôle

(16)Responsabilité

Notre professeure nous confie beaucoup de responsabilités. Quel plaisir! Nous avons des tâches pleines de sens!

(17)Confiance

Nous nous faisons mutuellement confiance! Chacun d’entre nous est en mesure de faire un cours! Lorsque nous sentons que le cours n’avance pas bien, nous nous aidons mutuellement en nous donnant des conseils!

(18)Visualisation

Nous relions toujours le nouveau savoir à celui dont nous disposons déjà. Entre les neurones se créent sans arrêt de nouveaux liens (des synapses: les liens deviennent stables quand ils sont liés à des émotions positives!), que nous visualisons par des dessins et des tableaux. De cette facon il est plus facile des les mémoriser!

(19)Construction de savoir:

Voir la classe en tant que cerveau

(20)Bonheur!

Conditions nécessaires: GFK (Gewaltfreie Kommunikation = communication pacifique/non-agressive) et connaissances sur les neurosciences!

 

Notre TOP 5

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Nous comprimons!

  1. Comportement explorateur – culture de la faute (trial and error)
  2. La classe en tant que cerveau – construction collective de savoir > flow!
  3. Visualisations
  4. Modèle anthropologique
  5. Confiance et transparence

 

Ces documents montrent à quel point les élèves sont capables dès le plus jeune âge de conceptualiser à un haut niveau. Si le traitement de l’information et la conceptualisation sont vraiment des sources de bonheur, il est devoir d’élargir les possibilités pour les élèves de fournir des performances intellectuelles de haut niveau. La méthode Lernen durch Lehren (LdL) (Learning by teaching) est un moyen pour atteindre ce but.

 

Literatur

Aristoteles (2010). Das Glück des Philosophen. In: Michel, S. (Hrsg.) (2010). Glück. Ein philosophischer Streifzug. Frankfurt am Main: Fischer Verlag. S.9-17

Berger, L., Grzega,J., Spannagel, C. (Hrsg.) (2011). Lernen durch Lehren im Fokus. Berichte von LdL-Einsteigern und LdL-Experten.Berlin: Epubli

Bormans, L. (Hrsg.) (2011). Glück.The Worldbook of Hapiness. Köln: Dumont

Cau, L. (2015). Lernen durch Lehren – ganz konkret. In: Pädagogik. Heft 02/2015, S. 20–23.

Csikszentmihalyi, M. (1999). Lebe gut! Wie Sie das Beste aus Ihrem Leben machen. Stuttgart: Klett-Cotta

Dörner, D. (Hrsg.) (1983): Lohhausen. Vom Umgang mit Unbestimmtheit und Komplexität. Bern: Huber

Grzega, J. (2011). Das Leben für Lerner und Lehrer spannender machen. Eine Einführung in LdL. In: Lutz Berger et al. (2011), S.11-19

Martin, J.-P. (1985). Zum Aufbau didaktischer Teilkompetenzen beim Schüler.  Fremdsprachenunterricht auf der lerntheoretischen Basis des Informationsverarbeitungsansatzes. Tübingen: Narr Verlag

Martin, J.-P. (2002). Weltverbesserungskompetenz als Lernziel?. In: Pädagogisches Handeln – Wissenschaft und Praxis im Dialog. 6. Jahrgang, Heft 01/2002, S. 71–76.

Martin, J.-P. (2004). „Lernen durch Lehren“: quand les apprenants font la classe“. Cahiers de l’Apliut. Vol.XXIII Nr.1. https://apliut.revues.org/3439

Martin, J.-P. (2009): Lernziel Partizipation und Netzsensibilität. In: Oebel G. (2009) (Hrsg.). S.115-127

Martin J.-P. (2011a). Wie verhalten sich Neuronen?  In: Lutz Berger et al. (2011), S.31-33

Martin J.-P. (2011b). Basisregeln für Internetprojekte. In: Lutz Berger et al. (2011), S.35-37

Maslow, A. (1981). Motivation und Persönlichkeit. Hamburg: Rowohlt

Oebel G. (2009) (Hrsg.): LdL – Lernen durch Lehren goes global: Paradigmenwechsel in der Fremdsprachendidaktik und kulturspezifische Lerntraditionen. Hamburg: Verlag Dr. Kovac.

Oesterreich, R. (1981) Handlungsregulation und Kontrolle. München: Urban & Schwarzenberg.

Portele, G. (1975): Lernen und Motivation. Weinheim und Basel: Beltz

 

Auteur

Jean-Pol Martin, né en 1943, a effectué ses études secondaires à Paris. Il fit des études d’allemand à Nanterre de 1964 à 1969. En 1969, il partit pour l’Allemagne où il s’installa définitivement: Études romanistique-germanistique à Erlangen de 1971 à 1975, doctorat de 3e cycle en 1985, doctorat d’État (HDR) en 1994. De 1980 à 2008: professeur de français langue étrangère à l’Université d’Eichstätt-Ingolstadt.

 

Wir brauchen neue Menschrenrechte!

Seit 1948,  als die Allgemeine Erklärung der Menschenrechte veröffentlicht wurde,  hat sich das Wissen über den Menschen stark erweitert. Insbesondere  liefert die Glücksforschung eine neue Basis, um politische Ziele zu formulieren.

Ausgangspunkt: Neues Menschenbild

Die Bedürfnispyramide von Maslow bietet seit ihrer Veröffentlichung 1954 eine solide Grundlage für Reflexionen über die menschlichen Grundbedürfnisse. Aus meiner Sicht ist es mit einigen Ergänzungen möglich, eine Deskription des Menschen und der Bedingungen zu liefern, die menschliches Glück begünstigen. Diese Deskription wiederum soll als Basis dienen für Präskriptionen und politische Forderungen. Diese Forderungen können als Menschenrechte präsentiert werden.

Bedürfnisforschung: Maslow

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Die Bedürfnispyramide ist allgemein bekannt so dass ich sie die dazugehörigen Inhalte nicht ausführe. Ich möchte lediglich auf einen wesentlichen Aspekt hinweisen und eine Ergänzung vornehmen.

  • Die Maslowsche Pyramide ist keine Pyramide

Gleich gilt es, ein Missverständnis auszuräumen: es ist durchaus nicht so, dass man erst dann zur nächsten Stufe der Pyramide Zugang hat, wenn man die darunter liegende bereits erklommen hat. Auch Maslow hat es erkannt und präzisiert. Es ist ganz im Gegenteil so, dass die Befriedigung von Bedürfnissen einer „höheren“ Stufe die Nichtbefriedigung einer niedrigeren ausgleichen kann. Wer beispielsweise auf der physiologischen Ebene unter chronischen Schmerzen leidet, wird gut daran tun, sich unter Menschen zu begeben (soziale Bedürfnisse), intellektuellen Tätigkeiten nachzugehen (Selbstverwirklichung), sich also abzulenken und damit seinem Leben weiterhin Qualität zu verleihen (Sinn). Man könnte dies auch Kompensation durch Sublimation nennen.

  • Kontrolle als übergeordnetes Bedürfnis

Der Begriff „Kontrolle“ ist negativ konnotiert. Dabei ist „Kontrolle“ ein Fachbegriff aus der Kognitionspsychologie, der umgangssprachlich nichts anderes bedeutet als „die Sachen im Griff haben“. Und Kontrolle ist ein zentrales Grundbedürfnis. Wer die Kontrolle über sein Leben hat, fühlt sich sicher und wohl, Kontrollverlust ist mit Angst, gegebenenfalls mit Panik verbunden. Die Wiedergewinnung von Kontrolle wird von großer Erleichterung bis Triumphgefühlen begleitet. Das Kontrollgefühl signalisiert, dass man in der Lage ist, das eigene Leben zu erhalten. Und das Leben zu erhalten ist der Sinn jeder Aktivität und jeder Handlung überhaupt. Auf dem Schema kann man beobachten, dass alle von Maslow aufgelisteten Grundbedürfnisse sich einem alles einschließenden Bedürfnis unterordnen lassen, dem Bedürfnis nach Kontrolle. Tatsächlich entsprechen die physiologischen Bedürfnisse der Aufgabe, den Organismus durch Pflege und Zufuhr von Energie funktionstüchtig im Sinne der individuellen Lebenserhaltung zu erhalten. Dies beginnt mit dem Zähneputzen, setzt sich mit dem Frühstück fort und erstreckt sich auf alle Aktivitäten, die der Gesundheit zugutekommen.  Bezüglich der zu den physiologischen Bedürfnissen zählenden Sexualität, so geht es nicht um die Lebenserhaltung des Individuums sondern um die der Art. Die physiologischen Bedürfnisse signalisieren also, dass Handlungsbedarf auf der Ebene des Organismus besteht und dass dessen Funktionstüchtigkeit unter Kontrolle behalten werden muss. Auf der nächsten Stufe, dem Bedürfnis nach Sicherheit, geht es offensichtlich um Kontrolle: das Individuum fühlt sich nicht bedroht und kann entspannen. Das Bedürfnis nach sozialer Einbindung entspricht der Kontrolle auf der sozialen Ebene. Wenn der Mensch in einem sozialen Netz eingebunden ist, verfügt er über mehr Ressourcen, um sein Lebensfeld „im Griff zu behalten“. Dies gilt entsprechend für das Bedürfnis nach sozialer Anerkennung. Wird der Mensch anerkannt, so verstärkt es sein Selbstbewusstsein und sein Gefühl der Kontrolle. Auf der nächsten Stufe wird die Ebene der Defizitbedürfnisse verlassen. Das Bedürfnis nach Selbstverwirklichung ist ein Expansionsbedürfnis. Dazu meint Maslow: „Was der Mensch kann, dass muss er“.  Hier geht es nicht mehr darum, die Kontrolle zu erhalten, sondern die Kontrolle auszudehnen: wenn man Begabungen verspürt, beispielsweise eine musikalische, dann drängt es einen, die entsprechenden Fähigkeiten auszubauen und das umfangreiche Feld der Musik zu erobern, „in den Griff zu bekommen“. Dasselbe gilt für sportliche Aktivitäten, für die Aneignung von Wissen, für die Entdeckung von neuen Ländern. Auf diese Weise wird die kognitive und emotionale Landkarte ausgedehnt. Man „kontrolliert“ immer mehr Bereiche der Welt. Das entsprechende Verhalten wird „explorativ“ genannt.   Schließlich lässt sich das Bedürfnis nach Sinn ebenfalls unter den Oberbegriff „Kontrolle“ subsumieren. Der Mensch ist bestrebt sein Leben auch kognitiv zu überschauen und zu verstehen. Er möchte wissen, was ihn antreibt, er möchte Begründungen für seine Erfolge oder Misserfolge entdecken und Kausalitäten erkennen. Religion und Philosophien halten Sinnangebote bereit, die dem Menschen ein Kontrollgefühl und damit Sicherheit vermitteln. Nicht nur für das Leben, sondern auch über den Tod hinaus.

Mit Maslow ist aus meiner Sicht ein Großteil der menschlichen Verhaltensweisen der Menschen erklärbar. Natürlich musste man einige Ergänzungen vornehmen, aber im Kern ist die Motivation zu handeln die Lebenserhaltung. Was sich als Grundbedürfnis manifestiert (Hunger, Durst, Schlaf, Neugier) ist nichts anderes als ein Signal dafür, dass im Organismus ein Defizit entstanden ist und es behoben werden muss.

Neurowissenschaften: Informationsvearbeitung und Konzeptualisierung als Grundbedürfnisse

Ein weiteres, sehr wichtiges Grundbedürfnis möchte ich zur Bedürfnisliste von Maslow hinzufügen. Es handelt sich um das Bedürfnis nach Informationsverarbeitung und Konzeptualisierung. In „Lernen und Motivation“ (1975) behandelt Gerhard Portele die Informationsverarbeitung auf der neuronalen Ebene und die Aktivationspotentiale von Stimuli. Er stellt fest: „Um das Optimum an Aktivation zu erhalten, muss der Organismus dauernd neue Stimuli aufnehmen, denn die von einem Stimulus ausgelöste Aktivation verringert sich durch Adaptation. Das Überangebot an Informationen in der Umwelt versucht der Organismus durch Selektion (Filtern, „pigeon-holing“, Kategorisieren) zu reduzieren. Der Dauerzustand, der angestrebt wird, ist der Verarbeitungsprozess, das dauernde Reduzieren der Abweichung, das Herstellen von immer wieder neuer Konsistenz.“ (S.236).

Mit anderen Worten:  ein zentrales Grundbedürfnis des Menschen ist die Verarbeitung von Informationen, also das Denken. Das kann jeder an sich oder an anderen beobachten: Langeweile entsteht dadurch, dass wir keine adäquaten Informationen mehr zu verarbeiten haben, weder von innen aus dem Gedächtnis, noch von außen aus den vorhandenen Quellen. Viel mehr noch: nicht jede Art von Informationsverarbeitung ist wirklich befriedigend. Es muss eine Informationsverarbeitung sein, die zur Entwicklung von Problemlösungen und Plänen führt, also zur Konzeptualisierung. Unter Konzeptualisierung verstehe ich die Erstellung von kognitiven Schemata die umfangreiche Informationen zu kompakten, handlungsmotivierenden Modellen bündeln.

Denken als höchste Quelle des Glücks in der Philosophie

Stellvertretend für diese Einstellung sei Aristoteles aus der „Nikomachischen Ethik“ zitiert: „Wer aber denkend tätig ist und dies in sich pflegt, mag sich nicht nur der besten Verfassung erfreuen, sondern auch von der Gottheit am meisten geliebt werden. Denn wenn die Götter, wie man glaubt, um unsere menschlichen Dinge irgendwelche Fürsorge haben, so darf man annehmen, dass sie an dem besten und ihnen verwandtesten Freude haben – und das ist unser Geist – und dass sie denjenigen, die dies am meisten lieben und hochachten, mit Gutem vergelten, weil sie  für das, was ihnen lieb ist, Sorge tragen und recht und edel handeln. Es ist aber unverkennbar, dass dies alles vorzüglich bei dem Weisen zu finden ist. Also wird er von der Gottheit am meisten geliebt; wenn aber dies, so muss er auch der Glückseligste sein. So wäre der Weise auch aus diesem Grund der Glücklichste.

Die Menschenrechtskonvention ist nicht mehr aktuell

Wenn eine Glücksbedingung des Menschen in der Reflexion und der Partizipation an der kollektiven Reflexion über die Zukunft der Menschheit besteht, so müsste diese Tätigkeit an prominenter Stelle in der Allgemeinen Erklärung der Menschenrechte stehen.

Nun wurde die Allgemeine Erklärung vor 70 Jahren, also nach dem zweiten Weltkrieg verfasst mit Rückgriff auf die Tradition der Aufklärung. Im Vordergrund stand nach den schrecklichen Erlebnissen des Krieges die Sicherheit und Unversehrtheit der Menschen. Ferner sollten nach den Diktaturen, die zu diesen Katastrophen geführt hatten, die Freiheit und Autonomie des Menschen in den Fokus gerückt werden. Zur Partizipation und kollektiven Wissenskonstruktion lassen sich lediglich folgende Abschnitte zuordnen:  Artikel 21.1: „Jeder hat das Recht, an der Gestaltung der öffentlichen Angelegenheiten seines Landes unmittelbar oder durch frei gewählte Vertreter mitzuwirken..„. Und Artikel 19: „Jeder hat das Recht auf Meinungsfreiheit und freie Meinungsäußerung; dieses Recht schließt die Freiheit ein, Meinungen ungehindert anzuhängen sowie über Medien jeder Art ohne Rücksicht auf Grenzen Informationen und Gedankengut zu suchen, zu empfangen und zu verbreiten.

Heute wird die Dringlichkeit erkannt, alle intellektuellen und emotionalen Ressourcen weltweit zu mobilisieren, um die Probleme der Welt anzugehen. Und im Gegensatz zur Nachkriegszeit verfügen wir dank der Digitalisierung über die Möglichkeit, dies zu tun. Gestützt auf diese Erkenntnis und auf die Tatsache, dass Planen und Reflektieren zu den Dispositionen und Bedürfnissen des Menschen gehören, sollten bei der Auflistung von Grundrechten neue Prioritäten gesetzt werden. Die Allgemeine Erklärung der Menschenrechte entstand entsprechend dem historischen Entstehungskontext in der Tradition der Aufklärung auf philosophischer, idealistischer Basis. Sie stützte sich nicht auf ein wissenschaftlich abgesichertes, kohärentes Menschenbild, aus dem sich logisch ableitbare Handlungsempfehlungen aussprechen lassen. Die Artikel scheinen ihre Reihenfolge und ihre Unterteilung vielfach dem Zufall zu verdanken. Die zentralen Begriffe, allen voran „die Menschenwürde“, oder „die Freiheit“ sind unscharf und lassen großen Spielraum für philosophisch oder theologisch geprägte Interpretationen. Daher sollte bei der Auflistung von Menschenrechten direkt an die Konstitution des Menschen und an seine Bedürfnisse angeknüpft werden.

Es werden Forderungen an die politischen Verantwortlichen gestellt.  Diese verändern radikal den Blick auf die Welt. Unter den einzelnen Artikeln stehen die Artikel aus der Allgemeinen Erklärung der Menschenrechte, die sich zur entsprechenden Thematik einordnen lassen.

Neue Menschenrechte

Präambel:Glück
Ziel aller Maßnahmen weltweit ist die Schaffung von Strukturen (wirtschaftlichen, politischen, ethischen), die für ein Mehr an Entfaltung für die Natur und an Glück für alle Lebewesen sorgen. Die nachfolgenden Artikel bilden dazu Voraussetzungen.

Allg. Erklärung: Fehlanzeige

Artikel 1: Denken

Zentrales Grundbedürfnis des Menschen ist das Denken (Informationsverarbeitung und Konzeptualisierung).
Es müssen alle Bedingungen geschaffen werden, damit alle Menschen Zugang zu Informationen und zur Möglichkeit der Konzeptualisierung erhalten. Optimales Denken setzt die optimale Realisierung der Artikel 2 bis 6 voraus.

Allg. Erklärung: Artikel 18, 19, 26, 27

Artikel 2: Gesundheit

Alle Maßnahmen werden weltweit getroffen, damit Lebewesen ihre physiologischen Bedürfnisse befriedigen können. Dies schließt auch das Bedürfnis nach Sexualität ein. Mit der Natur als Reservoir wird sorgfältig und schonend umgegangen.

Allg. Erklärung: Artikel 24, 25

Artikel 3: Sicherheit

Es wird weltweit angestrebt, Strukturen zu schaffen, die ein Maximum an Sicherheit für alle Lebewesen sorgen. Mit der Natur wird in diesem Zusammenhang schonend umgegangen.

Allg. Erklärung: Artikel 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 14, 15, 17, 22, 28

Artikel 4: Soziale Einbindung

Es wird weltweit dafür gesorgt, dass Lebewesen sich in einem sozial stützenden Umfeld bewegen. Es sollen Strukturen geschaffen werden, die Selbstverwirklichung sozial unterstützen.

Allg. Erklärung: Artikel  1,  16, 20, 22, 25, 26, 27

Artikel 5: Selbstverwirklichung und Partizipation

Es wird weltweit dafür gesorgt, dass Lebewesen alle ihre Potenziale zur Entfaltung bringen. Dabei wird schonend mit der Natur umgegangen. Da die Entfaltung des Einzelnen nur im Rahmen der ihn umgebenden Strukturen erfolgen kann, muss die Möglichkeit bestehen, Einfluss auf diese Strukturen zu nehmen, also zu partizipieren. Die Gesellschaft ist zur Optimierung darauf angewiesen, dass möglichst viele ihre intellektuellen, emotionalen und materiellen Ressourcen dafür zur Verfügung stellen.

Allg. Erklärung: Artikel 12, 13, 17, 18, 19, 20, 21, 23, 24, 25, 26, 27

Artikel 6: Sinn

Es wird weltweit dafür gesorgt, dass Lebewesen ihr Leben als sinnvoll und befriedigend empfinden.

Allg. Erklärung: Fehlanzeige

 

Einen Vorteil dieser Neuformulierung der Menschenrechte sehe ich in ihrer Operationalisierbarkeit. Während „die Menschenwürde“ oder die „Freiheit“ wegen ihrer Abstraktheit schwer direkt einklagbar sind, lässt sich das „Recht auf gute Denkbedingungen“ leichter konkretisieren. So wird ein Inhaftierter, der keinen Zugang zu Informationen erhält, dem keine Arbeitsgruppe zu ihn interessierenden Themen angeboten wird, dem geistig unterfordernde Routinearbeiten abverlangt werden auf sein Recht auf Konzeptualisierung bestehen können. Dies gilt für eine große Anzahl von Berufstätigen, die  keine intellektuelle Herausforderung an ihrem Arbeitsplatz erleben. Wenn die Befriedigung des Grundbedürfnisses nach Informationsverarbeitung und Konzeptualisierung zum Menschenrecht  erhoben wird, so verlangt es eine völlig neue Organisation der Gesellschaft, mit dem Ziel, alle Denkkapazitäten der Menschheit weltweit zu mobilisieren, damit wir die aufkommenden Probleme lösen und eine bessere Welt schaffen. Die drei weiteren von mir aufgelisteten, an Maslow orientierten Menschenrechte bilden eine Voraussetzung für befriedigende Konzeptualisierung: die Gesundheit, die Sicherheit, die soziale Einbindung. Die Selbstverwirklichung und die Partizipation sind ohne Konzeptualisierung nicht denkbar. Und der Sinn ergibt sich aus allen diesen Prozessen.

Eine Frage muss noch geklärt werden: wo finden sich in meinem Vorschlag für Neue Menschenrechte die in der Allgemeinen Erklärung der Menschenrechte prominent genannten Grundrechte wie die Menschenwürde, die Freiheit, die Gleichheit, die Brüderlichkeit? Die Menschenwürde ist durch alle Artikel gesichert, insbesondere Artikel 1 (Recht auf Informationsverarbeitung und Konzeptualisierung), Artikel 5 (Recht auf Selbstverwirklichung und Partizipation) und Artikel 6 (Recht auf Sinn). Die Freiheit ist Bedingung für die Realisierung von Artikel 1, Artikel 5 und von Artikel 6. Die Brüderlichkeit ist aufgehoben im Artikel 4 (Soziale Einbindung). Alle weiteren Rechte aus der Erklärung der Menschenrechte sind ebenfalls in den Artikeln 1 bis 6 meines Vorschlages aufgehoben.

Schluss und Perspektiven

Die von mir vorgeschlagenen „Neuen Menschenrechte“ sind ein Versuch, die Forderungen, die wir an die Politik richten, von idealistischen, schwer operationalisierbaren Idealen auf die Füße zu stellen. Die Menschenrechte sollen an die Grundbedürfnisse des Menschen anknüpfen. Dadurch wird ein neuer Blick auf die Welt geworfen. Und es werden völlig neue Forderungen erhoben.

Lasst uns dieses neue Instrument testen!

Weitere Informationen über mein Werk: „Paradigmenwechsel

 

Paradigmenwechsel.

Vorangeschickt sei ein kritisch-konstruktiver Kommertar von Ralf Schwartz:

„Hallo Jean-Pol, endlich konnte ich Dein Paradigmenwechsel.pdf lesen.
Danke dafür. Eine interessante Lebens- und Arbeitsgeschichte.
Ich glaube, vielen Lesern würde Deine Geschichte zu weit im Vordergrund stehen. Bzw Deine Person. Natürlich ist es Deine Geschichte. Aber diese könnte für viele Leser weitaus stärker, sein, wenn Du mehr Deinem Titel – Paradigmenwechsel – folgen würdest, und nicht Deiner Person.
Schwierig zu beschreiben. Verstehst Du den Unterschied. Entweder Du machst Dich zum Hero, und so klingt es, oder Deine Themen. Das wäre das Ziel.
Oder Du änderst den Titel und gehst im Gegenteil noch viel stärker auf Dich selbst ein.
Kann das irgendwie helfen? LG ralf“

Dieser Hinweis ist zutreffend und hat mich bewogen, einen weiteren Text zu verfassen. Da ich andererseits von Nichtfachleuten positive Rückmeldungen erhalten habe, die gerade den biographischen Aspekt interessant finden, lasse ich diesen Text vorerst unverändert.

PDF Datei herunterladen

Dies ist die Beschreibung meiner Paradigmenwechsel seit meiner Jugend bis heute: politisch mit dem Wechsel von rechts nach links, didaktisch mit der Entwicklung der Unterrichtsmethode „Lernen durch Lehren“, anthropologisch mit meinem „Glücksmodell“ und philosophisch mit dem Entwurf eines modernen Katalogs zu den Menschenrechten. 

Von rechts nach links

Geboren wurde ich 1943 in Paris. Frankreich stand unter deutscher Besatzung. Meine Familie mütterlicher Seite war – als Kleinindustrielle – wohlhabend und hatte das für den französischen Mittelstand entsprechende Bewusstsein: wir sind etwas Besseres. Mein Großvater und die Brüder meiner Großmutter waren Helden im ersten Weltkrieg gewesen, alle hatten die Legion d’Honneur. Die Deutschen wurden von dieser Generation zwar „Boches“ genannt, ein Schimpfwort, aber sehr geachtet als Soldaten.

Weniger geschätzt waren die Juden und die Kommunisten, die – als vaterlandlose Verräter – Frankreich in die Katastrophe geführt hatten. Ich war sehr oft bei meinen Großeltern, die ein großes Haus mit Garten in der Nähe von Paris hatten und uns paradiesische Bedingungen verschafften. Mit 10 Jahren fand ich die Juden und Kommunisten nicht interessant, aber ab 14 waren sie für mich vaterlandlose Verräter. Auch mein bester Freund, dessen Eltern Juden aus Odessa waren und den ich sehr liebte, würde sich bestimmt eines Tages als geldgieriger Vaterlandsloser entpuppen.

Als ich 18 war tobte der Algerienkrieg. Klar, dass für meine Familie Algerien unantastbarer Teil von Frankreich war: „L’Algérie c’est la France“. Als ein Teil der Armee in Oran gegen die Regierung in Paris rebellierte, weil die Politiker aus Sicht der Generäle Pläne zu einem Rückzug aus Algerien vorbereiteten,  waren wir zu Hause natürlich für die abtrünnigen Soldaten. Bestand die Regierung doch ohnehin nur aus Sozialisten ohne Anstand und Moral. Die Revolte der Generäle führte zu einer Regierungskrise und es hallte der Ruf nach einem Retter: General De Gaulle! Alle Rechtskonservativen waren überzeugt, dass De Gaulle Algerien für Frankreich erhalten würde. Er aber merkte bald, dass es nicht möglich war und leitete die Entlassung in die Abhängigkeit ein. Sofort wurde De Gaulle von den Rechten, darunter meiner Familie, als Verräter gebrandmarkt. Es bildete sich der Widerstand gegen De Gaulle, im Untergrund vertreten durch die OAS (Organisation Armée Secrète = Bewaffnete Geheime Organisation). Klar, dass meine Familie die OAS toll fand. Ich verteilte Flugblätter mit dem Stempel OAS drauf. Zu dem Zeitpunkt machte ich ohnehin am Wochenende eine Ausbildung, um später meinen Wehrdienst als Fallschirmjäger zu absolvieren.

Der Paradigmenwechsel in meinem Denken erfolgte 1968. Damals war ich 25 und studierte Germanistik in Nanterre. Meine politische Einstellung war noch die, die ich in meiner Familie mitgeliefert bekommen hatte. Also stramm rechts.

An einem Mittwoch im März trat ich in die Eingangshalle des Gebäudes A der Universität, in dem die Literaturwissenschaftliche Fakultät untergebracht war und sah überall an den Wänden Graffitis mit Parolen, die ich nicht einordnen konnte. „Es ist verboten zu verbieten“, „Unter dem Pflaster der Sand“, „Den Faschismus in den Mülleimer der Geschichte“, „Nie mehr arbeiten!“. Ich war schockiert, denn Graffitis gab es damals nirgends, schon gar nicht an den Wänden öffentlicher Gebäude. Aus der Abteilung für Soziologie kamen Studenten, darunter Daniel Cohn-Bendit, die uns zum Streik bewegen wollten. Sofort sah ich für mich die Möglichkeit, meine Treue zum System und dem Bestehenden zu demonstrieren und attackierte verbal diese Leute, die mich störten und am Studium hindern wollten…

Ich bin links auf dem Bild und Cohn-Bendit rechts. Die Überschrift „Nanterre n’a pas que des enragés“ („In Nanterre studieren nicht nur Tobsüchtige“) bezieht sich auf den Satz eines Politikers, der die revoltierenden Studenten als „Tobsüchtige“ bezeichnet hatte. Ich war jemand, der sich gegen die „Tobsüchtigen“ wendete und ungestört studieren wollte.

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Es folgten Wochen und Monate Diskussionen, Tag und Nacht, in Nanterre, auf den Straßen von Paris, in Lehrsälen, Theatern und auf öffentlichen Plätzen. Mein Weltbild veränderte sich.

Auf einmal verstand ich die Kritik am Kapitalismus, die Position der Gewerkschaften, den Widerstand gegen den Vietnamkrieg. Ich las in Auszügen Karl Marx und alle linken Zeitungen und Zeitschriften, die es damals gab, bevorzugt natürlich Le Monde. Was vorher gut war, war auf einmal schlecht und umgekehrt. Das alles lehnten meine Eltern ab, blieben aber – ihrem Naturell entsprechend – gutmütig. Da ich zu diesem Zeitpunkt bereits seit längerem als Aushilfslehrer  Deutsch am Gymnasium unterrichtete, hatten diese Ereignisse auch gravierende Auswirkungen auf meinen Lehrstil. Während ich vor den Mai-Ereignissen der Überzeugung war, dass ein guter Lehrer sehr streng sein und absolut stoffzentriert und frontal unterrichten muss, veränderte sich mein Blick radikal. Auf einmal nahm ich die Perspektive der Schüler ein, wollte unbedingt ihre Interessen und Bedürfnisse berücksichtigen und ließ sie frei an Texten arbeiten. Zu frei, wie einige mir damals versicherten, denn sie hatten nicht mehr das Gefühl, richtig zu lernen.

Viele Jahre später, nachdem ich nach Deutschland gezogen war und in Nürnberg als Referendar die Fächer Deutsch und Französisch unterrichtete, erhielt ich die Gelegenheit, an „A bientôt“, einem Lehrwerk des Klett-Verlages für die Erwachsenenbildung mitzuarbeiten.

Vom Behaviorismus zum Kognitivismus

In den 70er Jahren herrschte als Lerntheorie der Behaviorismus. Um Fremdsprachen zu lernen musste man bestimmte Sprachmuster solange umformen und wiederholen  bis sie zu Sprachreflexen wurden. Dafür gab es Sprachlabore, in denen die Teilnehmer auf Impulse, die vom Band kamen, reagieren mussten.

Beispiel:

Impuls vom Band: „Wer steht auf der Brücke? – Philippe“.

Der Teilnehmer: „Philippe steht auf der Brücke“.

Impuls vom Band: „Philippe steht auf der Brücke“

Der Teilnehmer: „Philippe steht auf der Brücke“

Impuls vom Band: „Wer steht unter der Brücke?  –  Maria“.

Der Teilnehmer: „Maria steht unter der Brücke“, usw…

Bauer/Trochu: „Französisch für Sie. 1“, Hueber Verlag: München 1969, S.13

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Diese Vorstellung des Lernens knüpfte an die Experimente von Pawlow über Reflexbildungen im Organismus, wenn einem Hund Nahrung angeboten wird in Verbindung mit einem Glockengebimmel. Beim Anblick von Fleisch wird die Produktion von Magensäften angeregt. Wird gleichzeitig geläutet, so wird schrittweise  die Zufuhr von Nahrung mit dem Glockenklang verknüpft. Am Ende werden Magensäfte freigesetzt beim Bimmeln der Glocke, auch ohne dass Fleisch präsentiert wird.

Und so meinten die Sprachdidaktiker damals, dass man Sprachen lernt, indem eine bestimmte Situation mit entsprechenden Sprachstrukturen verknüpft wird. Sehe ich dann meinen Bekannten Paul auf der Straße, so löst dieser Anblick automatisch den Satz „Guten Tag, Paul“ aus.

Diese Form des Lernens war sehr eingeschränkt und mobilisierte kaum die Denkkapazitäten der Teilnehmer. Während des Lernprozesses durften sie nicht einmal erfahren, was die zu automatisierenden Sätze bedeuteten.

In der Regelschule dagegen wurde zu dieser Zeit die Grammatik-Übersetzungsmethode eingesetzt. Das Prinzip stand dem behavioristischen Modell diametral entgegen. Es wurden komplexe, lebensferne  Texte mit schwierigen Grammatikkonstruktionen bearbeitet und für die Klassenarbeiten gelernt.  Allerdings wurde diese traditionelle Methode auch im Schulunterricht schrittweise durch behavioristische Modelle verdrängt. Überall wurden nach dem Umschwung vor der Grammatik-Übersetzungsmethode zum Behaviorismus nun einfache Sprachmuster nachgesprochen und durch permanente Wiederholung automatisiert.

Die kommunikative Wende

1974 veröffentlichte Hans-Eberhard Piepho sein für den Fremdsprachenunterricht  epochemachendes Werk „Kommunikative Kompetenz  als übergeordnetes Lernziel im Englischunterricht“.

Auf einmal waren Schüler nicht mehr willenlose, konditionierte Lebewesen, die durch das permanente Wiederholen von Sprachstrukturen reflexartig lernen sollten. Es waren autonome, politisch aktive Personen, die über Sprache kommunizieren und Einfluss nehmen wollten. Entsprechend wurde der Stoff nach „kommunikativen Lernzielen“ geordnet, beispielsweise: „Über Speisen/Rezepte sprechen, Vorliebe äußern, im Restaurant bestellen, sich beschweren, sich entschuldigen/auf Entschuldigung reagieren, über etwas berichten“.

Gefragt und gefordert war der ganze Mensch.

Die vom Klett-Verlag zusammengestellte Autorengruppe, zu der ich auch gehörte, stützte sich auf die Arbeit von Piepho und war dem kommunikativen Ansatz ganz verpflichtet. Es wurden die für die Erwachsenen relevanten Situationen im Ausland identifiziert, die Sprechabsichten aufgelistet und in kleinen Texten eingebettet. Das Ziel war die kommunikative Kompetenz der Teilnehmer aufzubauen.

Unser Buch hatte viel Erfolg. Im Laufe einiger Jahrzehnte wurden 1,5 Millionen Exemplare verkauft.

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Es wäre verfehlt, wenn man die Geschichte der Didaktik lediglich als die Abfolge von lehrerzentriertem Frontalunterricht, behavioristischer Wende und kommunikativem Umschwung sehen würde. Vielmehr veränderte sich das Bild des Lehrens immer wieder, wobei zwei Pole hervorzuheben sind: auf der einen Seite sieht man den Lerner einseitig als Rezipient,  den man mit Lernstoff abfüllen muss (Trichtermodell); heute findet man dieses Setting immer noch an der Hochschule im Rahmen von Vorlesungen. Aber leider auch oft im gesamten Bildungssystem.

Auf der anderen Seite gibt es ein Modell, das vor allem im amerikanischen Pragmatismus seine Entfaltung erfahren hat und den Schüler als autonomes, kreatives Wesen ansieht, das handelnd sein Wissen konstruieren will.

Lernen durch Lehren

In der Zeit, in der ich an „A bientôt“ mitarbeitete, war ich Referendar und im Anschluss Studienrat zur Anstellung für die Fächer Deutsch und Französisch am Gymnasium Höchstadt/Aisch. 1979 bot sich die Stelle eines Studienrates im Hochschuldienst für die Didaktik des Französischen an der Katholischen Universität Eichstätt an. Ich bewarb mich erfolgreich.

Da ich überzeugt war, dass ich nicht sinnvoll die Fachdidaktik des Französischen an der Universität lehren konnte, wenn ich nicht mindestens eine Gruppe an der Schule unterrichtete, nutzte ich die Möglichkeit, die vom Gesetz vorgesehen war, und erhielt vom Ministerium eine Nebentätigkeitsgenehmigung, um am nahegelegenen Willibald-Gymnasium zu unterrichten. Von 1980 bis zu meiner Pensionierung 2008 führte ich also immer eine Klasse und konnte im Rahmen meiner universitären Veranstaltungen über meine Erfahrungen an der Schule berichten.

Als erstes bekam ich eine 7. Klasse. Natürlich arbeitete ich schülerorientiert und versuchte, die Lerner so viel wie möglich zu aktivieren, mit Partnerarbeit, Rollenspielen und Dialogszenen. Dennoch war ich nicht zufrieden. Ich war nach wie vor dominant, sprach viel mehr als die Schüler, allein bei der Einführung der neuen Vokabeln, der Grammatik und der neuen Texte. Und bei der Korrektur der Übungen.

Ich erinnerte mich, dass ich in einem Didaktikbuch gelesen hatte, dass eine Lehrerin in Berlin mehrere Monate ihre Schüler sich selbst hatte Französisch unterrichten lassen. Ich begann damit, dass ich einen Schüler bat, die Leitung der Korrektur der Übungen selbst zu übernehmen. Nach einer kurzen Eingewöhnungsphase konnte der Schüler andere aufrufen, wenn ein Fehler aufkam, ihn selbst oder von anderen Schülern korrigieren lassen, gelegentlich lieferte er selbst eine grammatikalische Erklärung. Ermutigt durch diese ersten Erfolge übertrug ich schrittweise alle Unterrichtsphasen auf die Schüler, also die Einführung des neuen Wortschatzes, der Grammatik und der neuen Texte. Der Stoff wurde aufgeteilt und die einzelnen Pakete jeweils von zwei Schülern aufbereitet und vor dem Plenum vorgestellt und eingeübt. Es verlief wie ein traditioneller Unterricht, mit dem Unterschied, dass nicht der Lehrer, sondern die Schüler den neuen Stoff einführten und einübten. Der Lehrer bekam die Aufgabe, den Stoff einzuteilen, den Ablauf zu moderieren, für Disziplin zu sorgen und die Schüler  zu benoten.

Diese Maßnahme hatte Auswirkungen, die ich zu dem Zeitpunkt noch nicht überschauen konnte. Grundsätzlich verlangsamte sich der Unterrichtsdiskurs, denn die Schüler mussten viel mehr überlegen, wenn sie einen Stoff vorstellten oder die Erklärung eines Mitschülers verstehen wollten. Die mentalen Operationen waren komplizierter und anspruchsvoller. Nach außen wirkte der Unterricht weniger dynamisch und eruptiv, aber die Schüler waren intellektuell beschäftigt und mussten komplexe Informationen verarbeiten. Sie langweilten sich nicht.

Ferner hatte sich ein Großteil der fachbezogenen Aktivitäten vom Lehrer auf die Schüler übertragen.  Sie mussten:  1. Den vorgegebenen Stoff (Wortschatz, Grammatik, Texte) verstehen und im Hinblick auf die Vermittlung im Plenum die wesentlichen Elemente herausgreifen (Komplexitätsreduktion), 2. Eine Didaktisierung vornehmen, damit die Schüler optimal motiviert und zum vollen Verständnis geführt werden (Folien erstellen, Diagramme, Fragen zu den Inhalten, Partnerarbeit anleiten) und 3. Eine Festigungsphase planen, damit ihre Mitschüler die Inhalte memorieren und automatisieren. Alle diese Aufgaben verlangen von den Schülern einen hohen intellektuellen und emotionalen Einsatz. Sie werden in hohem Maße gefordert und dadurch intensiv gefördert. Ferner trugen sie die Verantwortung für das Gelingen des Unterrichts und erlebten hohe Selbstwirksamkeit.

Sehr bald richtete sich die Aufmerksamkeit der Fachwelt auf meine Arbeit am Gymnasium. So begann Wolf Theuring vom Institut für Film und Bild in Wissenschaft und Unterricht eine Videoreihe, die sich insgesamt 5 Jahre erstreckte und die Fortschritte meiner Klasse von der 7. Klasse bis zur 11. dokumentierte. Ferner wurde ich regelmäßig von Paul Meier, dem damaligen Referent für Fremdsprachen an der Akademie für Lehrerfortbildung in Dillingen eingeladen, meine Methode vorzustellen.

Ich war der Meinung, das „Ei des Kolombus“ entdeckt zu haben, denn das Verfahren löste eine ganze Reihe von Problemen des Fremdsprachenunterrichts zu diesem Zeitpunkt, also zu Beginn der achtziger Jahre.

Im herkömmlichen Unterricht herrschten weitgehend Frontaltechniken, die Schüler mussten imitieren und repetieren. Ansonsten sprachen sie wenig, langweilten sich nicht selten, weil die Inhalte aufgrund der Verständnisschwierigkeiten einfach gehalten wurden und sie intellektuell nicht forderten. Mit meinem Ansatz waren die Schüler intensiv beschäftigt, sie konzentrierten sich auf die Inhalte, also den Wortschatz, die Grammatik und die landeskundlichen Texte, denn sie mussten sie ihren Mitschülern vermitteln. Konzentration und Disziplin waren vorbildlich. Da ich überzeugt war, dass meine Kollegen sofort diese Methode kopieren würden, sah ich keinen Grund, bei einem so einfachen Verfahren, mich damit wissenschaftlich zu beschäftigen.

Sehr bald stellte sich aber heraus, dass die Technik keineswegs für alle Lehrer einsichtig war, ganz im Gegenteil. Die Methode stellte alle damals in den Lehrerseminaren vermittelten didaktischen Prinzipien in Frage. Der Unterricht bestand in einer engführenden Stoffvermittlung. Die Schüler wurden kleinschrittig von einer Teilfertigkeit zur anderen gelenkt. Also die Aussprache der einzelnen Wörter wurde zunächst eingeübt, dann wurden Sätze behandelt und durch Wiederholung eingeprägt und erst am Ende wurden die Schüler mit ganzen Texten konfrontiert. Bei meinem Ansatz wurden die Lerner von Anfang an mit der Totalität der Sprache befasst. Sie sollten konstruktivistisch ihr Wissen und Können aus der Menge des Sprachmaterials gewinnen, im trial-and-error Verfahren, mit Unterstützung des Lehrers. Nicht mehr der Lehrer stand im Mittelpunkt, sondern der Stoff, mit dem sich die Schüler direkt, ohne Lehrerlenkung auseinandersetzten. Von den Schülern gingen alle Aktivitäten aus. Sie waren Hauptakteure im gesamten Unterrichtsprozess.

Dank Paul Meier wurde ich zu einem Treffen aller Seminarlehrer für Französisch  nach Vilshofen in Bayern eingeladen. Das war im November 1984. Einige wenige waren sehr angetan, andere fanden meine Vorschläge „skandalös“.  Auf jeden Fall wurde meine Arbeit zu einem wichtigen Thema in den Seminaren für die Ausbildung von Französischlehrern in Deutschland. Und dies anhaltend.

Es war klar, dass meine Idee mehr als eine schnell vermittelbare Technik darstellte. Ich würde auf viel Widerstand stoßen und musste, um überzeugend zu wirken, meine Methode wissenschaftlich untermauern.

Begeistert war ich nicht, denn ich versprach mir wenige  Auswirkungen meiner Forschung auf die Praxis. Die Technik funktionierte, die Schüler waren gut beschäftigt, lernten viel. Das sollte genügen. Aber ich wurde von Wissenschaftlern ermutigt: ich würde in meinem Fach nur Anerkennung finden, wenn ich mich durch Publikationen bemerkbar machte.

Ich nahm Kontakt mit Prof. Dr. Herbert Christ in Gießen, dem damals führenden Französischdidaktiker in Deutschland und durfte bei ihm promovieren.

In meinem  Forschungsvorhaben wollte ich untersuchen, warum das Verfahren „Schüler unterrichten Schüler“ deutlich besser war als der damals praktizierte behavioristisch geprägte Frontalunterricht. Besonders auffällig war über den deutlichen Anstieg der Sprachkompetenz hinaus die starke Verbesserung der Motivation.

Bedürfnisforschung: Maslow

Im Rahmen meiner Recherchen zum Thema Motivation stieß ich sehr bald auf die Bedürfnispyramide von Maslow. Ich stellte fest, dass mein Verfahren viel besser als der Frontalunterricht  geeignet war, die Grundbedürfnisse der Schüler zu befriedigen.

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Bereits auf der Ebene der physiologischen Bedürfnisse führte das Verfahren „Schüler unterrichten Schüler“ zu mehr Bewegung im Klassenzimmer. Die Schüler praktizierten Partnerarbeit, bereiteten Plakate vor, ihre Stoffvermittlung schloss Pantomimen und Rollenspiele ein. Ihre Sicherheit im Ausdruck und im Auftreten wuchs von Präsentation zu Präsentation. Damit die Schüler keine Angst hatten und sich auch vor Benotung sicher fühlten, wurde der Klassenunterricht frei von Noten gehalten. Evaluationen wurden in eigens dafür vorgesehenen Phasen durchgeführt.

Die sozialen Bedürfnisse lassen sich besser befriedigen, wenn die Schüler die Inhalte vermitteln, denn die anspruchsvolle Aufgabe schweißt die Partner zusammen  und bei gelungenen Stoffvermittlungen werden die Akteure von ihren Mitschülern und vom Lehrer intensiv gelobt. Die Selbstverwirklichung wird deshalb stärker ermöglicht, denn jeder Schüler kann bei der Stoffdarstellung die Kompetenzen einbringen, über die er besonders verfügt, beispielsweise musikalische oder zeichnerische Fähigkeiten. Dadurch, dass die Grundbedürfnisse durch diese Methode insgesamt  deutlich besser befriedigt werden, entsteht das Gefühl, dass alle Unterrichtshandlungen in einem anspruchsvollen Sinnzusammenhang eingebettet sind.

Neurowissenschaften

Im Rahmen des Paradigmenwechsels von der Lehrerzentrierung zur Schülerzentrierung spielte die Neurowissenschaft eine zentrale Rolle in meinem Ansatz.  Auf die Neurowissenschaften stieß ich per Zufall. Damals spielten sie bei weitem nicht die Rolle in der Wissenschaft, die sie heute haben. Heute sind sie zu der zentralen Bezugsgröße in allen Feldern geworden, sei es im Bereich der Digitalisierung, sei es in der Glücksforschung, in der Medizin, in der Unternehmensführung.

Während meiner Recherchen zum Thema Motivation traf ich auf den Titel „Lernen und Motivation“ von Gerhard Portele. Das in diesem Buch behandelte  Thema war die Informationsverarbeitung auf der neuronalen Ebene und die Aktivationspotentiale von bestimmten Inhalten

Gerhard Portele: „Lernen und Motivation – Ansätze zu einer Theorie intrinsisch motivierten Lernens“, Beltz: 1975, S.5

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Ich befasste mich von nun an intensiv mit den Fragen

  1. Was passiert in den Köpfen der Schüler, wenn sie mit einem bestimmten Lernsetting konfrontiert sind?
  2. Welche Inhalte sind besonders förderlich im Hinblick auf die neuronale Verarbeitung von Informationen?

Ich zog diese Fragen bei der Analyse meines Unterrichtskonzeptes und dessen Realisierung heran.

In meiner 1985 veröffentlichten Dissertation hob ich diesen Aspekt besonders hervor:

Jean-Pol Martin: „Zum Aufbau didaktischer Teilkompetenzen beim Schüler – Fremdsprachenunterricht auf der lerntheoretischen Basis des Informationsverarbeitungsansatzes“, Gunter Narr: 1985, S.121

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Ich hatte mich mit den Grundbedürfnissen des Menschen befasst, dann mit dem Nervensystem, dem Gehirn und dem Belohnungssystem im Rahmen der Informationsverarbeitung.  Schrittweise entwickelte ich also ein anthropologisches Modell, das mir ermöglichen sollte, eine optimale Lernumwelt zu gestalten.

Menschenbild und Glücksmodell

Der  Weg führte zur Kognitionspsychologie und zum Systemdenken. Hier wurde für meine Arbeit das Werk „Lohhausen – Vom Umgang mit Unbestimmtheit und Komplexität“ von Dietrich Dörner et al. Verlag Hans Huber 1983 entscheidend. Es prägt mein Denken heute noch. Dörner et al. befassen sich mit den Fähigkeiten, über die der Bürgermeister einer fiktiven Stadt („Lohhausen“) verfügen muss, um das intransparente, komplexe System „Stadt“ erfolgreich zu verwalten.  Auf diese Weise werden die Merkmale herausgearbeitet, die „erfolgreiche Problemlöser“ aufweisen.

Exploratives Verhalten

Die Autoren heben als zentrale Dimension der „Erfolgreichen Problemlöser“ ihr exploratives Verhalten hervor:

Unter explorativer Haltung versteht man die Bereitschaft von Menschen, sich in Situationen zu begeben, die ein hohes Maß an Unbestimmtheiten enthalten. Nun besteht ein  enger  Zusammenhang zwischen dem explorativen Verhalten eines Menschen und seiner Problemlösefähigkeit. Die logische Kette lässt sich folgendermaßen beschreiben: explorative Menschen suchen Felder auf, mit denen sie nicht vertraut sind, und versuchen, sich in diesen Feldern problemlösend zu behaupten. Jede auf diese Weise gewonnene Erfahrung wird zu einem abstrakten, kognitiven Schema verarbeitet. Je mehr Erfahrungen, desto mehr Schemata, desto breiter die kognitive Landkarte. Eine breite kognitive Landkarte sichert Kontrolle über mehr Bereiche, sie ermöglicht eine schnellere Verarbeitung neuer Eindrücke und schützt vor emotionalen Einbrüchen. Sie sichert, dass neue Situationen erfolgreich bewältigt werden. Das Gefühl der Kontrolle festigt sich, das Selbstbewusstsein wächst und dadurch die Bereitschaft, unbekannte Felder anzugehen,  also sich erneut explorativ zu verhalten.

Der Schwerpunkt meines Interesses verschob sich vom Gegenstand meiner Dissertation, nämlich der optimierenden Wirkung der Methode „Schüler unterrichten Schüler“ im Französischunterricht, auf die Erforschung des Menschen als Subjekt seiner Entwicklung im Schulkontext. Zwar beschränkte ich mich für meine eigenen Untersuchungen angesichts meines persönlichen empirischen Zugangs auf die Lernumwelt Französischunterricht. Aber seit Beginn meiner Forschungen hatte sich die Methode „Schüler unterrichten Schüler“ verbreitet und erstreckte sich auf alle Fächer in allen Stufen des Bildungssystems. Ich verfügte nun über eine große Gruppe von Kollegen, die Treffen organisierten, Fortbildungen durchführten und die Methode in unterschiedlichen Bereichen wissenschaftlich untersuchten.

Inzwischen hatte die Methode einen Namen erhalten, der bereits eine Tradition aufwies, nämlich „Lernen durch Lehren“, den wir zur Kennzeichnung unserer spezifischen Anwendung mit „LdL“ abkürzten. Wer „LdL“ nannte, bezog sich also auf unsere Bewegung und unsere Forschung und Praxis.

Ich verfasste eine zweite, umfangreiche wissenschaftliche Schrift, die ich als Habilitationsschrift einreichte: „Vorschlag eines anthropologisch begründeten Curriculums für den Fremdsprachenunterricht“, Tübingen, Gunter Narr: 1994

Kernpunkt meines Buches war mein „anthropologisches Modell“.

Hier gebe ich die Folie wieder, die die essentials des Modells enthalten:

Menschenbild („Glücksmodell“) Juli 2017

I. Kontrolle als übergeordnetes Bedürfnis (nach Martin 1994)

  1. Bedürfnispyramide nach Maslow (1954)
Sinn/Transzendenz
Selbstverwirklichung
Soziale Anerkennung
Soziale Beziehungen
Sicherheit
Physiologische Bedürfnisse

„Glücklich“ macht der Prozess!

  1. Informationsverarbeitung als Grundbedürfnis (nach Martin, 2009, 2011)

                          – Konzeptualisierung als Glücksquelle (Martin, Blogeintrag 2013)

II. Instrumente kognitiver Kontrolle (nach Martin, 1994)

Um die eigenen und fremden Bedürfnisse besser zur erkennen, sollte man wissen, dass Menschen folgende antinomische Bedürfnisstruktur aufweisen:

  1. Antinomische Bedürfnisstruktur (führt zur dialektischen Dynamik)
Kontrolle Unbestimmtheit
Ordnung Chaos
Klarheit Unschärfe
Einfachheit Komplexität
Integration Differenzierung
Gesellschaft Individuum
Zwang Freiheit
Konkretion Abstraktion
Linearität Nicht-Linearität
Zentralisierung Dezentralisierung
  1. Empathie (Kontrolle durch Wechsel der Perspektive)

III. Verhaltensempfehlungen

  1. Ausdehnung des Kontrollfeldes: Merkmale erfolgreicher Problemlöser (nach Dörner, 1983)

  • Exploratives Verhalten
  • Reichhaltige kognitive Landkarte
  • Heuristische Kompetenz
  • Selbstsicherheit
  • Exploratives Verhalten
  •  usw.

=> Flow-Effekt als Belohnung für exploratives Verhalten und Gewinnung von Kontrolle (nach Csikszentmyhalyi, 2000)

(Gefühl des Fließens, Gefühl des Aufgehens in der Handlung)

  1. Unbekannte Felder betreten, Neues entdecken;
  2. Situationen mit offenem Ausgang, für die man die Verantwortung trägt;
  3. Problem lösen, hohe Anforderungen bewältigen;
  4. Ausschöpfen der eigenen Ressourcen;
  5. Gefühl der Selbstentgrenzung;
  6. Kontrolle über das eigene Handeln und das Umfeld.
  1. Wie man sich als Neuron verhalten soll (nach Martin, 2011)

  1. Neuronen sind offen und transparent
  2. Neuronen geben ihr Wissen sofort weiter. Sie wollen nicht als Person bekannt werden und nehmen sich nicht wichtig
  3. Da Neuronen keine Angst haben, Fehler zu machen und sich zu blamieren, feuern sie sehr schnell ab
  4. Wenn Neuronen angedockt werden, reagieren sie sofort
  5. Neuronen versuchen ständig Kontakt zu anderen Neuronen herzustellen; sie haben keine Angst, penetrant zu wirken
  6. Neuronen sind nicht beleidigt
  7. Neuronen machen keine Pause; sie nehmen erst dann Urlaub, wenn ihr Projekt abgeschlossen ist
  8. Neuronale Netze gehen mit Unschärfen spielerisch um
  9. Neuronale Netze haben eine basisdemokratische Einstellung
  10. ACHTUNG, HOHE SUCHTGEFAHR: das Neuronenverhalten muss kontrolliert und situationsabhängig eingesetzt werden!

 

Universalistisches, konsensfähiges „Menschenbild“

Bei allen meinen Recherchen fiel mir auf, dass zwar in der Soziologie, der Psychologie, der Politik, der Philosophie, der Pädagogik, der Medizin stets Soll-Empfehlungen, also Präskriptionen gemacht werden. Andererseits weigern sich Wissenschaftler, insbesondere Anthropologen, Psychologen, Pädagogen und Philosophen, den Menschen zu definieren und explizit aufzuzeigen, auf welches Konstrukt sie sich stützen, um ihre Präskriptionen zu begründen.  Implizit tragen zwar alle ein Menschenbild, auf das sie sich beziehen, in sich und treffen ihre Bewertungen und Entscheidungen nach diesem Konstrukt. Aber jedes einzelne Menschenbild ist von den anderen unterschiedlich und vorwissenschaftlich.  Wenn beispielsweise Politiker Entscheidungen fällen über kirchliche Belange, soziale Einrichtungen, Bildungsausgaben, die Ansiedlung von Industrieanlagen, den Mindestlohn, die Verteidigung des Landes, die Asylpolitik, die Ehe für alle, den Umweltschutz, die Sterbenshilfe, die Stadtarchitektur, Eingriffe in das Genom und die medizinische Versorgung, dann immer auf der Grundlage ihres privaten, impliziten Menschenbildes, das sich möglicherweise sehr stark unterscheidet von ihren Politikerkollegen. Natürlich gibt es Politikergruppen, die sich auf ähnliche Menschenbilder beziehen und sich auch deshalb als Partei konstituiert haben. Dies gilt für die christlichen Parteien wie auch für die Liberalen und die Sozialisten. Aber der Bezug bleibt eine vage Orientierung ohne wirklich verpflichtende Bindung.  Auch die Allgemeine Erklärung der Menschenrechte und das Grundgesetz der Bundesrepublik Deutschland beziehen sich implizit auf ein Menschenbild, das an der Aufklärung orientiert ist und in der Tradition der Verfassung der Amerikanischen Staaten von Amerika im Jahre 1787 und an der Erklärung der Menschenrechte von 1789 in Frankreich steht.  In keiner dieser Erklärungen wird explizit auf die Konstitution des Menschen hingewiesen. In der deutschen Verfassung wird der Bezug zu Gott an prominenter Stelle gesetzt, was die dezidierte, allerdings implizite Entscheidung  für ein bestimmtes Menschenbild bedeutet.

Die Maslowsche Bedürfnispyramide

Die Beschäftigung mit Maslow, dem ich bei den Recherchen zur Motivation bei „Lernen durch Lehren“ begegnet war, setzte ich fort. Ich war auf eine Darstellung menschlicher Bedürfnisse gestoßen, die aus meiner Sicht das menschliche Verhalten ausreichend beschrieb und operationalisierbar war. Auf der Grundlage der  Pyramide war ich in der Lage, jeder mir bekannten oder unbekannten Person zu sagen, ob und warum sie glücklich war. Ich war auch in der Lage zu verstehen, warum ich in bestimmten Phasen meines Lebens nicht glücklich war und was ich dagegen tun konnte. Schließlich war es mir möglich, die Qualität meiner Umwelt nach den Merkmalen zu analysieren, die Glück bzw. Unglück generieren. Und nicht nur das: ich konnte für andere Menschen, in erster Linie meine Familie, meine Freunde, meine Studenten und Kollegen solche Umwelten schaffen, die günstig für ihr Leben und ihre Zufriedenheit waren. Ich konnte „glückbringende Strukturen“ gestalten und anbieten.

Allerdings nahm ich im Laufe der Jahre einige Ergänzungen vor.

  • Die Maslowsche Pyramide ist keine Pyramide

Gleich gilt es, ein Missverständnis auszuräumen: es ist durchaus nicht so, dass man erst dann zur nächsten Stufe der Pyramide Zugang hat, wenn man die darunter liegende bereits erklommen hat. Auch Maslow hat es erkannt und präzisiert. Es ist ganz im Gegenteil so, dass

die Befriedigung von Bedürfnissen einer „höheren“ Stufe die Nichtbefriedigung einer niedrigeren ausgleichen kann. Wer beispielsweise auf der physiologischen Ebene unter chronischen Schmerzen leidet, wird gut daran tun, sich unter Menschen zu begeben (soziale Bedürfnisse), intellektuellen Tätigkeiten nachzugehen (Selbstverwirklichung), sich also abzulenken und damit seinem Leben weiterhin Qualität zu verleihen (Sinn). Man könnte dies auch Kompensation durch Sublimation nennen.

  • Kontrolle als übergeordnetes Bedürfnis

Der Begriff „Kontrolle“ ist negativ konnotiert. Immer wenn ich diesen Begriff verwende, stoße ich auf Widerstand. Die Zuhörer sehen darin eine aktive Überwachung mit Einschränkung der Freiheit von Mitmenschen. Dabei ist „Kontrolle“ ein Fachbegriff aus der Kognitionspsychologie, der umgangssprachlich nichts anderes bedeutet als „die Sachen im Griff haben“. Und Kontrolle ist ein zentrales Grundbedürfnis. Wer die Kontrolle über sein Leben hat, fühlt sich sicher und wohl, Kontrollverlust ist mit Angst und in akuten Fällen mit Panik verbunden. Die Wiedergewinnung von Kontrolle wird mit Kompetenzgefühlen und großer Erleichterung bis Triumphgefühlen begleitet. Das Kontrollgefühl signalisiert, dass man in der Lage ist, das eigene Leben zu erhalten. Und das Leben zu erhalten ist der Sinn jeder Aktivität und jeder Handlung überhaupt.

Auf diesem Hintergrund fiel mir ein, dass alle von Maslow aufgelisteten Grundbedürfnisse sich einem alles einschließenden Bedürfnis unterordnen lassen, dem Bedürfnis nach Kontrolle. Tatsächlich entsprechen die physiologischen Bedürfnisse der Aufgabe, den Organismus durch Pflege und Zufuhr von Energie funktionstüchtig im Sinne der individuellen Lebenserhaltung zu erhalten. Dies beginnt mit dem Zähneputzen, setzt sich mit dem Frühstück fort und erstreckt sich auf alle Aktivitäten, die der Gesundheit zugutekommen.  Bezüglich der zu den physiologischen Bedürfnissen zählenden Sexualität, so geht es nicht um die Lebenserhaltung des Individuums sondern um die der Art. Die physiologischen Bedürfnisse signalisieren also, dass Handlungsbedarf auf der Ebene des Organismus besteht und dass dessen Funktionstüchtigkeit unter Kontrolle behalten werden muss. Auf der nächsten Stufe, dem Bedürfnis nach Sicherheit, geht es offensichtlich um Kontrolle: das Individuum fühlt sich nicht bedroht und kann entspannen. Das Bedürfnis nach sozialer Einbindung entspricht der Kontrolle auf der sozialen Ebene. Wenn der Mensch in einem sozialen Netz eingebunden ist, verfügt er über mehr Ressourcen, um sein Lebensfeld „im Griff zu behalten“. Dies gilt entsprechend für das Bedürfnis nach sozialer Anerkennung. Wird der Mensch anerkannt, so verstärkt es sein Selbstbewusstsein und sein Gefühl der Kontrolle. Auf der nächsten Stufe wird die Ebene der Defizitbedürfnisse verlassen. Das Bedürfnis nach Selbstverwirklichung ist ein Expansionsbedürfnis. Dazu meint Maslow: „Was der Mensch kann, dass muss er“.  Hier geht es nicht mehr darum, die Kontrolle zu erhalten, sondern die Kontrolle auszudehnen: wenn man Begabungen verspürt, beispielsweise eine musikalische, dann drängt es einen, die entsprechenden Fähigkeiten auszubauen und das umfangreiche Feld der Musik zu erobern, „in den Griff zu bekommen“. Dasselbe gilt für sportliche Aktivitäten, für die Aneignung von Wissen, für die Entdeckung von neuen Ländern. Auf diese Weise wird die kognitive und emotionale Landkarte ausgedehnt. Man „kontrolliert“ immer mehr Bereiche der Welt. Das entsprechende Verhalten wird „explorativ“ genannt.   Schließlich lässt sich das Bedürfnis nach Sinn ebenfalls unter den Oberbegriff „Kontrolle“ subsumieren. Der Mensch ist bestrebt sein Leben auch kognitiv zu überschauen und zu verstehen. Er möchte wissen, was ihn antreibt, er möchte Begründungen für seine Erfolge oder Misserfolge entdecken und Kausalitäten erkennen. Religion und Philosophien halten Sinnangebote bereit, die dem Menschen ein Kontrollgefühl und damit Sicherheit vermitteln. Nicht nur für das Leben, sondern auch über den Tod hinaus.

Mit Maslow war aus meiner Sicht der ganze Mensch erklärbar. Natürlich musste man einige Ergänzungen vornehmen, aber im Kern war die Motivation zu handeln die Lebenserhaltung. Was sich als Grundbedürfnis manifestierte (Hunger, Durst, Schlaf, Neugier) war nichts anderes als ein Signal dafür, dass im Organismus ein Defizit entstanden war und es behoben werden musste.

Sucht als einseitige Fixierung auf eine Quelle der Bedürfnisbefriedigung

Betrachtet man die Maslowsche Pyramide, so stellt man fest, dass  der Mensch eine ganze Reihe von unterschiedlichen Bedürfnissen befriedigen muss. Es kann aber vorkommen, dass eine Befriedigungsquelle so intensive Gefühle hervorbringt, dass der Organismus sich einseitig dieser Quelle widmet und die Befriedigung anderer Bedürfnisse vernachlässigt. Dies entsteht beispielsweise, wenn Drogen bestimmte Teile des Belohnungssystem im Gehirn adressieren und der Drang, die entsprechenden Gefühle immer wieder zu erleben, eine Fixierung auf diese Quelle bewirken.  In Extremfällen werden Hunger, Schlaf, Soziale Bindungen und zahlreiche lebensbestimmende Aktivitäten von dieser einzigen Bedürfnisbefriedigungsquelle verdrängt. Der Mensch wird süchtig.

Exkurs: Die Liebe als Fixierung auf eine Quelle der Bedürfnisbefriedigung

Folgenden Text habe ich 1987, also vor 30 Jahren in meiner damaligen zwölften Klasse (Leistungskurs Französisch) ausgeteilt. Er wurde bei der Behandlung der Romantik verfasst und sollte den Schülerinnen kognitive Instrumente liefern, damit sie Liebeskummer besser „in den Griff“ bekommen.

(J.-P. MARTIN, im Mai 1987)

Ein rascher Blick auf unsere Umgebung zeigt uns, dass unsere Bedürfnisse durch viele Gegenstände befriedigt werden können (Auto: Autonomiebedürfnis; Freunde: Bedürfnis nach sozialen Kontakten; Kuchen: Sinnlichkeit), aber dass der Gegenstand, der viele dieser Bedürfnisse auf eine sehr intensive Weise befriedigen kann, eigentlich eine Person ist. Sie kann das sehr fordernde Bedürfnis nach Sinnlichkeit befriedigen, das nach sozialer Anerkennung, das nach intellektueller und „seelischer“ Harmonie. Man könnte also die Liebe definieren als eine Fixierung auf einen Gegenstand, der sehr viele Bedürfnisse auf einem hohen Niveau befriedigt.

Warum diese Fixierung?

Es ist sehr schwierig, einen solchen Menschen zu finden (Gesetz des Marktes, große Nachfrage, geringes Angebot). Wenn man ihn also endlich gefunden hat, hat man Angst, diese Quelle der Bedürfnisbefriedigung wieder zu verlieren (Eifersucht). Deshalb leidet man sehr unter der Liebe, wenn sie nicht geteilt ist, oder wenn der andere die Beziehung wieder auflösen will. Man spürt dann, dass man eine Quelle verlieren wird, die viele für die eigene Bedürfnisbefriedigung wichtige Elemente enthält.

Was die Sache noch schlimmer macht, ist die ständige Unsicherheit, in der man gehalten wird, denn im Gegensatz zu leblosen Gegenständen, die, wenn man sie einmal gekauft hat, einem endgültig gehören und für die Befriedigung der entsprechenden Bedürfnisse zur Verfügung stehen, werden Menschen nicht ein für allemal „erworben“. Das Leiden lauert übrigens von Anfang an dem Menschen auf:

Während die Anschaffung eines Gegenstandes von Anfang an klar ist (man hat das Geld, um ihn zu kaufen, oder nicht), ist man nie sicher, dass man dem anderen endgültig gefällt (liebt er mich oder liebt er mich nicht?). Oft, aus Koketterie, lässt der andere einen im Ungewissen, spielt mit einem, lässt einen hoffen und stößt ihn dann wieder von sich ab… Das ist die Quelle des Leidens: die Angst, einen Gegenstand, der sehr wichtige Bedürf­nisse auf einem hohen Niveau befriedigt, nicht zu bekommen oder, wenn man ihn doch bekommt, nicht halten zu können.

Wenn man dies verstanden hat, kann man sich schützen:

Man kann die Unsicherheit dadurch verringern, dass man vom anderen verlangt, er solle eine klare Haltung einnehmen, und wenn er das nicht tut, indem man ihn verlässt, selbst wenn man vorübergehend darunter leiden muss. Da man weiß, dass die Bedürfnisbefriedi­gung nicht von einer Person abhängt, ist es ökonomischer, falls diese Person uns im Unklaren lässt, seine Energie in die Suche nach einer anderen Person zu investieren, denn das Produkt ist rar und es darf keine Zeit verloren gehen bei der Suche nach ihm: um es zu finden, muss man sehr viel Aktivität entwickeln!

So kann man dank der Intelligenz (Vernunft) sich vor allzu heftigen Leiden schützen (Gefühle) und effektiver nach Glücksmöglichkeiten suchen.

Kognitive Kontrollinstrumente liefern

Wenn das Wohlbefinden des Menschen von seiner Kontrollkompetenz abhängt, dann ist es Aufgabe des Lehrers, ihm entsprechende Erklärungsinstrumente zu liefern. Aus der Bedürfnisforschung wird mit der Bedürfnispyramide und mit den von mir vorgenommenen Ergänzungen bereits ein mächtiges Werkzeug zur Verfügung gestellt.

Mit der Systemtheorie kann ein weiteres, heuristisch fruchtbares Analysemodell angeboten werden.  So zeigen Beobachtungen aus der Biologie, der Physik und der Psychologie, dass  Entitäten ihr innersystemisches Gleichgewicht dadurch halten, dass sie die Balance zwischen Integration und Differenzierung permanent herstellen. Systeme sind kontinuierlich zentripetalen und zentrifugalen Kräften ausgesetzt und müssen zu ihrer Erhaltung mit großem Energieaufwand dafür sorgen, dass keine von beiden Kräften die Oberhand gewinnt (siehe auch das Gesetz der Entropie).  Sind die zentripetalen Kräfte stärker, implodiert das System. Im gegensätzlichen Fall löst sich das System auf.

Diese Erkenntnis kann man auf Menschen und Menschengruppen anwenden. Wir bewegen uns im Spannungsverhältnis zwischen antinomischen Bedürfnissen.

Kontrolle Unbestimmtheit
Ordnung Chaos
Klarheit Unschärfe
Einfachheit Komplexität
Integration Differenzierung
Gesellschaft Individuum
Zwang Freiheit
Konkretion Abstraktion
Linearität Nicht-Linearität
Zentralisierung Dezentralisierung

Menschen sehnen sich bewusst nach Ordnung, Klarheit, Einfachheit… Aber sehr schnell werden ihnen solche Strukturen langweilig. Der Bauplan der Natur sieht vor, dass Menschen und wohl alle anderen Lebewesen auch permanent trainieren, Unbestimmtheit, Chaos, Komplexität und Unklarheit zu reduzieren. Menschen sind so konstruiert, dass sie Chaos, Unbestimmtheit und Komplexität aufsuchen, um daraus Ordnung, Klarheit und Einfachheit zu schaffen.

Den Zustand, den sie immer wieder herstellen, ist die Mittellinie zwischen beiden Bedürfnistendenzen. Die Belohnung für diese Anstrengungen wird auf der Gehirnebene als Flow empfunden. Auf diesen Punkt werden wir später wieder zurückkommen.

Dass ein Gleichgewicht zwischen den beiden Bedürfnistendenzen nie definitiv erreicht wird, bewirkt dass der Mensch permanent im Ungleichgewicht ist und sich bemüht, die Balance zu halten.

Kaum sind  wir in einer Gruppe integriert, schon achten wir auf unsere Individualität und möchten nicht assimiliert werden. Lässt man uns zu viel Freiheit, so verlangen wir klare Linie und  etwas mehr Druck. Kaum wird dieser Druck ausgeübt, schon wünschen wir mehr Freiheit. Dies gilt für alle Dimensionen.

Politische Parteien sprechen unterschiedliche Bedürfnistendenzen an. So wenden sich konservative und rechte Parteien an das Bedürfnis nach Ruhe und Ordnung. Progressive Parteien bedienen eher Menschengruppen, die Neuerungen und Veränderungen positiv bewerten und bereit sind, Unschärfen zu akzeptieren.

Dies zu wissen ist sehr bedeutsam, denn es gibt uns die Möglichkeit zu analysieren, aus welchem Grund wir uns in bestimmten Situationen unwohl fühlen und entsprechend zu handeln. Viel wichtiger noch ist, dass wir unsere Mitmenschen besser verstehen und Gruppen, die wir führen, entsprechend behandeln. Für jeden einzelnen ist der gewünschte Grad an Freiheit bzw. Führung in jeder Situation unterschiedlich. Es ist nicht möglich, einer Gruppe von Menschen den Grad an Freiheit bzw. Führung zu bieten, das jedes Individuum zu einem gegebenen Zeitpunkt zufriedenstellt. Damit muss man sich abfinden.

Das Glücksmodell: erfolgreiche Problemlöser

Das anvisierte Ziel meines gesamten Modells ist, Strukturen und Verhaltensweisen vorzuschlagen, die den Menschen mehr Glück verschaffen. Auf der Basis der in Teil I beschriebenen Grundkonstitution des Menschen werden nun Verhaltensempfehlungen ausgesprochen.

Es wurde bereits im Zusammenhang mit der Untersuchung von Dietrich Dörner et al. (1983) auf folgende Dynamik hingewiesen:

  • Exploratives Verhalten
  • Reichhaltige kognitive Landkarte
  • Heuristische Kompetenz
  • Selbstsicherheit
  • Exploratives Verhalten
  •  usw.

Exploratives Verhalten führt zur Bildung zahlreichen kognitiven Schemata über die Welt. Wenn ich noch nie in einem Restaurant war, werde ich beim Eintritt in ein Lokal feststellen, dass ich an der Tür abgeholt werde, dass man mich zu einem Tisch führt, dass jemand mir die Karte bringt usw… Beim ersten Mal bilden sich noch keine Schemata, denn ich brauche mehrere Durchgänge in unterschiedlichen Lokalen, um die Gemeinsamkeiten herauszuarbeiten und als charakteristisch für Restaurantbesuche zu speichern. Nicht jede konkrete Erfahrung wird gespeichert, sondern nur der Ablauf, die abstrakte Struktur. Dies gilt für alle Erfahrungen. Je mehr Erfahrungen, desto reichhaltiger die kognitive Landkarte. Dadurch wird meine heuristische Kompetenz trainiert, also meine Fähigkeit, in für mich unbekannten Feldern Regelmäßigkeiten zu erkennen und zum Schema zu verarbeiten. Durch diese Erfolgserfahrungen steigt meine Selbstsicherheit und meine Bereitschaft, mich weiterhin explorativ zu verhalten. Und die positive Dynamik setzt sich fort…

Interessant in diesem Zusammenhang ist festzustellen, dass durch das permanente Durchführen von Balancehandlungen in den für mich unbekannten Bereichen die Fähigkeit wächst, in immer schwieriger werdenden Situationen das Gleichgewicht zwischen Unbestimmtheit und Kontrolle zu halten. Mit entsprechenden Flow-Belohnungen.

Flow

Nach Csikszentmyhalyi  ist Flow ein Gefühl des Fließens, des Aufgehens in einer Handlung. Die Voraussetzung sind folgende:

  • Unbekannte Felder betreten, Neues entdecken;
  • Situationen mit offenem Ausgang, für die man die Verantwortung trägt;
  • Problem lösen, hohe Anforderungen bewältigen;
  • Ausschöpfen der eigenen Ressourcen;
  • Gefühl der Selbstentgrenzung;
  • Kontrolle über das eigene Handeln und das Umfeld.

Im Prinzip kann jede einigermaßen anspruchsvolle explorative Handlung zu Flow führen. Sportarten wie Segeln oder Reiten weisen die Merkmale auf, die Flow induzieren. Unterricht halten, Vorträge, Workshops sind meist mit Flow verbunden, wenn man die Kontrolle über den Prozess behält.

Projekt als glückgenerierende Struktur

Auf der Suche nach Aufgabenprofile, die hohe Potenziale zur Befriedigung der Grundbedürfnisse enthalten und gleichzeitig Flow-Gefühle dauerhaft induzieren stößt man rasch auf die Projektstruktur.

Projekte führen Menschen zusammen und, wenn sie im Hinblick auf die Zufriedenheit der Teilnehmer abgestimmt sind, können sie sowohl Sicherheit als auch soziale Einbindung und Anerkennung bringen, Selbstverwirklichung  ermöglichen und auch Sinn vermitteln.

Als Beispiel wähle ich zunächst die Projekte, die im Rahmen der Methode „Lernen durch Lehren“ kontinuierlich durgeführt werden. Tatsächlich macht die Methode LdL den gesamten Unterricht zum Projekt, denn der Stoff wird unter Schülergruppe aufgeteilt und diese haben die Aufgabe, die neuen Inhalte so aufzubereiten und zu didaktisieren, dass ihre Mitschüler den Stoff aufnehmen und verinnerlichen. Die gesamte Verantwortung liegt bei den Schülern ab dem Zeitpunkt, wo sie den zu vermittelnden Stoff vom Lehrer erhalten haben bis zur Prüfung ihres Lehrerfolges im Rahmen einer Abfrage. Und die Projektstruktur gilt für den ganzen Unterricht, von der ersten Stunde zu Beginn des Jahres bis zur letzten Stunde vor den Ferien.  In diesem Kontext sind alle Bedingungen erfüllt, die förderlich für die Befriedigung der Grundbedürfnisse  sind: soziale Einbindung, soziale Anerkennung, Selbstverwirklichung und  Sinn, denn das zügige und arbeitsintensive Erlernen einer Fremdsprache  sowie der zugehörigen Kulturbestandteile (Landeskunde, Literatur, Musik, Malerei) ist eine sinnvolle Beschäftigung.

Informationsverarbeitung und Konzeptualisierung als Grundbedürfnis

An dieser Stelle muss eine bedeutsame Ergänzung an der Bedürfnispyramide von Maslow vorgenommen werden.

Bereits in meiner Dissertation hatte ich aufgezeigt, dass auf der neuronalen Ebene die permanente Verarbeitung von Informationen angestrebt wird. Dabei zitierte ich Portele (1975): „Um das Optimum an Aktivation zu erhalten, muss der Organismus dauernd neue Stimuli aufnehmen, denn die von einem Stimulus ausgelöste Aktivation verringert sich durch Adaptation. (…) Der Dauerzustand, der angestrebt wird, ist der Verarbeitungsprozess, das dauernde Reduzieren der Abweichung, das Herstellen von immer wieder neuer Konsistenz.“

Mit anderen Worten:  ein zentrales Grundbedürfnis des Menschen ist die Verarbeitung von Informationen, also das Denken. Das kann jeder an sich oder an anderen beobachten: Langeweile entsteht dadurch, dass wir keine adäquaten Informationen mehr zu verarbeiten haben, weder von innen aus dem Gedächtnis, noch von außen aus den vorhandenen Quellen. Viel mehr noch: nicht jede Art von Informationsverarbeitung ist wirklich befriedigend. Es muss eine Informationsverarbeitung sein, die zur Entwicklung von Problemlösungen und Plänen führt, also zur Konzeptualisierung.

Dazu folgender Blogeintrag, den ich im Juni 2013 verfasst habe und hier in toto wiedergebe:

Konzeptualisierung als Glücksquelle.

Posted on 2. Juni 2013 by jeanpol | Bearbeiten

Resume Seit kurzem scheint mir, dass nicht nur die Informationsverarbeitung sondern vor allem die Konzeptualisierung Glücksgefühle hervorruft! Das Unterrichtssetting soll permanente Konzeptualisierung bei Schülern und Studenten anregen.

  1. Informationsverarbeitung und Glück

Lange Zeit war ich der Auffassung, dass ein zentrales Grundbedürfnis über die von Maslow beschriebenen Bedürfnisse hinaus die Informationsverarbeitung sei. Das war auch richtig. Ohne permanente Informationsverarbeitung sind Lebewesen nicht in der Lage, sich an die Veränderungen der Umwelt anzupassen und sie sind nach kurzer Zeit nicht mehr lebensfähig. Daher ist auch der Prozess der Informationsverarbeitung im Gehirn positiv verknüpft: es macht Spaß, Informationen zu verarbeiten. Allerdings nicht jede Information. Es bedarf einer bestimmten Beschaffenheit der Stimuli:

– Quantität: nicht zu hoch (Überforderung) nicht zu niedrig (Unterforderung)

– Komplexität: nicht zu komplex (Überforderung) nicht zu niedrig (Unterforderung)

– Tempo: nicht zu hoch (Überforderung) nicht zu niedrig (Unterforderung)

Wer mehr über die Eigenschaften von besonders motivationsförderlichen informativen Stimuli erfahren will, findet in Portele (1975) sehr präzise Beschreibungen.

  1. Informationsverarbeitung und Kontrolle

Die Informationsverarbeitung ist nicht das Ziel, sondern nur Mittel. Tatsächlich ist das alles überragende Ziel die Lebenserhaltung. Und alle Handlungen, die zur Lebenserhaltung beitragen, müssen emotional mit starken positiven Gefühlen verknüpft werden, damit der Organismus motiviert wird, diese Handlungen auch unter großen Anstrengungen  durchzuführen. Dies gilt für alle lebenserhaltenden Funktionen wie auch die Nahrungsaufnahme oder den Geschlechtsverkehr. Auf der emotionalen Ebene münden alle diese lebenserhaltenden Handlungen, wenn sie erfolgreich sind, in ein Erlebnis, das alle anderen einschließt und überragt: das Gefühl der Kontrolle! Dieses Kontrollgefühl findet seinen Höhepunkt in dem von Csikszentmihalyi beschriebenen Floweffekt. Wenn er die absolute Kontrolle erreicht, belohnt sich der Organismus selbst mit dem größten emotionalen Pick, den er zur Verfügung hat: mit dem Flow!

  1. Konzeptualisierung, Kontrolle und Flow

Seit längerer Zeit beobachte ich an mir selbst, dass zwar Informationsverarbeitung mit positiven Gefühlen verbunden ist, dass aber vor allem die Konzeptualisierung mit Flow belohnt wird. Unter Konzeptualisierung verstehe ich die Erstellung von kognitiven Schemata die umfangreiche Informationen zu kompakten, handlungsmotivierenden Modellen bündeln. Hier ein paar Beispiele: in meiner Uni-Zeit habe ich gerne Überblicke angeboten: die Geschichte der französischen Literatur von den Anfängen bis zur Gegenwart, die Geschichte Europas von den Anfängen bis zur Gegenwart usw. Solche Überblicke zu erstellen bedeutete eine sehr harte Arbeit der Komplexitätsreduktion. Ähnliches galt für Stadt- oder Museumbesuche, die ich im Schweinsgalopp (strait to the essentials) mit den Schülern zu deren großen Belustigung durchführte (z.B. Le Louvre in 30 Minuten). Jetzt im Ruhestand macht es mir besonders Spaß, Hegel oder Schopenhauer in jeweils 20 Minuten meinen Philosophiegruppen vorzustellen. Auch das setzt Konzeptualisierung voraus. Durch eine enorme intellektuelle Anstrengung gelingt es mir, einen hochkomplexen Stoff so zu reduzieren und komprimieren, dass ich ihn spielerisch meinen Hörern vermitteln kann. Die Teilnehmer loben besonders den lustverschaffenden Charakter dieser Einheiten. Der Flow, der bei mir entsteht, möchte ich näher beschreiben (am Beispiel der Vermittlung von Hegel):

Sehr wichtig ist, dass man von Anfang an die Gruppe vor Augen hat, der man das Wissen vermitteln wird, denn die im Geiste vorweggenommene Freude der Adressaten motiviert zu der Anstrengung, die man sich als Dozent auferlegt.

– 1. Stufe: die Masse der zu beherrschenden Informationen (Hegels Leben und Werk) vermittelt zunächst ein Gefühl der Hilflosigkeit

– 2. Stufe: Es werden erste kleinere Wissenseinheiten erstellt, so dass die Kontrolle in Teilbereichen wächst (man versteht, was Hegel unter An-Sich-Sein, Anders-Sein und An-und-für-Sich-Sein meint:-)). Allerdings überwiegt noch das Gefühl der Hilflosigkeit.

– 3. Stufe: Schrittweise werden Verständnislücken geschlossen. Auch sperrige Begriffe (An-und-für-Sich-Sein) werden allmählich zu spielerischen Objekten, die man später den Teilnehmern repetitiv zur Belustigung anbieten wird. Man freut sich schon im Voraus und der Flow gewinnt an Fahrt.

– 4.Stufe: Die einzelnen, zunächst getrennten Wissensbausteine (z.B. bei Hegel der „subjektiver Geist“, der   „objektiver Geist“, der „absoluter Geist“) werden zusammengefügt und es entsteht ein Gesamtgebilde, das zur Präsentation drängt. Man möchte seiner Gruppe unbedingt den lustigen Hegel vorstellen. Vom subjektiven Flow, zum objektiven Flow und zum absoluten Flow!:-))

– 5.Stufe: Die Handlungskomponente: wichtig ist, dass die vermittelten kognitive Schemata (Hegels Gedanken) zur Handlung drängen. Die Teilnehmer verstehen beispielsweise Hegels Dialektik und wenden dieses Prinzip bei der Interpretation  ihrer eigenen Alltagswelt an. Da sie Hegel „verstanden“ haben und „kontrollieren“, wollen sie ihn im Anschluss weitergeben, usw… Flow -> Flow-> Flow…

Grundsätzlich ist festzustellen, dass die Informationsverarbeitung zwar einen Beitrag zur Kontrolle liefert, aber die umfassende, lebenserhaltende und lebensförderliche Kontrolle lässt sich stabil erst durch permanente Konzeptualisierung erreichen.

  1. Methodische Implikationen für Schule und Hochschule

Natürlich fördern die im Zuge der Digitalisierung entwickelten neuen didaktischen Konzepte die Informationsverarbeitung auf Seiten der Schüler und Studenten. In diese Richtung würde ich das Konzept des flipped-classroom einordnen. Es stellt sich aber die Frage, ob  diese Methoden ausreichend das Konzeptualisieren einüben und mit Floweffekt belohnen. Will man die aktuelle und künftige Kontrollfähigkeit der Lerner systematisch trainieren, so bietet sich beispielsweise Lernen durch Lehren an, bei dem von Anfang an der Blick der Studenten auf eine (möglichst vergnügliche) Vermittlung des Stoffes an ihre Mitstudenten gerichtet ist.

Fazit: Schüler und Studenten sollten daran gewöhnt werden, nicht nur Informationen zu verarbeiten, sondern aus diesen Informationen handlungsleitende Konzepte zu erstellen. Das Konzeptualisieren wird von Flow begleitet. So kann schrittweise Kontrollkompetenz aufgebaut werden. Dazu scheint Lernen durch Lehren eine gute Methode zu sein.

Aus diesen Ausführungen geht hervor, dass das Bedürfnis nach Informationsverarbeitung und Konzeptualisierung im Leben des Menschen eine zentrale Rolle spielt, auch wenn es bisher noch nicht erkannt wurde.

Die Digitalisierung und das Internet als Makrogehirn

Mitte der 90er Jahre verbreitete sich das Internet. Da ich mich sehr früh mit den Neurowissenschaften befasst hatte, verfügte ich über eine ganze Reihe von neuronalen Modellen, die ich als mentale Repräsentationen bereithielt. Die Aussicht bestand, dass Menschen ihre Informationen und ihr Wissen auf Internet-Plattformen hochladen und sich im Netz schrittweise durch Selbstorganisation  ein Welt-Hirn konstituiert.

Ich hatte das große Glück, dass mein Schwiegersohn ein außergewöhnlich zugewandter und hilfsbereiter Mensch ist, gleichzeitig sehr explorativ und ein ausgezeichneter Ingenieur. Sofort sah er die Möglichkeiten des Internets für meine Vorhaben und schon 1997 verfügte ich über eine Homepage mit umfangreichen Materialien zur Methode LdL, die weltweit von Kollegen abgerufen werden konnten.

Auch ich verhielt mich sehr aktiv und konnte beispielsweise viele meiner Gedanken in Wikipedia (legitim) positionieren.

Neue Verhaltensweisen sind erforderlich: Neuron

Im Zuge der Verbreitung des Internets entstanden Probleme des Datenschutzes. Man stand vor der Frage, wieviel Informationen man über sich veröffentlichen und preisgeben sollte. Dieses Problem stellte sich besonders in meinem beruflichen Umfeld, denn bisher waren Wissenschaftler daran gewöhnt, neues Wissen für sich zu behalten und nur in Fachzeitschriften zu publizieren, um ihre Reputation zu steigern und sich karrieretechnisch zu profilieren. Ich selbst hatte eine ganz andere Haltung: ich war der Überzeugung, dass man Ideen und Wissen sehr schnell weitergeben sollte, weil nur so die Chance bestand, dass rasch Verbesserungsvorschläge von Kollegen formuliert werden und zu  Fortschritt führen (Poppers Falsifikationismus). Mein Ansatz war von Beginn an ressourcenorientiert und ich wollte so viele Mitdenker mobilisieren wie nur möglich. Mein Motto: „Geschwindigkeit und Vernetzung“. Einige, in der Regel jüngere, Kollegen waren derselben Meinung und arbeiteten entsprechend, allen voran Christian Spannagel, ein Informatiker, heute Professor für Mathematikdidaktik und Mathematik in Heidelberg.

Mein Zugang war also nicht, vorsichtig zu sein und mich zu schützen, sondern ganz im Gegenteil so viel Aufmerksamkeit wie möglich zu erzielen, Menschen in den Forschungsprozess einbinden und kollektive Reflexion zu organisieren. Und das Ziel war, da Menschen für ihr Handeln einen übergeordneten Sinn erkennen wollen, die „Weltverbesserung“. Wer mich kennt weiß, dass ich  gerne exzessive Formulierungen verwende. Diskretion ist nicht meine Stärke.

Ferner war ein weiteres Ziel meiner Arbeit, zur Entwicklung des Internets als Welthirn beizutragen. Da der einzelne Mensch metaphorisch die Rolle des Neurons einnimmt, muss es sich auch entsprechend verhalten.

Ich verfasste einige Regeln, die von vielen Menschen als gute Anleitungen angesehen wurden und viel Zuspruch erhielten.

Hier der entsprechende Blogeintrag:

Neuronenverhalten und Basisregeln für Internetprojekte.

Wie verhalten sich Neuronen?

  1. Neuronen sind offen und transparent
  2. Neuronen geben ihr Wissen sofort weiter. Sie wollen nicht als Person bekannt werden und nehmen sich nicht wichtig
  3. Da Neuronen keine Angst haben, Fehler zu machen und sich zu blamieren, feuern sie sehr schnell ab
  4. Wenn Neuronen angedockt werden, reagieren sie sofort
  5. Neuronen versuchen ständig Kontakt zu anderen Neuronen herzustellen; sie haben keine Angst, penetrant zu wirken
  6. Neuronen sind nicht beleidigt
  7. Neuronen machen keine Pause; sie nehmen erst dann Urlaub, wenn ihr Projekt abgeschlossen ist
  8. Neuronale Netze gehen mit Unschärfen spielerisch um
  9. Neuronale Netze haben eine basisdemokratische Einstellung
  10. ACHTUNG, HOHE SUCHTGEFAHR: das Neuronenverhalten muss kontrolliert und situationsabhängig eingesetzt werden!

Basisregeln für Internet-Projekte

Was ich im Netz suche, sind Mitstreiter, Leute, die ich andocken kann, um mit ihnen langfristige Projekte durchzuführen. Hier zählt also Nachhaltigkeit, Ausdauer und Zähigkeit. Um in der virtuellen Welt Mitstreiter für meine Projekte zu gewinnen, beachte ich folgende Regeln:

  1. Mach dich transparent: liefere in deinem Profil möglichst viele, für den Benutzer spannende Informationen über dich. Je mehr Informationen du über dich gibst, desto größer die Chance, dass jemand einen Ansatzpunkt zur Zusammenarbeit entdeckt. Angst vor Missbrauch der Angaben ist meistens unbegründet. No risk, no fun!
  2. Biete motivierende Projekte an: Was mich persönlich angeht, so stütze ich mich auf die Beschreibung der Grundbedürfnisse von Maslow. Meine Angebote sprechen das Bedürfnis nach sozialer Zugehörigkeit und sozialer Anerkennung, nach Selbstverwirklichung aber vor allem nach Sinn, weil nur dieses langfristig tragfähig ist: wir wollen die Welt verbessern!
  3. Kontaktiere viele Leute: Wenn du Mitstreiter suchst, muss du Leute ansprechen, auch wenn du auf manche penetrant wirken kannst. Wenn du dich nicht rührst, wird dich niemand beachten. Wenn jemand dich penetrant findet, wäre er sowieso kein guter Arbeitspartner für dich.
  4. Wenn jemand auf deine Angebote positiv reagiert, pflege ihn: Zeige ihm, dass du dich für ihn interessierst. Als möglicher Partner besitzt er bestimmt “Ressourcen”, die für die Zusammenarbeit wertvoll sind. Diese Fähigkeiten musst du entdecken.
  5. Antworte stets zügig (Reaktionsgeschwindigkeit), sei präsent und zuverlässig: Enttäusche die Menschen nicht, die Energie und Zeit für dich investieren. Im Netz sind Menschen und Beziehungen sehr volatil, du aber willst mehr mit den Menschen tun! Du hast was mit den Leuten vor! Das müssen sie spüren!
  6. Stelle deine Partner auf eine Bühne und vernetze sie: Wenn du mit Leuten langfristig zusammenarbeiten willst, solltest du sie miteinander verbinden. Zeige, was sie können, führe ihnen Aufmerksamkeitsströme zu, indem du sie in Sammelmails erwähnst und auf ihre Arbeit hinweist.
  7. Überlege dir immer wieder spannende Projektziele und achte darauf, dass diese Ziele auch erreicht werden. Das ist zwar auch im RL wichtig, aber im virtuellen Raum noch viel mehr, weil – wie bereits festgestellt – die Beziehungen im Netz besonders volatil sind. Beteiligungsinitiativen verlangen, dass der Initiator immer wieder Impulse einbringt. Bis zum Schluss.

Diese Verhaltensweisen bilden das, was ich Netzsensibilität nenne. Sie müssen automatisiert werden, wenn man im neuen Paradigma erfolgreich arbeiten will. Wer im traditionellen Wissenschaftssystem sozialisiert wurde, hat dies nicht gelernt.

Zusammenfassung des Kapitels „Menschenbild“: Was braucht der Mensch, um glücklich zu sein?

Ausgangspunkt ist die Feststellung, dass es gegenwärtig kein weltweit konsensfähiges, operationalisierbares „Menschenbild“ gibt. Da alle politischen Maßnahmen, von denen das Glück der Menschen abhängt, sich auf ein implizites, also nicht bewusst gemachtes Menschenbild beziehen, beruhen die politischen Entscheidungen auf individuellen, unausgesprochenen, vorwissenschaftlichen anthropologischen Annahmen.  Meist sind diese Menschenbilder religiös oder philosophisch geprägt. Sie sind implizit, auf keinen Fall explizit. Das ist keine befriedigende Situation.

Das in diesem Abschnitt dargestellte Modell stützt sich auf wissenschaftliche gesicherte Annahmen. Es sind zum einen die Bedürfnispyramide von Maslow, die aufzeigt, welche Bedürfnisse zwingend befriedigt werden müssen, wenn der Mensch glücklich sein soll. Ferner aus systemtheoretischer Sicht die Beschreibung der Dynamik, die aus der Tatsache entsteht, dass wir uns in einem Spannungsfeld gegensätzlicher Bedürfnissen bewegen. Schließlich werden aus diesen Beschreibungen abgeleitet: wie sollen wir uns verhalten, wenn wir glücklich sein wollen?

Besonders hervorgehoben wurde der Umstand, dass ein zentrales Bedürfnis des Menschen die Informationsverarbeitung und die Konzeptualisierung sind.

Ferner kann dem Bedürfnis nach Sinn entsprochen werden, wenn der glückbringenden Projektstruktur ein Ziel angeboten wird, nämlich die „Weltverbesserung“.

Dass mein Vorschlag im Schulkontext rezipiert wird, zeigen folgende Bilder aus dem Unterricht meiner ehemaligen Studentin Isabelle Schuhladen Le Bourhis, gegenwärtig Lehrerin an der Realschule Meitingen, die mein Konzept mit großer Verve verbreitet.

Es handelt sich um eine 5. Klasse:

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Philosophische Absicherung

Da ich mich bei meinen anthropologischen Reflexionen auf die Neurowissenschaften und die Bedürfnisforschung sowie die Kognitionspsychologie und  die Systemtheorie gestützt hatte, war ich bestrebt zu prüfen, ob auch die Geisteswissenschaften zu ähnlichen Erkenntnissen führten. Ich befasste mich nach meiner Pensionierung eingehend in den Jahren 2009 bis 2017 mit der Geschichte der Philosophie. Dabei waren zwei Denktraditionen zu unterscheiden: den idealistischen, an transzendentalen Erklärungsmustern orientierten Strang, ausgehend von Parmenides und Pythagoras über Platon, Plotin, sämtliche christliche Philosophen wie Augustinus, Thomas von Aquin; und den materialistischen Strang begonnen mit den Atomisten Leukipp und Demokrit, fortgesetzt über Epikur, später über Hobbes, einen Teil der Aufklärer, die Utilitaristen, Feuerbach und Marx.

Bestätigt fand ich mein anthropologisches Modell seit Beginn der philosophischen Reflexion ab Thales 500 Jahre vor Christus. So beschreiben sowohl Heraklit als auch Parmenides die Gegensätze (Antinomien) in der Natur,  die für das Verständnis der Entwicklung der Welt und des Menschen zentral sind. Insbesondere das Spannungsverhältnis zwischen Ordnung und Chaos, zwischen zentripetalen und zentrifugalen Kräften, zwischen Integration und Differenzierung, zwischen Rationalismus und Empirismus, zwischen „Geist“ und Materie. In diesem Zusammenhang besonders fruchtbar ist die von Hegel  am Beispiel der Geschichte ausgeführte Dialektik.  Tatsächlich scheint sich Entwicklung  in der Dynamik von These, Antithese und Synthese (auf einer höheren Ebene) zu entfalten. Bezogen auf die Alltagsbewältigung bedeutet es, dass jeder Gedanke, jede Handlung zu einem Gegengedanken bzw. einer Gegenhandlung führt. Dieser Gegengendanke ist zu begrüßen, denn er löst eine Reflexion aus, die, wenn eine effektive Strategie eingesetzt wird, in einer Synthese aufgehoben wird.  Dialektisches Denken führt permanent zu einer Integration scheinbar widersprüchlicher Positionen, die sich auf einer (höheren) Mittellinie vereinen.

Eine Bestätigung finde ich ferner in der eudämonischen Haltung, die  charakteristisch für die griechische Antike ist und sich später bei der Utilitaristen, allen voran Stuart Mill wiederfindet. Die Befriedigung von Bedürfnissen wird als Quelle des Glücks hervorgehoben, besonders bei Epikur und Stuart Mill, wobei unterschieden wird zwischen niedrigeren und höheren Genüssen. Die wertvolleren Freuden werden dem Bereich des Denkens zugeordnet.

Denken als höchste Quelle des Glücks in der Philosophie

Stellvertretend für diese Einstellung sei Aristoteles aus der „Nikomachischen Ethik“ zitiert:

„Wer aber denkend tätig ist und dies in sich pflegt, mag sich nicht nur der besten Verfassung erfreuen, sondern auch von der Gottheit am meisten geliebt werden. Denn wenn die Götter, wie man glaubt, um unsere menschlichen Dinge irgendwelche Fürsorge haben, so darf man annehmen, dass sie an dem besten und ihnen verwandtesten Freude haben – und das ist unser Geist – und dass sie denjenigen, die dies am meisten lieben und hochachten, mit Gutem vergelten, weil sie  für das, was ihnen lieb ist, Sorge tragen und recht und edel handeln. Es ist aber unverkennbar, dass dies alles vorzüglich bei dem Weisen zu finden ist. Also wird er von der Gottheit am meisten geliebt; wenn aber dies, so muss er auch der Glückseligste sein. So wäre der Weise auch aus diesem Grund der Glücklichste.“

Neue Menschenrechte

Mein Menschenbild war am Glück orientiert (Eudämonismus). Glück entsteht, wenn Menschen durch Aktivitäten immer wieder das Gefühl empfinden,  dass sie die Kontrolle über unstabile, komplexe Situationen gewinnen. Im Kontext meines Unterrichts am Gymnasium galt es, meine Schüler mit umfangreichem Wissen über die Welt auszustatten, damit sie motiviert waren, einzugreifen. Sie sollten Defizite identifizieren und auf der Grundlage ihres Wissens überall intervenieren, wo es ihnen aufgrund ihrer Situation möglich war. Diesen Gedanken veröffentlichte ich in dem Aufsatz „Weltverbesserungskompetenz als Lernziel?“ (2002), der seitdem als Basisartikel von interessierten Lehrern (insbesondere Peter Ringeisen, Laura Cau, Isabelle Schuhladen Le Bourhis) herangezogen und ab der 5. Klasse im Unterricht behandelt wird.

Natürlich war der Fortschritt der Digitalisierung für unser Vorhaben eine enorme Chance! Es war möglich, die Entwicklungen in der ganzen Welt zu beobachten, Probleme zu erkennen, Menschen im Netz zu mobilisieren (Ressourcenorientierung), gemeinsam Wissensbanken zu erstellen (z.B. in Wikiversity), Problemlösestrategien zu entwickeln und handelnd die Probleme zu lösen.

Dieses Ziel bestimmte auch die Inhalte, die ich sowohl in der Schule als auch am Gymnasium vermittelte. Es ging darum, Handlungswissen aufzubauen. Alle behandelten Inhalte sollten handlungswillig und handlungsfähig machen. Von Beginn an, also auch in der Grundschule. Im Leistungskurs Französisch wurde innerhalb von zwei Jahren die Geschichte Europas seit der Antike, sehr ausführlich die Geschichte Europas im 20. Jahrhundert, die Geschichte der französischen Literatur von Mittelalter bis heute, die aktuelle Politik  in Frankreich, die Konstruktion der Europäischen Union und deren Institutionen sowie die aktuelle Politik in Europa, die Welt seit 1945 und die Vereinten Nationen sowie die Erklärung der Menschenrechte behandelt.

Angesichts dieser Wissensmasse ist Komplexitätsreduktion unabdingbar, zumal wenn es darum geht, handlungsfähig zu werden. In diesem Kontext und beim Einsatz der Methode „Lernen durch Lehren“  lernten die Schüler permanent Komplexität zu reduzieren und aus dem gewonnenen Wissen sofort Verbesserungspläne abzuleiten.

Hier ein Auszug aus der Abiturzeitung von 2008 zur „Neuronentheorie“:

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Und zu den Inhalten:

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Partizipation

Ziel des Unterrichts war es also, ein umfangreiches Wissen über die Welt zu vermitteln und gleichzeitig die Motivation aufkommen zu lassen, dort zu intervenieren, wo Handlungsbedarf bestand. Es sollte ein Drang zur Partizipation entstehen. Und für die Partizipation war dank der Digitalisierung ein riesiges Feld eröffnet worden.

Einige Schüler aus dem Leistungskurs hatten von sich aus im Internet eine Plattform eröffnet, auf der Mitschüler angeregt wurden, den Nahostkonflikt  anzugehen im Rahmen einer virtuellen Sitzung der Vereinigten Nationen. Der Text wurde 2006 erstellt, also vor 11 Jahren. Den Verlauf gebe ich als Dokument  in toto wieder.

Schulprojekt:Französisch in der gymnasialen Oberstufe:UNO:Israel
Diskussion zu „Israelkonflikt“
Ich rufe den Generalsekretär auf, die Diskussion über den Israel-Konflikt einzuleiten!
GS: Während der Diskussion um den Nordkoreakonflikt, sind einige Bezüge zu Israel erstellt worden. Um eine klare Trennung der Themen zu gewährleisten, Wird hier ein Raum erschaffen um die alte territoriale Problematik um Israel und Palästina zu diskutieren. —Christos.i 11:06, 27. Okt. 2006 (CEST)
Iran: ich finde israel sollte seine unrechtmäßig erworbenen gebiete zurückgeben. ansonsten werden die konsequenzen gezogen!!!!!!! —Sela 11:05, 27. Okt. 2006 (CEST)
Israel: Die Forderung Israels besteht darin, endlich als Staat rechtsgültig anerkannt zu werden und endlich in Ruhe existieren zu können! Unsre Vergangenheit ist bekanntermaßen sehr überschattet (Judenverfolgung durch die Römer, Nazis und im Mittelalter durch Progrome; und jetzt der Konflikt mit den Palästinenser)! —Riessi 11:06, 27. Okt. 2006 (CEST)
USAVor einem Angriff gegen Israel kann nur gewarnt werden. Jede kriegerische Handlung seitens des Iran wird schwere Konsequenzen nach sich ziehen!–David 11:08, 27. Okt. 2006 (CEST)
Iran: dennoch kann man nicht erwarten akzeptiert zu werden wenn die begründung des staates auf unrechtmäßiger basis ist! —Sela 11:08, 27. Okt. 2006 (CEST)
RPB: Ich denke, dass es sehr schwierig sein wird, den Konflikt zu lösen, weil niemand nachgeben möchte. In absehbarer Zeit wird es, denke ich, auch keine Lösung für dieses Problem geben,mit der alle zufrieden sind. Beide Seiten müssen es wenigstens versuchen aufeinander zuzugehen und aufhören so borniert zu sein. —Birgit 18:09, 27. Okt. 2006 (CEST)
Iran: Wir werden auf keinen Fall Eingeständnisse machen! Land wurde geraubt und wir werden für Gerechtigkeit mit allen Mitteln eintreten! Außerdem verdient der israelische Staat keine Existenz auf diesem Planeten! —Sela 12:53, 28. Okt. 2006 (CEST)
RPB: Ich verstehe ja, dass ihr sauer seid, dass man euch euer Land genommen hat, aber es ist der falsche Weg, diesen Konflikt mit Gewalt zu lösen. Damit ist doch keinem geholfen. Gewalt bringt nur Leid mit sich und wie man sieht, treffen die Anschläge,… die falschen Leute, die das Pech haben, zur falschen Zeit am falschen Ort zu sein. —Birgit 14:35, 28. Okt. 2006 (CEST)
Israel: Warum verdient Israel keine Existenz auf diesem Planeten?? —Riessi 19:29, 28. Okt. 2006 (CEST)
RPB: Wieso sollte Israel es nicht verdienen zu existieren? Diese Äußerung von Israel hört sich leicht beleidigt an… —Birgit 02:11, 29. Okt. 2006 (CEST)
Israel: Wieso beleidigt?? Ich will nur vom Iran eine Begründung für den Kommentar „Außerdem verdient der israelische Staat keine Existenz auf diesem Planeten!“ bekommen! —Riessi 12:14, 29. Okt. 2006 (CET)
USA: Zuerst die Anmerkung, dass das Land Palästina/Israel niemals etwas mit dem Iran zu tun hatte, geschweige denn zu diesem gehörte… Der Iran nutzt den dortigen Konflikt lediglich um den Westen zu attakieren. Er tut dies keineswegs, um seine „muslimischen Mitbrüder“ zu schützen. Denn die Palästinenser sind im Iran, und in den meisten arabischen Ländern überhaupt nicht beliebt!–David 13:21, 29. Okt. 2006 (CET)

(…)

Die Menschenrechtskonvention ist nicht mehr aktuell

Wenn eine Glücksbedingung des Menschen in der Partizipation an der kollektiven Reflexion über die Zukunft der Menschheit besteht, so müsste diese Tätigkeit an prominenter Stelle in der Allgemeinen Erklärung der Menschenrechte stehen.

Nun wurde die Allgemeine Erklärung vor 70 Jahren, also nach dem zweiten Weltkrieg verfasst mit Rückgriff auf die Tradition der Aufklärung.

Im Vordergrund stand nach den schrecklichen Erlebnissen des Krieges die Sicherheit und Unversehrtheit der Menschen. Ferner sollten nach den Diktaturen, die zu diesen Katastrophen geführt hatten, die Freiheit und Autonomie des Menschen in den Fokus gerückt werden.

Zur Partizipation und kollektiven Wissenskonstruktion lassen sich folgende Abschnitte zuordnen:  Artikel 21.1: „Jeder hat das Recht, an der Gestaltung der öffentlichen Angelegenheiten seines Landes unmittelbar oder durch frei gewählte Vertreter mitzuwirken..„. Und Artikel 19: „Jeder hat das Recht auf Meinungsfreiheit und freie Meinungsäußerung; dieses Recht schließt die Freiheit ein, Meinungen ungehindert anzuhängen sowie über Medien jeder Art ohne Rücksicht auf Grenzen Informationen und Gedankengut zu suchen, zu empfangen und zu verbreiten.

Heute wird die Dringlichkeit erkannt, alle intellektuellen und emotionalen Ressourcen weltweit zu mobilisieren, um die Probleme der Welt anzugehen. Und im Gegensatz zur Nachkriegszeit verfügen wir dank der Digitalisierung über die Möglichkeit, dies zu tun,

Gestützt auf diese Erkenntnis und auf die Tatsache, dass Planen und Reflektieren zu den Dispositionen und Bedürfnissen des Menschen gehören, sollten bei der Auflistung von Grundrechten neue Prioritäten gesetzt werden. Die Allgemeine Erklärung der Menschenrechte entstand entsprechend dem historischen Entstehungskontext in der Tradition der Aufklärung auf philosophischer, idealistischer Basis. Sie stützte sich nicht auf ein wissenschaftlich abgesichertes, kohärentes Menschenbild, aus dem sich logisch ableitbare Handlungsempfehlungen aussprechen lassen. Die Artikel scheinen ihre Reihenfolge und ihre Unterteilung vielfach dem Zufall zu verdanken. Die zentralen Begriffe, allen voran „die Menschenwürde“, oder „die Freiheit“ sind unscharf und lassen großen Spielraum für philosophisch oder theologisch geprägte Interpretationen.

Daher sollte bei der Auflistung von Menschenrechten direkt an die Konstitution des Menschen und an seine Bedürfnisse angeknüpft werden.

Es werden Forderungen an die politischen Verantwortlichen gestellt.  Diese verändern radikal den Blick auf die Welt.

Unter den einzelnen Artikeln stehen die Artikel aus der Allgemeinen Erklärung der Menschenrechte, die sich zur entsprechenden Thematik einordnen lassen.

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Präambel:  Glück
Ziel aller Maßnahmen weltweit ist die Schaffung von Strukturen (wirtschaftlichen, politischen, ethischen), die für ein Mehr an Entfaltung für die Natur und an Glück* für alle Lebewesen sorgen. Die nachfolgenden Artikel bilden dazu Voraussetzungen.

Allg.Erklärung: Fehlanzeige

Artikel 1: Denken

Zentrales Grundbedürfnis des Menschen ist das Denken (Informationsverarbeitung und Konzeptualisierung).
Es müssen alle Bedingungen geschaffen werden, damit alle Menschen Zugang zu Informationen und zur Möglichkeit der Konzeptualisierung erhalten. Optimales Denken setzt die optimale Realisierung der Artikel 2 bis 6 voraus.

Allg.Erklärung: Artikel 18, 19, 26, 27

Artikel 2: Gesundheit

Alle Maßnahmen werden weltweit getroffen, damit Lebewesen ihre physiologischen Bedürfnisse befriedigen können. Dies schließt auch das Bedürfnis nach Sexualität ein. Mit der Natur als Reservoir wird sorgfältig und schonend umgegangen.

Allg.Erklärung: Artikel 24, 25

Artikel 3: Sicherheit

Es wird weltweit angestrebt, Strukturen zu schaffen, die ein Maximum an Sicherheit für alle Lebewesen sorgen. Mit der Natur wird in diesem Zusammenhang schonend umgegangen.

Allg.Erklärung: Artikel 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 14, 15, 17, 22, 28

Artikel 4: Soziale Einbindung

Es wird weltweit dafür gesorgt, dass Lebewesen sich in einem sozial stützenden Umfeld bewegen. Es sollen Strukturen geschaffen werden, die Selbstverwirklichung sozial unterstützen.

Allg.Erklärung: Artikel  1,  16, 20, 22, 25, 26, 27

Artikel 5: Selbstverwirklichung und Partizipation

Es wird weltweit dafür gesorgt, dass Lebewesen alle ihre Potenziale zur Entfaltung bringen. Dabei wird schonend mit der Natur umgegangen. Da die Entfaltung des Einzelnen nur im Rahmen der ihn umgebenden Strukturen erfolgen kann, muss die Möglichkeit bestehen, Einfluss auf diese Strukturen zu nehmen, also zu partizipieren. Die Gesellschaft ist zur Optimierung darauf angewiesen, dass möglichst viele ihre intellektuellen, emotionalen und materiellen Ressourcen dafür zur Verfügung stellen.

Allg.Erklärung: Artikel 12, 13, 17, 18, 19, 20, 21, 23, 24, 25, 26, 27

Artikel 6: Sinn

Es wird weltweit dafür gesorgt, dass Lebewesen ihr Leben als sinnvoll und befriedigend empfinden.

Allg.Erklärung: Fehlanzeige

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Einen Vorteil dieser Neuformulierung der Menschenrechte sehe ich in ihrer Operationalisierbarkeit.

Während „die Menschenwürde“ oder die „Freiheit“ wegen ihrer Abstraktheit schwer direkt einklagbar sind, lässt sich das „Recht auf gute Denkbedingungen“ leichter konkretisieren.

So wird ein Inhaftierter, der keinen Zugang zu Informationen erhält, dem keine Arbeitsgruppe zu ihn interessierenden Themen angeboten wird, dem geistig unterfordernde Routinearbeiten abverlangt werden auf sein Recht auf Konzeptualisierung bestehen können. Dies gilt für eine große Anzahl von Berufstätigen, die  keine intellektuelle Herausforderung an ihrem Arbeitsplatz erleben. Wenn die Befriedigung des Grundbedürfnisses nach Informationsverarbeitung und Konzeptualisierung zum Menschenrecht  erhoben wird, so verlangt es eine völlig neue Organisation der Gesellschaft, mit dem Ziel, alle Denkkapazitäten der Menschheit weltweit zu mobilisieren, damit wir die aufkommenden Probleme lösen und eine bessere Welt schaffen.

Die drei weiteren von mir aufgelisteten, an Maslow orientierten Menschenrechte bilden eine Voraussetzung für befriedigende Konzeptualisierung: die Gesundheit, die Sicherheit, die soziale Einbindung. Die Selbstverwirklichung und die Partizipation sind ohne Konzeptualisierung nicht denkbar. Und der Sinn ergibt sich aus allen diesen Prozessen.

Eine Frage muss noch geklärt werden: wo finden sich in meinem Vorschlag für Neue Menschenrechte die in der Allgemeinen Erklärung der Menschenrechte prominent genannten Grundrechte wie die Menschenwürde, die Freiheit, die Gleichheit, die Brüderlichkeit? Die Menschenwürde ist durch alle Artikel gesichert, insbesondere Artikel 1 (Recht auf Informationsverarbeitung und Konzeptualisierung), Artikel 5 (Recht auf Selbstverwirklichung und Partizipation) und Artikel 6 (Recht auf Sinn). Die Freiheit ist Bedingung für die Realisierung von Artikel 1, Artikel 5 und von Artikel 6. Die Brüderlichkeit ist aufgehoben im Artikel 4 (Soziale Einbindung).

Alle weiteren Rechte aus der Erklärung der Menschenrechte sind ebenfalls in den Artikeln 1 bis 6 meines Vorschlages aufgehoben.

Schluss und Perspektiven

Die von mir vorgeschlagenen „Neuen Menschenrechte“ sind ein Versuch, die Forderungen, die wir an die Politik richten, von idealistischen, schwer operationalisierbaren Idealen auf die Füße zu stellen. Die Menschenrechte sollen an die Grundbedürfnisse des Menschen anknüpfen. Dadurch wird ein neuer Blick auf die Welt geworfen. Und es werden völlig neue Forderungen erhoben.

Lasst uns dieses neue Instrument testen!

 

IPK wiederentdeckt! Wow!

Das Projekt ist nach wie vor sehr erfolgreich. Hier der IPC in Eichstätt!

Larbig/Spang (#edchatde) verbreiten die Neuronenmetapher!

#edchatde will Lehrende im Netz zum Sprechen bringen/ihnen eine Stimme geben #neuronen via @herrlarbig -> @jeanpol pic.twitter.com/Gd3Q3nSKEe

 

Basisregeln für Internetprojekte.

Was ich im Netz suche, sind Mitstreiter, Leute, die ich andocken kann, um mit ihnen langfristige Projekte durchzuführen. Hier zählt also Nachhaltigkeit, Ausdauer und Zähigkeit. Um in der virtuellen Welt Mitstreiter für meine Projekte zu gewinnen, beachte ich folgende Regeln:

  1. Mach dich transparent: liefere in deinem Profil möglichst viele, für den Benutzer spannende Informationen über dich. Je mehr Informationen du über dich gibst, desto größer die Chance, dass jemand einen Ansatzpunkt zur Zusammenarbeit entdeckt. Angst vor Missbrauch der Angaben ist meistens unbegründet. No risk, no fun!
  2. Biete motivierende Projekte an: Was mich persönlich angeht, so stütze ich mich auf die Beschreibung der Grundbedürfnisse von Maslow. Meine Angebote sprechen das Bedürfnis nach sozialer Zugehörigkeit und sozialer Anerkennung, nach Selbstverwirklichung aber vor allem nach Sinn, weil nur dieses langfristig tragfähig ist: wir wollen die Welt verbessern!
  3. Kontaktiere viele Leute: Wenn du Mitstreiter suchst, muss du Leute ansprechen, auch wenn du auf manche penetrant wirken kannst. Wenn du dich nicht rührst, wird dich niemand beachten. Wenn jemand dich penetrant findet, wäre er sowieso kein guter Arbeitspartner für dich.
  4. Wenn jemand auf deine Angebote positiv reagiert, pflege ihn: Zeige ihm, dass du dich für ihn interessierst. Als möglicher Partner besitzt er bestimmt “Ressourcen”, die für die Zusammenarbeit wertvoll sind. Diese Fähigkeiten musst du entdecken.
  5. Antworte stets zügig (Reaktionsgeschwindigkeit), sei präsent und zuverlässig: Enttäusche die Menschen nicht, die Energie und Zeit für dich investieren. Im Netz sind Menschen und Beziehungen sehr volatil, du aber willst mehr mit den Menschen tun! Du hast was mit den Leuten vor! Das müssen sie spüren!
  6. Stelle deine Partner auf eine Bühne und vernetze sie: Wenn du mit Leuten langfristig zusammenarbeiten willst, solltest du sie miteinander verbinden. Zeige, was sie können, führe ihnen Aufmerksamkeitsströme zu, indem du sie in Sammelmails erwähnst und auf ihre Arbeit hinweist.
  7. Überlege dir immer wieder spannende Projektziele und achte darauf, dass diese Ziele auch erreicht werden. Das ist zwar auch im RL wichtig, aber im virtuellen Raum noch viel mehr, weil – wie bereits festgestellt – die Beziehungen im Netz besonders volatil sind. Beteiligungsinitiativen verlangen, dass der Initiator immer wieder Impulse einbringt. Bis zum Schluss.

Diese Verhaltensweisen bilden das, was ich Netzsensibilität nenne. Sie müssen automatisiert werden, wenn man im neuen Paradigma erfolgreich arbeiten will. Wer im traditionellen Wissenschaftssystem sozialisiert wurde, hat dies nicht gelernt.