Changements de paradigme.

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Jean-Pol Martin

Ce texte contient la description de mes changements de paradigme depuis mon adolescence jusqu’à aujourd’hui: en politique de l’extrème droite à l’extrème gauche, en pédagogie avec „Enseigner pour apprendre“,en anthropologie avec mon „modèle du bonheur“ et en philosophie politique avec ma proposition pour un nouveau catalogue des droits de l’homme. 

De l’extrème droite à l’extrème gauche

Je suis né à Paris en 1943. C’était sous l’occupation allemande.

Ma famille était résolument de droite.

Lorsque j‘eus 18 ans nous étions en pleine guerre d‘Algérie. Evidemment pour ma famille l’Algérie faisait partie intégrante de la France. „L’Algérie, c’est la France“. Quand à Alger une partie de l’armée se révolta contre le gouvernement de Paris parce qu’on suspectait les généraux de préparer l’abandon de l’Algérie, nous fûmes partisans des rebelles.  De toute façon le gouvernement était constitué de socialistes sans foi ni loi! La révolte des généraux déclencha une crise gouvernementale et face à cette situation le peuple fit appel à un sauveur: le général De Gaulle. Tous les conservateurs étaient persuadés que De Gaulle garderait l’Algérie française. Mais De Gaulle lui-même constata rapidement que ce ne serait pas possible et enclencha un processus qui allait conduire à l’indépendance.  Aussitôt il fut accusé de trahison par l‘extrème droite. La résistance s’organisa avec la constitution d’une „armée secrète“, l’OAS. Evidemment ma famille était pour l’OAS. Je distribuai des tracts soutenant cette organisation. A cette époque je faisais ma préparation militaire parachutiste (PM-para) tous les week-end.

Mon changement de paradigme s’effectua en 1968. J‘avais 24 ans et faisais des études d’allemand à Nanterre.  Mes opinions politiques étaient encore celles que j’avais héritées de ma familie, donc très à droite.

Un matin en mars je pénétrais dans le halle du bâtiment A où se trouvait le département d’allemand  lorsque je vis sur les murs des grafitis avec des slogans du type „Il est interdit d‘interdire“, „Sous les pavés la plage“, „Le fachisme dans la poubelle de l‘histoire“, „Plus jamais travailler!“ J’étais assez choqué car à cette époque les grafitis étaient très rares, en tout cas dans les établissements universitaires. Des étudiants du département de sociologie arrivèrent, parmi eux Cohn-Bendit, qui voulaient nous inciter à faire la grève. Aussitôt je vis pour moi l’occasion de faire preuve de civisme et de loyauté vis à vis du système et je pris à partie ces perturbateurs qui voulaient m’empêcher d’étudier.

Je suis à gauche sur la photo. Cohn-Bendit est à droite. La photo est empruntée à l’hebdomadaire d’extrème droite Minute. Je suis donc l’étudiant modèle qui s’oppose aux „enragés“.

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Il s’ensuivirent des semaines et des mois de discussions, jours et nuits, à Nanterre, dans les rues de Paris, dans les salles de cours, dans les théâtres et sur les places publiques. Ma vision du monde se transforma complètement.

D’un seul coup je compris les critiques du capitalisme, l’attitude des syndicats, les manifestations contre la guerre du Vietnam. Je lus des textes de Karl Marx, tous les hebdomadaires et journaux de gauche qui paraissaient alors, notamment Le Monde.  Ce que je trouvais bien avant fut subitement mal et inversement.  Mes parents condamnaient tout cela mais ils restèrent bienveillants, conformément à leur naturel. Comme j’enseignais l’allemand comme maître auxiliaire à cette époque, ces événements eurent des conséquences considérables sur ma pédagogie. Tandis qu’avant mai 68 j’étais persuadé qu’un bon professeur doit être très sévère, insister pour que les contenus du programme soient maîtrisés à la lettre et transmis par cours magistral, ma méthode se transforma radicalement. Brusquement je me mis à la place des éléves, je voulus prendre en compte leurs intérêts et leurs besoins et je pratiquai une pédagogie active.  Un peu trop active peut-être, car certains prétendaient qu’ils n’avaient plus vraiment l’impression d’apprendre.

Bien des années plus tard, lorsque que je me fus installé en Allemagne et que j‘étais professeur de français et d’allemand  à Nuremberg, j’eus la possibilité de participer à l’élaboration de „A bientôt“, un manuel pour l’enseignement du français aux adultes publié par l’éditeur Klett.

Du behaviorisme au cognitivisme

Dans les années 70 les théories de l’apprentissage étaient behavioristes. Pour apprendre une langue étrangère il fallait transformer et répéter des membres de phrases jusqu’à ce que ceux-ci soient automatisés et deviennent der réflexes verbaux. Le cadre pour ces exercices étaient les laboratoires de langue, Les participants devaient réagir instantanément à des signaux provenants de bandes magnétiques.

Exemple:

Signal: „Qui est sur le pont? – Philippe“.

Participant: „Philippe est sur le pont“.

Signal: „Philippe est sur le pont“

Participant: „Philippe est sur le pont“

Signal: „Qui est sur le pont? –  Marie“.

Participant: „Marie est sur le pont“, etc…

Bauer/Trochu: „Französisch für Sie. 1“, Hueber Verlag: München 1969, S.13

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Cette conception de l’apprentissage s’appuyait sur les expériences de Pawlow sur les réflexes conditionnés, lorsqu’on propose un morceau de viande à un chien et qu’en même temps une clochette retentit.  La vue de la viande déclenche une production de sucs digestifs. Lorsqu’un son de cloche accompagne l’offre de viande, peu à peu les deux phénomènes sont associés. A l’issue de ce processus un bruit de sonnette suffit pour déclencher une production de suc digestif même sans apport de viande.  Et c’est ainsi que les didacticiens de langue à l’époque qu’on apprend une langue par associations de situations avec des structures linguistiques. Si après avoir appris la structure correspondante je vois mon ami Paul dans la rue, cette vue déclenche automatiquement la phrase: „Bonjour Paul!“

Cette forme d’apprentissage était très limitée et ne mobilisait pas les capacités de réflexion  des élèves. Ceux-ci n’étaient même pas informés sur le sens des phrases qu’ils devaient mémoriser.

Dans l’enseignement scolaire des années 70 par contre la méthode traditionnelle grammaire-traduction, avec textes, grammaire et questions sur le texte continuait à prédominer. Elle se trouvait absolument à l’opposé des méthodes behavioristes. Les textes étaient littéraires ou civilisationnels, avec des contenus et des structures syntaxiques très complexes (usage du passé simple et du subjonctif du passé) qu’il fallait mémoriser en vue des devoirs sur table. Cependant peu à peu, à la fin des années 70 les méthodes traditionnelles furent dans l’enseignement scolaire aussi peu à peu remplacées par des méthodes behavioristes. Imitation et répétion et travail sur des textes simples et non littéraires.

Le passage aux méthodes communicatives

En 1974 Hans-Eberhard Piepho publia en Allmagne un ouvrage qui bouleversa complètement l’enseignement des langues aux adultes: „Kommunikative Kompetenz  als übergeordnetes Lernziel im Englischunterricht“ („La compétence de communication en tant qu’objectif de l’enseignement d’anglais“).

Brusquement les apprenants n’étaient plus des êtres passifs, conditionnés, qui devaient acquérir des réflexes en imitant et répétant des phrases qu’ils ne comprenaient pas. Ils étaient des sujets autonomes, politiquement actifs qui voulaient communiquer par le langage et exercer de l’influence sur leurs interlocuteurs.

En conséquence les contenus furent catégorisés en  „objectifs communicatifs“, par exemple: „Parler de mets et de recettes, exprimer des préférences culinaires, passer une commande au restaurant, réclamer, présenter des excuses/réagir à des excuses, faire un compte-rendu.“

C’est l’individu dans sa totalité qui était impliqué.

L’équipe d’auteurs, dont je faisais partie, constituée par l’éditeur Klett pour réaliser le manuel de français pour adultes s’appuya sur les travaux de Piepho et était entièrement acquise à l’approche communicative. Nous avons identifié les situations pertinentes pour un apprenant adulte du français en France, nous avons déterminé les intentions de communication et élaboré pour chaque leçon un recueil de petits textes contenant les formes linguistiques permettant de réaliser ces intentions de communication. Le but était de développer les compétences communicatives des apprenants.

Notre manuel eut beaucoup de succès.  Il en fut vendu 1,5 millions d’exemplaires au cours des années 1980 à 2000.

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Il ne faut pas croire que l’histoire de la didactique se résume à une suite de passages du cours magistral aux méthodes behavioristes puis à l’approche communicative.En fait les conceptions pédagogiques et didactiques ont varié continuellement. Ces changements s’articulent entre deux pôles. D’un côté l’apprenant est considéré comme un récipient qu’il faut remplir de savoir (métaphore de l’entonnoir) ; aujourd’hui on trouve encore ce modèle à l’université dans les cours magistraux, mais malheureusement aussi dans beaucoup d’écoles et dans le système éducatif dans son ensemble.

D’un autre côté on est en présence d’un modèle qui s’est imposé avec le pragmatisme américain et considère l’élève comme un être autonome, plein de créativité, qui veut construire de façon active son savoir.

Lernen durch Lehren (LdL)

(Enseigner pour apprendre)

A l’époque où je participais à la rédaction de „A bientôt“ j’étais professeur d’allemand et de français au lycée de Höchstadt/Aisch en Franconie. En 1979 un poste de didacticien du français langue étrangère fut créé à l’Université d’Eichstätt en Bavière et je l’obtins.

Comme j’étais persuadé que je ne pouvais, en bonne conscience, enseigner la didactique du français à l’université sans diriger au moins un groupe au lycée, je profitai des possibilités offertes par le ministère aux didacticiens et je pris  une classe au lycée Willibald d’Eichstätt (4 à 5 heures de cours par semaine).  De 1980 jusqu’à ma retraite en 2008 j’enseignai donc une classe et je pus relater aux étudiants dans le cadre de mes cours universitaires mes expériences pratiques.

La première classe qui me fut confiée était une quatrième. Evidemment je pratiquai une pédagogie active incluant des jeux de rôles, des travaux en binômes, des dialogues. Cependant je n’étais pas satisfait. Je continuais à être très dominant en cours, à diriger les exercices, introduire le nouveau vocabulaire, la grammaire, les textes, à corriger les fautes, à poser les questions et donner la parole à ceux qui levaient la main. Je parlais beaucoup plus que les élèves.

Je me souvins avoir lu dans un livre de didactique des langues qu’une enseignante de Berlin avait pratiqué l’enseignement mutuel (les élèves s’enseignent mutuellement) plusieurs mois dans une classe de français. Mon premier pas fut de demander à un élève de diriger la correction des exercices. Après une courte période d’adaptation l’élève fut en mesure de donner la parole à quelqu’un, de corriger une faute lorsqu’il s‘en produisait une ou de la faire corriger par un autre, de donner une explication grammaticale lorsque l’occasion s’en présentait. Encouragé par ces succès je confiai peu à peu aux élèves toute un ensemble de tâches réservées normalement au professeurs: l’introduction du nouveau vocabulaire, de la grammaire, des nouveaux textes et la direction des exercices. Je partageai les contenus en petites unités que je distribuai aux élèves en groupes de deux avec  la mission de présenter ces contenus (vocabulaire, grammaire, texte) à la classe et de  les faire mémoriser par leurs camarades. Le cours avait donc sa structure traditionnelle, à la différence que ce n’était pas le professeur mais les élèves qui introduisaient et faisaient mémoriser les contenus. La tâche de partager et distribuer les contenus à pésenter, de veiller à ce que le cours s’opère de façon polie et efficace, de faire respecter la discipline et de donner des notes resta du domaine du professeur.

Cette mesure eut des conséquences dont je ne pouvais pas prévoir les dimensions à cette époque.  Tout d’abord le rythme du cours se ralentit, car les élèves devaient beaucoup plus réfléchir s’ils voulaient présenter des contenus ou comprendre les explications d’un camarade. Les processus mentaux étaient komplexes et exigeants. Vu de l’extérieur le cours paraissait moins dynamique et vivant, mais les élèves étaient impliqués intellectuellement et devaient traiter des informations à un niveau élevé. Il ne s’ennuyaient pas.

Par ailleurs une grande partie des activités sur les contenus avait été transférée du professeur sur les élèves. Ils devaient:

1.  Comprendre les contenus nouveaux qu’ils devaient présenter (vocabulaire, grammaire, textes) et en vue de les transmettre en cours ils devaient sélectionner les éléments essentiels (réduction de la complexité),

2. didactiser les contenus  de façon à motiver leurs camarades et s’assurer qu’ils les comprennent parfaitement (préparer des transparents, des diagrammes, des questions sur les textes, mettre en place des travaux de groupe ou des travaux en binômes) et

3. prévoir une phase de mémorisation et d’automatisation. Toutes ces tâches exigent des élèves un grand engagement intellectuel et émotionnel. Ils sont mis à contribution de façon intense et on exige d’eux un maximum. De plus ils portent la responsabilité du succès du cours, ressentent une forte implication et ont la conscience de contrôler les proces.

Très vite mes travaux furent l’objet de beaucoup d’attention des spécialistes.

C’est ainsi que Wolf Theuring, responsable à l’institut de documentation pédagogique de Munich (Institut für Film und Bild in Wissenschaft und Unterricht – FWU) entreprit une série de films documentant les progrès d’une classe que j’ai conservée de 1982 à 1987, donc pendant 5 ans.  Par ailleurs je fus invité régulièrement par Paul Meier, responsable de la formation postuniversitaire pour professeurs de langues à Dillingen (Bavière), pour présenter ma méthode.

J’étais persuadé d’avoir découvert l’oeuf de Christophe Colomb, car cette pratique résolvait tout un ensemble de problèmes posés par l’enseignement des langues au début des années 80!

Dans l’enseignement traditionnel régnait encore le cours magistral, les élèves devaient imiter et répéter. Ils parlaient peu et jamais de manière authentique, c’est à dire pour exprimer ce qu’ils voulaient dire vraiment. Ils s’ennuyaient beaucoup, car les contenus étaient simples compte tenu des difficultés de compréhension liés à la langue étrangère et intellectuellement peu satisfaisants. Avec ma méthode ils étaient occupés de façon intense, ils se concentraient sur les contenus, c’est à dire sur le vocabulaire, la grammaire et les textes de civilisation, car ils avaient la tâche de les enseigner à leurs camarades. La concentration et la discipline étaient exemplaires! Comme j’étais convaincu que mes collègues allaient aussitôt reprendre mes techniques, je ne pensais pas qu’il fût nécessaire pour une pratique si facile à mettre en oeuvre, d’effectuer un travail scientifique pour en étayer les fondements.

Très rapidement je constatai que ma méthode était loin d’être compréhensible tout de suite pour mes collègues, bien au contraire. Ma technique enfreignait toutes les règles imposées par les spécialistes dans les instituts de formation de professeurs de l’époque. Les contenus devaient être transmis par petites portions. Les élèves étaient conduits à petits pas d’une minicompétence à l’autre. Tout d’abord la prononciation de mots isolés, puis chaque phrase à mémoriser par répétition et enfin les élèves avaient accès au texte entier.

Avec ma méthode les apprenants étaient aussitôt confrontés avec la totalité de la langue. Ils devaient construire leur savoir et leur compétence à partir des textes non filtrés, par un système de trial and error avec le soutien de l‘enseignant. Ce n’était plus le professeur qui était au centre de l’apprentissage. C’étaient les contenus sur lesquels les élèves devaient travailler sans que le maître s’intercale et leur cache la vue. Le point de départ de toutes les activités étaient les élèves eux-mêmes. Ils étaient les acteurs principaux dans le cadre entier du cours.

Grâce à Paul Meier je fus invité à un séminaire de tous les formateurs de professeurs de français en Allemagne à Vilshofen en Bavière. C’était en novembre 1984.

Certains furent très intéressés, d’autres considéraient mon approche comme „scandaleuse“. Quoi qu’il en soit ma méthode fur aussitôt un sujet important dans les séminaires de formation de professeurs de français en Allemagne. Et ceci de façon durable.

Je compris que mon idée était plus qu’une simple technique rapidement communicable dans les séminaires de formation. Je rencontrerais certainement beaucoup de résistance et il fallait, pour persuader, appuyer ma méthode sur une recherche scientifique empirique très large.

Je n’étais pas enthousiasmé car je ne pensais  pas que ma recherche aurait beaucoup d’effet sur la pratique des collègues dans les collèges et lycées. Ma méthode fonctionnait, les élèves étaient occupés et apprenaient beaucoup. Cela me semblait suffisant  pour persuader les enseignants. Mais les didacticiens universitaires me prévinrent: je ne pourrais obtenir l’attention des spécialistes qu’en me faisant connaître par de nombreuses publications.

Je pris contact avec Herbert Christ à Gießen, le didacticien de français le plus connu d‘Allemagne à l’époque, et il m’accepta comme doctorant.

Ma recherche consistait à constater pourquoi le dispositif „Lernen durch Lehren (LdL)“ était clairement supérieur aux cours de type magistral et behavioriste pratiqués à l’époque. Ce qui était frappant dans l’usage de „Lernen durch Lehren“ c’étaient les progrès linguistiques considérables et l’augmentation spectaculaire de la motivation.

Les besoins fondamentaux: Maslow

Au cours de mes recherches sur la motivation je fus très tôt confronté à la pyramide de Maslow. Je constatai que ma méthode était beaucoup plus apte à satisfaire les besoins fondamentaux que les pratiques  de type cours magistral existantes.

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Même au niveau des besoins physiologiques la méthode LdL constituait déjà un progrès. En effet les élèves devaient se déplacer pour préparer les transparents, se constituer en groupes, dessiner des affiches, effectuer des pantomimes ou des jeux de rôles. Leur assurance au niveau der l’expression et de la présence „sur scène“ augmentait de présentation en présentation.

Afin que les élèves se sentent en sécurité leurs prestations n’étaient pas notées, ni leurs interventions orales. Comme base d’évaluation je m’appuyais sur des contrôles continus écrits effectués au cours de phases annoncées et limitées.

Les besoins sociaux sont mieux satisfaits lorsque ce sont les élèves qui enseignent les contenus, car le travail de préparation en binôme avant les présentations et les présentations elles-mêmes créent un sentiment de solidarité. Et lorsque leurs prestations sont réussies, le professeur et toute la classe manifestent leur estime ce qui déclenche une émotion collective très positive pour le climat social dans le groupe.

La réalisation des potentialités est favorisée par LdL, car chaque élève a la possibilité au cours de ses présentations d’utiliser ses compétences spécifiques, par exemple ses dons musicaux ou picturaux.

Enfin du fait que les apprenants ont le sentiment de satisfaire tous leurs besoins fondamentaux ils savent que leurs activités ont un sens.

Les neurosciences

Dans le cadre du changement de paradigme du cours magistral à ma méthode LdL, les neurosciences ont joué un rôle essentiel. Je rencontrai les neurosciences par hasard. A cette époque, au début des années 80, celles-ci avaient une importance encore très limitée dans les sciences de l’éducation et dans la société en général.  Aujourd’hui elles ont une position prédominante dans tous les domaines, que ce soit celui du numérique, celui de la recherche sur le bonheur, en médecine ou dans l’entreprise, ou celui de l’internet des objets…

En effectuant mes recherches sur la motivation dans l’apprentissage je découvrai l’ouvrage de Gerhard Portele „Apprentissage et motivation –  Pour une théorie de la motivation intrinsèque.“ Le sujet traité était le traitement de l’information au niveau neuronal et le potentiel d’activation de certains contenus.

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Gerhard Portele: „Lernen und Motivation – Ansätze zu einer Theorie intrinsisch motivierten Lernens“, Beltz: 1975, S.5

A partir de ce moment je me mis à réfléchir de façon approfondie sur les questions suivantes:

  1. Que se passe-t-il dans la tête des élèves lorsqu’ils sont confrontés à une situation d‘apprentissage?
  2. Quels sont les contenus particulièrement fructueux pour le traitement neuronal de l’information?

Ce sont les questions que j’ai utilisées pour analyser ma méthode et sa réalisation.

Dans ma thèse, publiée en 1985 je concentrai mon attention sur cet aspect.

Jean-Pol Martin: „Zum Aufbau didaktischer Teilkompetenzen beim Schüler – Fremdsprachenunterricht auf der lerntheoretischen Basis des Informationsverarbeitungsansatzes“, Gunter Narr: 1985, S.121 („Pour une transmission de compétences didactiques aux élèves – L’enseignement des langues étrangères reposant sur une théorie du traitement de l‘information“)

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J’avais étudié les besoins fondamentaux de l’homme, puis le système nerveux, le cerveau et les récompenses fournies au cerveau par les hormones dans le cadre du traitement de l’information. Sur cette lancée je développai un modèle anthropologique qui devait me permettre de concevoir un environnement d’apprentissage optimal.

Le modèle anthropologique  (Modèle du bonheur)

Cette voie me conduisit de la psychologie de la cognition à la pensée systémique. La lecture qui fut décisive pour moi fut „Lohhausen – Vom Umgang mit Unbestimmtheit und Komplexität“  („Lohhausen – comment aborder le flou et la complexité?“) de Dietrich Dörner et al. Editeur: Hans Huber, 1983. Ma pensée en est empreignée aujourd’hui encore. Dörner et al. dégagent les qualités essentielles dont doit disposer le maire d’une commune fictive, Lohhausen, pour maîtriser avec succès un système complexe et intransparent, telle que se présente une ville. De cette façon ils précisent les compétences dont disposent „les personnes particulièrement aptes à résoudre des problèmes“.

Attitude exploratrice

Les auteurs soulignent l’attitude exploratrice comme étant la qualité majeure des personnes excellant à régler des problèmes:

Par attitude exploratrice on caractérise la disposition d‘individus à s’exposer à des situations nouvelles, floues et complexes. On constate une forte corrélation entre l’attitude exploratrice d’un être et sa capacité à résoudre des problèmes.

La logique est la suivante:  les individus exploratifs recherchent des domaines avec lesquels ils ne sont pas familiarisés et ils essaient de résoudre les problèmes qui s’y posent et de maîtriser les situations auxquelles ils sont confrontés. Chaque expérience qu’ils y acquièrent est mémorisée en tant que schéma cognitif. Plus ils font d’expériences, plus ils enregistrent de schémas et plus leur carte cognitive s’élargit. Une carte cognitive très large assure le contrôle sur beaucoup de domaines, permet un traitement plus rapide de nouvelles impressions et protège de réactions émotionnelles. Elle garantit que les situations nouvelles seront maîtrisées. Le sentiment de contrôle s’affermit, la confiance en soi augmente et de ce fait également la volonté d’aborder des champs d’activité inconnus, donc de se comporter de façon exploratrice.

Mon centre d’intérêt se déplaça du sujet de ma thèse de doctorat, c’est à dire des qualités positives de mon innovation didactique et pédagogique „Lernen durch Lehren“ (LdL) pour l’apprentissage du français, vers une réflexion approfondie sur l’homme en tant que moteur de son propre développement dans le contexte scolaire.  Certes je me limitai pour mes propres recherches empiriques compte tenu de ma spécialité à l’apprentissage du français langue étrangère. Mais dès le début de mes travaux la méthode „Lernen durch Lehren“ s’était répandue à toutes les matières et tous les niveaux d’apprentissage dans le domaine scolaire et universitaire. Je disposai d’un large groupe de collègues qui organisaient des rencontres dans toute l’Allemagne, des congrès annuels, proposaient des ateliers et faisaient des recherches  empiriques sur l’usage de la méthode dans les domaines les plus variés.

Je publiai en 1994 un deuxième ouvrage, qui était aussi ma thèse de doctorat d’Etat (Habilitation): „Vorschlag eines anthropologisch begründeten Curriculums für den Fremdsprachenunterricht“, Tübingen, Gunter Narr. („Proposition de cursus pour l’apprentissage des langues reposant sur un modèle anthropologique.“)

Voici un tableau contenant les éléments essentiels de ce modèle:

 

Modèle anthropologique

I. Besoin de contrôle incluant tous les autres besoins

  1. La pyramide de Maslow (1954)
Sens/transcendance
Réalisation des potentialités
Reconnaissance sociale
Appartenance sociale
Sécurité
Besoins physiologiques

 2. Le traitement de l’information comme besoin fondamental (Martin, 2009, 2011)

La conceptualisation comme source de bonheur

II. Instruments de contrôle cognitif (Martin, 1994)

Pour comprendre notre fonctionnement il faut prendre conscience de la structure antinomique de nos besoins:

  1. Besoins antinomiques (explique la dynamique dialectique du comportement humain)
Contrôle Flou
Ordre Chaos
Clarté Flou
Simplicité Complexité
Intégration Différenciation
Société Individu
Contrainte Liberté
Concrétion Abstraction
Linéarité Non-Linéarité
Centralisation Décentralisation
  1. Empathie (Contrôle par changement de perspective)

III. Comment se comporter?

  1. Elargir son champs de contrôle: facteurs de réussite
  • Attitude exploratrice
  • Compétence heuristique
  • Carte cognitive riche
  • Confiance en soi
  • Attitude exploratrice
  • etc.

=> Le flow comme récompense d’une attitude exploratrice et d’une prise de contrôle (Csikszentmyhalyi, 2000)

Conditions nécessaires au flow:

  1. Découvrir des nouveaux champs d’action;
  2. Situations ouvertes dont on porte la responsabilité;
  3. Résoudre des problèmes, maitriser de grandes difficultés;
  4. Mettre en oeuvre toutes ses ressources;
  5. Sentiment de dépassement de soi;
  6. Contrôle de soi et de la situation.
  1. Se comporter comme un „neurone“

Métaphore du cerveau

  1. Les neurones sont ouverts et transparents
  2. Les neurones communiquent leur savoir instantanément. Ils ne veulent pas se mettre en valeur par rapport aux autres
  3. Comme les neurones n’ont pas peur de faire des fautes, ils réagissent spontanément
  4. Quand les neurones sont contactés, ils répondent aussitôt
  5. Les neurones essaient constamment de garder le contact entre eux; ils n’ont pas peur d’agacer
  6. Les neurones ne sont pas vexés
  7. Les neurones ne font pas de pause; ils ne partent en vacances que lorsque leur travail est achevé
  8. Les neurones ont une attitude ludique face au flou
  9. Les neurones pratiquent une démocratie de base

10.Attention à l’addiction! On ne doit se comporter en neurone que si la situation l’exige!

 

(à suivre)

Paradigmenwechsel.

Dies ist die Beschreibung meiner Paradigmenwechsel seit meiner Jugend bis heute: politisch mit dem Wechsel von rechts nach links, didaktisch mit der Entwicklung der Unterrichtsmethode „Lernen durch Lehren“, anthropologisch mit meinem „Glücksmodell“ und philosophisch mit dem Entwurf eines modernen Katalogs zu den Menschenrechten. 

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Von rechts nach links

Geboren wurde ich 1943 in Paris. Frankreich stand unter deutscher Besatzung. Meine Familie mütterlicher Seite war – als Kleinindustrielle – wohlhabend und hatte das für den französischen Mittelstand entsprechende Bewusstsein: wir sind etwas Besseres. Mein Großvater und die Brüder meiner Großmutter waren Helden im ersten Weltkrieg gewesen, alle hatten die Legion d’Honneur. Die Deutschen wurden von dieser Generation zwar „Boches“ genannt, ein Schimpfwort, aber sehr geachtet als Soldaten.

Weniger geschätzt waren die Juden und die Kommunisten, die – als vaterlandlose Verräter – Frankreich in die Katastrophe geführt hatten. Ich war sehr oft bei meinen Großeltern, die ein großes Haus mit Garten in der Nähe von Paris hatten und uns paradiesische Bedingungen verschafften. Mit 10 Jahren fand ich die Juden und Kommunisten nicht interessant, aber ab 14 waren sie für mich vaterlandlose Verräter. Auch mein bester Freund, dessen Eltern Juden aus Odessa waren und den ich sehr liebte, würde sich bestimmt eines Tages als geldgieriger Vaterlandsloser entpuppen.

Als ich 18 war tobte der Algerienkrieg. Klar, dass für meine Familie Algerien unantastbarer Teil von Frankreich war: „L’Algérie c’est la France“. Als ein Teil der Armee in Oran gegen die Regierung in Paris rebellierte, weil die Politiker aus Sicht der Generäle Pläne zu einem Rückzug aus Algerien vorbereiteten,  waren wir zu Hause natürlich für die abtrünnigen Soldaten. Bestand die Regierung doch ohnehin nur aus Sozialisten ohne Anstand und Moral. Die Revolte der Generäle führte zu einer Regierungskrise und es hallte der Ruf nach einem Retter: General De Gaulle! Alle Rechtskonservativen waren überzeugt, dass De Gaulle Algerien für Frankreich erhalten würde. Er aber merkte bald, dass es nicht möglich war und leitete die Entlassung in die Abhängigkeit ein. Sofort wurde De Gaulle von den Rechten, darunter meiner Familie, als Verräter gebrandmarkt. Es bildete sich der Widerstand gegen De Gaulle, im Untergrund vertreten durch die OAS (Organisation Armée Secrète = Bewaffnete Geheime Organisation). Klar, dass meine Familie die OAS toll fand. Ich verteilte Flugblätter mit dem Stempel OAS drauf. Zu dem Zeitpunkt machte ich ohnehin am Wochenende eine Ausbildung, um später meinen Wehrdienst als Fallschirmjäger zu absolvieren.

Der Paradigmenwechsel in meinem Denken erfolgte 1968. Damals war ich 25 und studierte Germanistik in Nanterre. Meine politische Einstellung war noch die, die ich in meiner Familie mitgeliefert bekommen hatte. Also stramm rechts.

An einem Mittwoch im März trat ich in die Eingangshalle des Gebäudes A der Universität, in dem die Literaturwissenschaftliche Fakultät untergebracht war und sah überall an den Wänden Graffitis mit Parolen, die ich nicht einordnen konnte. „Es ist verboten zu verbieten“, „Unter dem Pflaster der Sand“, „Den Faschismus in den Mülleimer der Geschichte“, „Nie mehr arbeiten!“. Ich war schockiert, denn Graffitis gab es damals nirgends, schon gar nicht an den Wänden öffentlicher Gebäude. Aus der Abteilung für Soziologie kamen Studenten, darunter Daniel Cohn-Bendit, die uns zum Streik bewegen wollten. Sofort sah ich für mich die Möglichkeit, meine Treue zum System und dem Bestehenden zu demonstrieren und attackierte verbal diese Leute, die mich störten und am Studium hindern wollten…

Ich bin links auf dem Bild und Cohn-Bendit rechts. Die Überschrift „Nanterre n’a pas que des enragés“ („In Nanterre studieren nicht nur Tobsüchtige“) bezieht sich auf den Satz eines Politikers, der die revoltierenden Studenten als „Tobsüchtige“ bezeichnet hatte. Ich war jemand, der sich gegen die „Tobsüchtigen“ wendete und ungestört studieren wollte.

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Es folgten Wochen und Monate Diskussionen, Tag und Nacht, in Nanterre, auf den Straßen von Paris, in Lehrsälen, Theatern und auf öffentlichen Plätzen. Mein Weltbild veränderte sich.

Auf einmal verstand ich die Kritik am Kapitalismus, die Position der Gewerkschaften, den Widerstand gegen den Vietnamkrieg. Ich las in Auszügen Karl Marx und alle linken Zeitungen und Zeitschriften, die es damals gab, bevorzugt natürlich Le Monde. Was vorher gut war, war auf einmal schlecht und umgekehrt. Das alles lehnten meine Eltern ab, blieben aber – ihrem Naturell entsprechend – gutmütig. Da ich zu diesem Zeitpunkt bereits seit längerem als Aushilfslehrer  Deutsch am Gymnasium unterrichtete, hatten diese Ereignisse auch gravierende Auswirkungen auf meinen Lehrstil. Während ich vor den Mai-Ereignissen der Überzeugung war, dass ein guter Lehrer sehr streng sein und absolut stoffzentriert und frontal unterrichten muss, veränderte sich mein Blick radikal. Auf einmal nahm ich die Perspektive der Schüler ein, wollte unbedingt ihre Interessen und Bedürfnisse berücksichtigen und ließ sie frei an Texten arbeiten. Zu frei, wie einige mir damals versicherten, denn sie hatten nicht mehr das Gefühl, richtig zu lernen.

Viele Jahre später, nachdem ich nach Deutschland gezogen war und in Nürnberg als Referendar die Fächer Deutsch und Französisch unterrichtete, erhielt ich die Gelegenheit, an „A bientôt“, einem Lehrwerk des Klett-Verlages für die Erwachsenenbildung mitzuarbeiten.

Vom Behaviorismus zum Kognitivismus

In den 70er Jahren herrschte als Lerntheorie der Behaviorismus. Um Fremdsprachen zu lernen musste man bestimmte Sprachmuster solange umformen und wiederholen  bis sie zu Sprachreflexen wurden. Dafür gab es Sprachlabore, in denen die Teilnehmer auf Impulse, die vom Band kamen, reagieren mussten.

Beispiel:

Impuls vom Band: „Wer steht auf der Brücke? – Philippe“.

Der Teilnehmer: „Philippe steht auf der Brücke“.

Impuls vom Band: „Philippe steht auf der Brücke“

Der Teilnehmer: „Philippe steht auf der Brücke“

Impuls vom Band: „Wer steht unter der Brücke?  –  Maria“.

Der Teilnehmer: „Maria steht unter der Brücke“, usw…

Bauer/Trochu: „Französisch für Sie. 1“, Hueber Verlag: München 1969, S.13

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Diese Vorstellung des Lernens knüpfte an die Experimente von Pawlow über Reflexbildungen im Organismus, wenn einem Hund Nahrung angeboten wird in Verbindung mit einem Glockengebimmel. Beim Anblick von Fleisch wird die Produktion von Magensäften angeregt. Wird gleichzeitig geläutet, so wird schrittweise  die Zufuhr von Nahrung mit dem Glockenklang verknüpft. Am Ende werden Magensäfte freigesetzt beim Bimmeln der Glocke, auch ohne dass Fleisch präsentiert wird.

Und so meinten die Sprachdidaktiker damals, dass man Sprachen lernt, indem eine bestimmte Situation mit entsprechenden Sprachstrukturen verknüpft wird. Sehe ich dann meinen Bekannten Paul auf der Straße, so löst dieser Anblick automatisch den Satz „Guten Tag, Paul“ aus.

Diese Form des Lernens war sehr eingeschränkt und mobilisierte kaum die Denkkapazitäten der Teilnehmer. Während des Lernprozesses durften sie nicht einmal erfahren, was die zu automatisierenden Sätze bedeuteten.

In der Regelschule dagegen wurde zu dieser Zeit die Grammatik-Übersetzungsmethode eingesetzt. Das Prinzip stand dem behavioristischen Modell diametral entgegen. Es wurden komplexe, lebensferne  Texte mit schwierigen Grammatikkonstruktionen bearbeitet und für die Klassenarbeiten gelernt.  Allerdings wurde diese traditionelle Methode auch im Schulunterricht schrittweise durch behavioristische Modelle verdrängt. Überall wurden nach dem Umschwung vor der Grammatik-Übersetzungsmethode zum Behaviorismus nun einfache Sprachmuster nachgesprochen und durch permanente Wiederholung automatisiert.

Die kommunikative Wende

1974 veröffentlichte Hans-Eberhard Piepho sein für den Fremdsprachenunterricht  epochemachendes Werk „Kommunikative Kompetenz  als übergeordnetes Lernziel im Englischunterricht“.

Auf einmal waren Schüler nicht mehr willenlose, konditionierte Lebewesen, die durch das permanente Wiederholen von Sprachstrukturen reflexartig lernen sollten. Es waren autonome, politisch aktive Personen, die über Sprache kommunizieren und Einfluss nehmen wollten. Entsprechend wurde der Stoff nach „kommunikativen Lernzielen“ geordnet, beispielsweise: „Über Speisen/Rezepte sprechen, Vorliebe äußern, im Restaurant bestellen, sich beschweren, sich entschuldigen/auf Entschuldigung reagieren, über etwas berichten“.

Gefragt und gefordert war der ganze Mensch.

Die vom Klett-Verlag zusammengestellte Autorengruppe, zu der ich auch gehörte, stützte sich auf die Arbeit von Piepho und war dem kommunikativen Ansatz ganz verpflichtet. Es wurden die für die Erwachsenen relevanten Situationen im Ausland identifiziert, die Sprechabsichten aufgelistet und in kleinen Texten eingebettet. Das Ziel war die kommunikative Kompetenz der Teilnehmer aufzubauen.

Unser Buch hatte viel Erfolg. Im Laufe einiger Jahrzehnte wurden 1,5 Millionen Exemplare verkauft.

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Es wäre verfehlt, wenn man die Geschichte der Didaktik lediglich als die Abfolge von lehrerzentriertem Frontalunterricht, behavioristischer Wende und kommunikativem Umschwung sehen würde. Vielmehr veränderte sich das Bild des Lehrens immer wieder, wobei zwei Pole hervorzuheben sind: auf der einen Seite sieht man den Lerner einseitig als Rezipient,  den man mit Lernstoff abfüllen muss (Trichtermodell); heute findet man dieses Setting immer noch an der Hochschule im Rahmen von Vorlesungen. Aber leider auch oft im gesamten Bildungssystem.

Auf der anderen Seite gibt es ein Modell, das vor allem im amerikanischen Pragmatismus seine Entfaltung erfahren hat und den Schüler als autonomes, kreatives Wesen ansieht, das handelnd sein Wissen konstruieren will.

Lernen durch Lehren

In der Zeit, in der ich an „A bientôt“ mitarbeitete, war ich Referendar und im Anschluss Studienrat zur Anstellung für die Fächer Deutsch und Französisch am Gymnasium Höchstadt/Aisch. 1979 bot sich die Stelle eines Studienrates im Hochschuldienst für die Didaktik des Französischen an der Katholischen Universität Eichstätt an. Ich bewarb mich erfolgreich.

Da ich überzeugt war, dass ich nicht sinnvoll die Fachdidaktik des Französischen an der Universität lehren konnte, wenn ich nicht mindestens eine Gruppe an der Schule unterrichtete, nutzte ich die Möglichkeit, die vom Gesetz vorgesehen war, und erhielt vom Ministerium eine Nebentätigkeitsgenehmigung, um am nahegelegenen Willibald-Gymnasium zu unterrichten. Von 1980 bis zu meiner Pensionierung 2008 führte ich also immer eine Klasse und konnte im Rahmen meiner universitären Veranstaltungen über meine Erfahrungen an der Schule berichten.

Als erstes bekam ich eine 7. Klasse. Natürlich arbeitete ich schülerorientiert und versuchte, die Lerner so viel wie möglich zu aktivieren, mit Partnerarbeit, Rollenspielen und Dialogszenen. Dennoch war ich nicht zufrieden. Ich war nach wie vor dominant, sprach viel mehr als die Schüler, allein bei der Einführung der neuen Vokabeln, der Grammatik und der neuen Texte. Und bei der Korrektur der Übungen.

Ich erinnerte mich, dass ich in einem Didaktikbuch gelesen hatte, dass eine Lehrerin in Berlin mehrere Monate ihre Schüler sich selbst hatte Französisch unterrichten lassen. Ich begann damit, dass ich einen Schüler bat, die Leitung der Korrektur der Übungen selbst zu übernehmen. Nach einer kurzen Eingewöhnungsphase konnte der Schüler andere aufrufen, wenn ein Fehler aufkam, ihn selbst oder von anderen Schülern korrigieren lassen, gelegentlich lieferte er selbst eine grammatikalische Erklärung. Ermutigt durch diese ersten Erfolge übertrug ich schrittweise alle Unterrichtsphasen auf die Schüler, also die Einführung des neuen Wortschatzes, der Grammatik und der neuen Texte. Der Stoff wurde aufgeteilt und die einzelnen Pakete jeweils von zwei Schülern aufbereitet und vor dem Plenum vorgestellt und eingeübt. Es verlief wie ein traditioneller Unterricht, mit dem Unterschied, dass nicht der Lehrer, sondern die Schüler den neuen Stoff einführten und einübten. Der Lehrer bekam die Aufgabe, den Stoff einzuteilen, den Ablauf zu moderieren, für Disziplin zu sorgen und die Schüler  zu benoten.

Diese Maßnahme hatte Auswirkungen, die ich zu dem Zeitpunkt noch nicht überschauen konnte. Grundsätzlich verlangsamte sich der Unterrichtsdiskurs, denn die Schüler mussten viel mehr überlegen, wenn sie einen Stoff vorstellten oder die Erklärung eines Mitschülers verstehen wollten. Die mentalen Operationen waren komplizierter und anspruchsvoller. Nach außen wirkte der Unterricht weniger dynamisch und eruptiv, aber die Schüler waren intellektuell beschäftigt und mussten komplexe Informationen verarbeiten. Sie langweilten sich nicht.

Ferner hatte sich ein Großteil der fachbezogenen Aktivitäten vom Lehrer auf die Schüler übertragen.  Sie mussten:  1. Den vorgegebenen Stoff (Wortschatz, Grammatik, Texte) verstehen und im Hinblick auf die Vermittlung im Plenum die wesentlichen Elemente herausgreifen (Komplexitätsreduktion), 2. Eine Didaktisierung vornehmen, damit die Schüler optimal motiviert und zum vollen Verständnis geführt werden (Folien erstellen, Diagramme, Fragen zu den Inhalten, Partnerarbeit anleiten) und 3. Eine Festigungsphase planen, damit ihre Mitschüler die Inhalte memorieren und automatisieren. Alle diese Aufgaben verlangen von den Schülern einen hohen intellektuellen und emotionalen Einsatz. Sie werden in hohem Maße gefordert und dadurch intensiv gefördert. Ferner trugen sie die Verantwortung für das Gelingen des Unterrichts und erlebten hohe Selbstwirksamkeit.

Sehr bald richtete sich die Aufmerksamkeit der Fachwelt auf meine Arbeit am Gymnasium. So begann Wolf Theuring vom Institut für Film und Bild in Wissenschaft und Unterricht eine Videoreihe, die sich insgesamt 5 Jahre erstreckte und die Fortschritte meiner Klasse von der 7. Klasse bis zur 11. dokumentierte. Ferner wurde ich regelmäßig von Paul Meier, dem damaligen Referent für Fremdsprachen an der Akademie für Lehrerfortbildung in Dillingen eingeladen, meine Methode vorzustellen.

Ich war der Meinung, das „Ei des Kolombus“ entdeckt zu haben, denn das Verfahren löste eine ganze Reihe von Problemen des Fremdsprachenunterrichts zu diesem Zeitpunkt, also zu Beginn der achtziger Jahre.

Im herkömmlichen Unterricht herrschten weitgehend Frontaltechniken, die Schüler mussten imitieren und repetieren. Ansonsten sprachen sie wenig, langweilten sich nicht selten, weil die Inhalte aufgrund der Verständnisschwierigkeiten einfach gehalten wurden und sie intellektuell nicht forderten. Mit meinem Ansatz waren die Schüler intensiv beschäftigt, sie konzentrierten sich auf die Inhalte, also den Wortschatz, die Grammatik und die landeskundlichen Texte, denn sie mussten sie ihren Mitschülern vermitteln. Konzentration und Disziplin waren vorbildlich. Da ich überzeugt war, dass meine Kollegen sofort diese Methode kopieren würden, sah ich keinen Grund, bei einem so einfachen Verfahren, mich damit wissenschaftlich zu beschäftigen.

Sehr bald stellte sich aber heraus, dass die Technik keineswegs für alle Lehrer einsichtig war, ganz im Gegenteil. Die Methode stellte alle damals in den Lehrerseminaren vermittelten didaktischen Prinzipien in Frage. Der Unterricht bestand in einer engführenden Stoffvermittlung. Die Schüler wurden kleinschrittig von einer Teilfertigkeit zur anderen gelenkt. Also die Aussprache der einzelnen Wörter wurde zunächst eingeübt, dann wurden Sätze behandelt und durch Wiederholung eingeprägt und erst am Ende wurden die Schüler mit ganzen Texten konfrontiert. Bei meinem Ansatz wurden die Lerner von Anfang an mit der Totalität der Sprache befasst. Sie sollten konstruktivistisch ihr Wissen und Können aus der Menge des Sprachmaterials gewinnen, im trial-and-error Verfahren, mit Unterstützung des Lehrers. Nicht mehr der Lehrer stand im Mittelpunkt, sondern der Stoff, mit dem sich die Schüler direkt, ohne Lehrerlenkung auseinandersetzten. Von den Schülern gingen alle Aktivitäten aus. Sie waren Hauptakteure im gesamten Unterrichtsprozess.

Dank Paul Meier wurde ich zu einem Treffen aller Seminarlehrer für Französisch  nach Vilshofen in Bayern eingeladen. Das war im November 1984. Einige wenige waren sehr angetan, andere fanden meine Vorschläge „skandalös“.  Auf jeden Fall wurde meine Arbeit zu einem wichtigen Thema in den Seminaren für die Ausbildung von Französischlehrern in Deutschland. Und dies anhaltend.

Es war klar, dass meine Idee mehr als eine schnell vermittelbare Technik darstellte. Ich würde auf viel Widerstand stoßen und musste, um überzeugend zu wirken, meine Methode wissenschaftlich untermauern.

Begeistert war ich nicht, denn ich versprach mir wenige  Auswirkungen meiner Forschung auf die Praxis. Die Technik funktionierte, die Schüler waren gut beschäftigt, lernten viel. Das sollte genügen. Aber ich wurde von Wissenschaftlern ermutigt: ich würde in meinem Fach nur Anerkennung finden, wenn ich mich durch Publikationen bemerkbar machte.

Ich nahm Kontakt mit Prof. Dr. Herbert Christ in Gießen, dem damals führenden Französischdidaktiker in Deutschland und durfte bei ihm promovieren.

In meinem  Forschungsvorhaben wollte ich untersuchen, warum das Verfahren „Schüler unterrichten Schüler“ deutlich besser war als der damals praktizierte behavioristisch geprägte Frontalunterricht. Besonders auffällig war über den deutlichen Anstieg der Sprachkompetenz hinaus die starke Verbesserung der Motivation.

Bedürfnisforschung: Maslow

Im Rahmen meiner Recherchen zum Thema Motivation stieß ich sehr bald auf die Bedürfnispyramide von Maslow. Ich stellte fest, dass mein Verfahren viel besser als der Frontalunterricht  geeignet war, die Grundbedürfnisse der Schüler zu befriedigen.

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Bereits auf der Ebene der physiologischen Bedürfnisse führte das Verfahren „Schüler unterrichten Schüler“ zu mehr Bewegung im Klassenzimmer. Die Schüler praktizierten Partnerarbeit, bereiteten Plakate vor, ihre Stoffvermittlung schloss Pantomimen und Rollenspiele ein. Ihre Sicherheit im Ausdruck und im Auftreten wuchs von Präsentation zu Präsentation. Damit die Schüler keine Angst hatten und sich auch vor Benotung sicher fühlten, wurde der Klassenunterricht frei von Noten gehalten. Evaluationen wurden in eigens dafür vorgesehenen Phasen durchgeführt.

Die sozialen Bedürfnisse lassen sich besser befriedigen, wenn die Schüler die Inhalte vermitteln, denn die anspruchsvolle Aufgabe schweißt die Partner zusammen  und bei gelungenen Stoffvermittlungen werden die Akteure von ihren Mitschülern und vom Lehrer intensiv gelobt. Die Selbstverwirklichung wird deshalb stärker ermöglicht, denn jeder Schüler kann bei der Stoffdarstellung die Kompetenzen einbringen, über die er besonders verfügt, beispielsweise musikalische oder zeichnerische Fähigkeiten. Dadurch, dass die Grundbedürfnisse durch diese Methode insgesamt  deutlich besser befriedigt werden, entsteht das Gefühl, dass alle Unterrichtshandlungen in einem anspruchsvollen Sinnzusammenhang eingebettet sind.

Neurowissenschaften

Im Rahmen des Paradigmenwechsels von der Lehrerzentrierung zur Schülerzentrierung spielte die Neurowissenschaft eine zentrale Rolle in meinem Ansatz.  Auf die Neurowissenschaften stieß ich per Zufall. Damals spielten sie bei weitem nicht die Rolle in der Wissenschaft, die sie heute haben. Heute sind sie zu der zentralen Bezugsgröße in allen Feldern geworden, sei es im Bereich der Digitalisierung, sei es in der Glücksforschung, in der Medizin, in der Unternehmensführung.

Während meiner Recherchen zum Thema Motivation traf ich auf den Titel „Lernen und Motivation“ von Gerhard Portele. Das in diesem Buch behandelte  Thema war die Informationsverarbeitung auf der neuronalen Ebene und die Aktivationspotentiale von bestimmten Inhalten

Gerhard Portele: „Lernen und Motivation – Ansätze zu einer Theorie intrinsisch motivierten Lernens“, Beltz: 1975, S.5

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Ich befasste mich von nun an intensiv mit den Fragen

  1. Was passiert in den Köpfen der Schüler, wenn sie mit einem bestimmten Lernsetting konfrontiert sind?
  2. Welche Inhalte sind besonders förderlich im Hinblick auf die neuronale Verarbeitung von Informationen?

Ich zog diese Fragen bei der Analyse meines Unterrichtskonzeptes und dessen Realisierung heran.

In meiner 1985 veröffentlichten Dissertation hob ich diesen Aspekt besonders hervor:

Jean-Pol Martin: „Zum Aufbau didaktischer Teilkompetenzen beim Schüler – Fremdsprachenunterricht auf der lerntheoretischen Basis des Informationsverarbeitungsansatzes“, Gunter Narr: 1985, S.121

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Ebda S.122

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Ich hatte mich mit den Grundbedürfnissen des Menschen befasst, dann mit dem Nervensystem, dem Gehirn und dem Belohnungssystem im Rahmen der Informationsverarbeitung.  Schrittweise entwickelte ich also ein anthropologisches Modell, das mir ermöglichen sollte, eine optimale Lernumwelt zu gestalten.

Menschenbild und Glücksmodell

Der  Weg führte zur Kognitionspsychologie und zum Systemdenken. Hier wurde für meine Arbeit das Werk „Lohhausen – Vom Umgang mit Unbestimmtheit und Komplexität“ von Dietrich Dörner et al. Verlag Hans Huber 1983 entscheidend. Es prägt mein Denken heute noch. Dörner et al. befassen sich mit den Fähigkeiten, über die der Bürgermeister einer fiktiven Stadt („Lohhausen“) verfügen muss, um das intransparente, komplexe System „Stadt“ erfolgreich zu verwalten.  Auf diese Weise werden die Merkmale herausgearbeitet, die „erfolgreiche Problemlöser“ aufweisen.

Exploratives Verhalten

Die Autoren heben als zentrale Dimension der „Erfolgreichen Problemlöser“ ihr exploratives Verhalten hervor:

Unter explorativer Haltung versteht man die Bereitschaft von Menschen, sich in Situationen zu begeben, die ein hohes Maß an Unbestimmtheiten enthalten. Nun besteht ein  enger  Zusammenhang zwischen dem explorativen Verhalten eines Menschen und seiner Problemlösefähigkeit. Die logische Kette lässt sich folgendermaßen beschreiben: explorative Menschen suchen Felder auf, mit denen sie nicht vertraut sind, und versuchen, sich in diesen Feldern problemlösend zu behaupten. Jede auf diese Weise gewonnene Erfahrung wird zu einem abstrakten, kognitiven Schema verarbeitet. Je mehr Erfahrungen, desto mehr Schemata, desto breiter die kognitive Landkarte. Eine breite kognitive Landkarte sichert Kontrolle über mehr Bereiche, sie ermöglicht eine schnellere Verarbeitung neuer Eindrücke und schützt vor emotionalen Einbrüchen. Sie sichert, dass neue Situationen erfolgreich bewältigt werden. Das Gefühl der Kontrolle festigt sich, das Selbstbewusstsein wächst und dadurch die Bereitschaft, unbekannte Felder anzugehen,  also sich erneut explorativ zu verhalten.

Der Schwerpunkt meines Interesses verschob sich vom Gegenstand meiner Dissertation, nämlich der optimierenden Wirkung der Methode „Schüler unterrichten Schüler“ im Französischunterricht, auf die Erforschung des Menschen als Subjekt seiner Entwicklung im Schulkontext. Zwar beschränkte ich mich für meine eigenen Untersuchungen angesichts meines persönlichen empirischen Zugangs auf die Lernumwelt Französischunterricht. Aber seit Beginn meiner Forschungen hatte sich die Methode „Schüler unterrichten Schüler“ verbreitet und erstreckte sich auf alle Fächer in allen Stufen des Bildungssystems. Ich verfügte nun über eine große Gruppe von Kollegen, die Treffen organisierten, Fortbildungen durchführten und die Methode in unterschiedlichen Bereichen wissenschaftlich untersuchten.

Inzwischen hatte die Methode einen Namen erhalten, der bereits eine Tradition aufwies, nämlich „Lernen durch Lehren“, den wir zur Kennzeichnung unserer spezifischen Anwendung mit „LdL“ abkürzten. Wer „LdL“ nannte, bezog sich also auf unsere Bewegung und unsere Forschung und Praxis.

Ich verfasste eine zweite, umfangreiche wissenschaftliche Schrift, die ich als Habilitationsschrift einreichte: „Vorschlag eines anthropologisch begründeten Curriculums für den Fremdsprachenunterricht“, Tübingen, Gunter Narr: 1994

Kernpunkt meines Buches war mein „anthropologisches Modell“.

Hier gebe ich die Folie wieder, die die essentials des Modells enthalten:

Menschenbild („Glücksmodell“) Juli 2017

I. Kontrolle als übergeordnetes Bedürfnis (nach Martin 1994)

  1. Bedürfnispyramide nach Maslow (1954)
Sinn/Transzendenz
Selbstverwirklichung
Soziale Anerkennung
Soziale Beziehungen
Sicherheit
Physiologische Bedürfnisse

„Glücklich“ macht der Prozess!

  1. Informationsverarbeitung als Grundbedürfnis (nach Martin, 2009, 2011)

                          – Konzeptualisierung als Glücksquelle (Martin, Blogeintrag 2013)

II. Instrumente kognitiver Kontrolle (nach Martin, 1994)

Um die eigenen und fremden Bedürfnisse besser zur erkennen, sollte man wissen, dass Menschen folgende antinomische Bedürfnisstruktur aufweisen:

  1. Antinomische Bedürfnisstruktur (führt zur dialektischen Dynamik)
Kontrolle Unbestimmtheit
Ordnung Chaos
Klarheit Unschärfe
Einfachheit Komplexität
Integration Differenzierung
Gesellschaft Individuum
Zwang Freiheit
Konkretion Abstraktion
Linearität Nicht-Linearität
Zentralisierung Dezentralisierung
  1. Empathie (Kontrolle durch Wechsel der Perspektive)

III. Verhaltensempfehlungen

  1. Ausdehnung des Kontrollfeldes: Merkmale erfolgreicher Problemlöser (nach Dörner, 1983)

  • Exploratives Verhalten
  • Reichhaltige kognitive Landkarte
  • Heuristische Kompetenz
  • Selbstsicherheit
  • Exploratives Verhalten
  •  usw.

=> Flow-Effekt als Belohnung für exploratives Verhalten und Gewinnung von Kontrolle (nach Csikszentmyhalyi, 2000)

(Gefühl des Fließens, Gefühl des Aufgehens in der Handlung)

  1. Unbekannte Felder betreten, Neues entdecken;
  2. Situationen mit offenem Ausgang, für die man die Verantwortung trägt;
  3. Problem lösen, hohe Anforderungen bewältigen;
  4. Ausschöpfen der eigenen Ressourcen;
  5. Gefühl der Selbstentgrenzung;
  6. Kontrolle über das eigene Handeln und das Umfeld.
  1. Wie man sich als Neuron verhalten soll (nach Martin, 2011)

  1. Neuronen sind offen und transparent
  2. Neuronen geben ihr Wissen sofort weiter. Sie wollen nicht als Person bekannt werden und nehmen sich nicht wichtig
  3. Da Neuronen keine Angst haben, Fehler zu machen und sich zu blamieren, feuern sie sehr schnell ab
  4. Wenn Neuronen angedockt werden, reagieren sie sofort
  5. Neuronen versuchen ständig Kontakt zu anderen Neuronen herzustellen; sie haben keine Angst, penetrant zu wirken
  6. Neuronen sind nicht beleidigt
  7. Neuronen machen keine Pause; sie nehmen erst dann Urlaub, wenn ihr Projekt abgeschlossen ist
  8. Neuronale Netze gehen mit Unschärfen spielerisch um
  9. Neuronale Netze haben eine basisdemokratische Einstellung
  10. ACHTUNG, HOHE SUCHTGEFAHR: das Neuronenverhalten muss kontrolliert und situationsabhängig eingesetzt werden!

 

Universalistisches, konsensfähiges „Menschenbild“

Bei allen meinen Recherchen fiel mir auf, dass zwar in der Soziologie, der Psychologie, der Politik, der Philosophie, der Pädagogik, der Medizin stets Soll-Empfehlungen, also Präskriptionen gemacht werden. Andererseits weigern sich Wissenschaftler, insbesondere Anthropologen, Psychologen, Pädagogen und Philosophen, den Menschen zu definieren und explizit aufzuzeigen, auf welches Konstrukt sie sich stützen, um ihre Präskriptionen zu begründen.  Implizit tragen zwar alle ein Menschenbild, auf das sie sich beziehen, in sich und treffen ihre Bewertungen und Entscheidungen nach diesem Konstrukt. Aber jedes einzelne Menschenbild ist von den anderen unterschiedlich und vorwissenschaftlich.  Wenn beispielsweise Politiker Entscheidungen fällen über kirchliche Belange, soziale Einrichtungen, Bildungsausgaben, die Ansiedlung von Industrieanlagen, den Mindestlohn, die Verteidigung des Landes, die Asylpolitik, die Ehe für alle, den Umweltschutz, die Sterbenshilfe, die Stadtarchitektur, Eingriffe in das Genom und die medizinische Versorgung, dann immer auf der Grundlage ihres privaten, impliziten Menschenbildes, das sich möglicherweise sehr stark unterscheidet von ihren Politikerkollegen. Natürlich gibt es Politikergruppen, die sich auf ähnliche Menschenbilder beziehen und sich auch deshalb als Partei konstituiert haben. Dies gilt für die christlichen Parteien wie auch für die Liberalen und die Sozialisten. Aber der Bezug bleibt eine vage Orientierung ohne wirklich verpflichtende Bindung.  Auch die Allgemeine Erklärung der Menschenrechte und das Grundgesetz der Bundesrepublik Deutschland beziehen sich implizit auf ein Menschenbild, das an der Aufklärung orientiert ist und in der Tradition der Verfassung der Amerikanischen Staaten von Amerika im Jahre 1787 und an der Erklärung der Menschenrechte von 1789 in Frankreich steht.  In keiner dieser Erklärungen wird explizit auf die Konstitution des Menschen hingewiesen. In der deutschen Verfassung wird der Bezug zu Gott an prominenter Stelle gesetzt, was die dezidierte, allerdings implizite Entscheidung  für ein bestimmtes Menschenbild bedeutet.

Die Maslowsche Bedürfnispyramide

Die Beschäftigung mit Maslow, dem ich bei den Recherchen zur Motivation bei „Lernen durch Lehren“ begegnet war, setzte ich fort. Ich war auf eine Darstellung menschlicher Bedürfnisse gestoßen, die aus meiner Sicht das menschliche Verhalten ausreichend beschrieb und operationalisierbar war. Auf der Grundlage der  Pyramide war ich in der Lage, jeder mir bekannten oder unbekannten Person zu sagen, ob und warum sie glücklich war. Ich war auch in der Lage zu verstehen, warum ich in bestimmten Phasen meines Lebens nicht glücklich war und was ich dagegen tun konnte. Schließlich war es mir möglich, die Qualität meiner Umwelt nach den Merkmalen zu analysieren, die Glück bzw. Unglück generieren. Und nicht nur das: ich konnte für andere Menschen, in erster Linie meine Familie, meine Freunde, meine Studenten und Kollegen solche Umwelten schaffen, die günstig für ihr Leben und ihre Zufriedenheit waren. Ich konnte „glückbringende Strukturen“ gestalten und anbieten.

Allerdings nahm ich im Laufe der Jahre einige Ergänzungen vor.

  • Die Maslowsche Pyramide ist keine Pyramide

Gleich gilt es, ein Missverständnis auszuräumen: es ist durchaus nicht so, dass man erst dann zur nächsten Stufe der Pyramide Zugang hat, wenn man die darunter liegende bereits erklommen hat. Auch Maslow hat es erkannt und präzisiert. Es ist ganz im Gegenteil so, dass

die Befriedigung von Bedürfnissen einer „höheren“ Stufe die Nichtbefriedigung einer niedrigeren ausgleichen kann. Wer beispielsweise auf der physiologischen Ebene unter chronischen Schmerzen leidet, wird gut daran tun, sich unter Menschen zu begeben (soziale Bedürfnisse), intellektuellen Tätigkeiten nachzugehen (Selbstverwirklichung), sich also abzulenken und damit seinem Leben weiterhin Qualität zu verleihen (Sinn). Man könnte dies auch Kompensation durch Sublimation nennen.

  • Kontrolle als übergeordnetes Bedürfnis

Der Begriff „Kontrolle“ ist negativ konnotiert. Immer wenn ich diesen Begriff verwende, stoße ich auf Widerstand. Die Zuhörer sehen darin eine aktive Überwachung mit Einschränkung der Freiheit von Mitmenschen. Dabei ist „Kontrolle“ ein Fachbegriff aus der Kognitionspsychologie, der umgangssprachlich nichts anderes bedeutet als „die Sachen im Griff haben“. Und Kontrolle ist ein zentrales Grundbedürfnis. Wer die Kontrolle über sein Leben hat, fühlt sich sicher und wohl, Kontrollverlust ist mit Angst und in akuten Fällen mit Panik verbunden. Die Wiedergewinnung von Kontrolle wird mit Kompetenzgefühlen und großer Erleichterung bis Triumphgefühlen begleitet. Das Kontrollgefühl signalisiert, dass man in der Lage ist, das eigene Leben zu erhalten. Und das Leben zu erhalten ist der Sinn jeder Aktivität und jeder Handlung überhaupt.

Auf diesem Hintergrund fiel mir ein, dass alle von Maslow aufgelisteten Grundbedürfnisse sich einem alles einschließenden Bedürfnis unterordnen lassen, dem Bedürfnis nach Kontrolle. Tatsächlich entsprechen die physiologischen Bedürfnisse der Aufgabe, den Organismus durch Pflege und Zufuhr von Energie funktionstüchtig im Sinne der individuellen Lebenserhaltung zu erhalten. Dies beginnt mit dem Zähneputzen, setzt sich mit dem Frühstück fort und erstreckt sich auf alle Aktivitäten, die der Gesundheit zugutekommen.  Bezüglich der zu den physiologischen Bedürfnissen zählenden Sexualität, so geht es nicht um die Lebenserhaltung des Individuums sondern um die der Art. Die physiologischen Bedürfnisse signalisieren also, dass Handlungsbedarf auf der Ebene des Organismus besteht und dass dessen Funktionstüchtigkeit unter Kontrolle behalten werden muss. Auf der nächsten Stufe, dem Bedürfnis nach Sicherheit, geht es offensichtlich um Kontrolle: das Individuum fühlt sich nicht bedroht und kann entspannen. Das Bedürfnis nach sozialer Einbindung entspricht der Kontrolle auf der sozialen Ebene. Wenn der Mensch in einem sozialen Netz eingebunden ist, verfügt er über mehr Ressourcen, um sein Lebensfeld „im Griff zu behalten“. Dies gilt entsprechend für das Bedürfnis nach sozialer Anerkennung. Wird der Mensch anerkannt, so verstärkt es sein Selbstbewusstsein und sein Gefühl der Kontrolle. Auf der nächsten Stufe wird die Ebene der Defizitbedürfnisse verlassen. Das Bedürfnis nach Selbstverwirklichung ist ein Expansionsbedürfnis. Dazu meint Maslow: „Was der Mensch kann, dass muss er“.  Hier geht es nicht mehr darum, die Kontrolle zu erhalten, sondern die Kontrolle auszudehnen: wenn man Begabungen verspürt, beispielsweise eine musikalische, dann drängt es einen, die entsprechenden Fähigkeiten auszubauen und das umfangreiche Feld der Musik zu erobern, „in den Griff zu bekommen“. Dasselbe gilt für sportliche Aktivitäten, für die Aneignung von Wissen, für die Entdeckung von neuen Ländern. Auf diese Weise wird die kognitive und emotionale Landkarte ausgedehnt. Man „kontrolliert“ immer mehr Bereiche der Welt. Das entsprechende Verhalten wird „explorativ“ genannt.   Schließlich lässt sich das Bedürfnis nach Sinn ebenfalls unter den Oberbegriff „Kontrolle“ subsumieren. Der Mensch ist bestrebt sein Leben auch kognitiv zu überschauen und zu verstehen. Er möchte wissen, was ihn antreibt, er möchte Begründungen für seine Erfolge oder Misserfolge entdecken und Kausalitäten erkennen. Religion und Philosophien halten Sinnangebote bereit, die dem Menschen ein Kontrollgefühl und damit Sicherheit vermitteln. Nicht nur für das Leben, sondern auch über den Tod hinaus.

Mit Maslow war aus meiner Sicht der ganze Mensch erklärbar. Natürlich musste man einige Ergänzungen vornehmen, aber im Kern war die Motivation zu handeln die Lebenserhaltung. Was sich als Grundbedürfnis manifestierte (Hunger, Durst, Schlaf, Neugier) war nichts anderes als ein Signal dafür, dass im Organismus ein Defizit entstanden war und es behoben werden musste.

Sucht als einseitige Fixierung auf eine Quelle der Bedürfnisbefriedigung

Betrachtet man die Maslowsche Pyramide, so stellt man fest, dass  der Mensch eine ganze Reihe von unterschiedlichen Bedürfnissen befriedigen muss. Es kann aber vorkommen, dass eine Befriedigungsquelle so intensive Gefühle hervorbringt, dass der Organismus sich einseitig dieser Quelle widmet und die Befriedigung anderer Bedürfnisse vernachlässigt. Dies entsteht beispielsweise, wenn Drogen bestimmte Teile des Belohnungssystem im Gehirn adressieren und der Drang, die entsprechenden Gefühle immer wieder zu erleben, eine Fixierung auf diese Quelle bewirken.  In Extremfällen werden Hunger, Schlaf, Soziale Bindungen und zahlreiche lebensbestimmende Aktivitäten von dieser einzigen Bedürfnisbefriedigungsquelle verdrängt. Der Mensch wird süchtig.

Exkurs: Die Liebe als Fixierung auf eine Quelle der Bedürfnisbefriedigung

Folgenden Text habe ich 1987, also vor 30 Jahren in meiner damaligen zwölften Klasse (Leistungskurs Französisch) ausgeteilt. Er wurde bei der Behandlung der Romantik verfasst und sollte den Schülerinnen kognitive Instrumente liefern, damit sie Liebeskummer besser „in den Griff“ bekommen.

(J.-P. MARTIN, im Mai 1987)

Ein rascher Blick auf unsere Umgebung zeigt uns, dass unsere Bedürfnisse durch viele Gegenstände befriedigt werden können (Auto: Autonomiebedürfnis; Freunde: Bedürfnis nach sozialen Kontakten; Kuchen: Sinnlichkeit), aber dass der Gegenstand, der viele dieser Bedürfnisse auf eine sehr intensive Weise befriedigen kann, eigentlich eine Person ist. Sie kann das sehr fordernde Bedürfnis nach Sinnlichkeit befriedigen, das nach sozialer Anerkennung, das nach intellektueller und „seelischer“ Harmonie. Man könnte also die Liebe definieren als eine Fixierung auf einen Gegenstand, der sehr viele Bedürfnisse auf einem hohen Niveau befriedigt.

Warum diese Fixierung?

Es ist sehr schwierig, einen solchen Menschen zu finden (Gesetz des Marktes, große Nachfrage, geringes Angebot). Wenn man ihn also endlich gefunden hat, hat man Angst, diese Quelle der Bedürfnisbefriedigung wieder zu verlieren (Eifersucht). Deshalb leidet man sehr unter der Liebe, wenn sie nicht geteilt ist, oder wenn der andere die Beziehung wieder auflösen will. Man spürt dann, dass man eine Quelle verlieren wird, die viele für die eigene Bedürfnisbefriedigung wichtige Elemente enthält.

Was die Sache noch schlimmer macht, ist die ständige Unsicherheit, in der man gehalten wird, denn im Gegensatz zu leblosen Gegenständen, die, wenn man sie einmal gekauft hat, einem endgültig gehören und für die Befriedigung der entsprechenden Bedürfnisse zur Verfügung stehen, werden Menschen nicht ein für allemal „erworben“. Das Leiden lauert übrigens von Anfang an dem Menschen auf:

Während die Anschaffung eines Gegenstandes von Anfang an klar ist (man hat das Geld, um ihn zu kaufen, oder nicht), ist man nie sicher, dass man dem anderen endgültig gefällt (liebt er mich oder liebt er mich nicht?). Oft, aus Koketterie, lässt der andere einen im Ungewissen, spielt mit einem, lässt einen hoffen und stößt ihn dann wieder von sich ab… Das ist die Quelle des Leidens: die Angst, einen Gegenstand, der sehr wichtige Bedürf­nisse auf einem hohen Niveau befriedigt, nicht zu bekommen oder, wenn man ihn doch bekommt, nicht halten zu können.

Wenn man dies verstanden hat, kann man sich schützen:

Man kann die Unsicherheit dadurch verringern, dass man vom anderen verlangt, er solle eine klare Haltung einnehmen, und wenn er das nicht tut, indem man ihn verlässt, selbst wenn man vorübergehend darunter leiden muss. Da man weiß, dass die Bedürfnisbefriedi­gung nicht von einer Person abhängt, ist es ökonomischer, falls diese Person uns im Unklaren lässt, seine Energie in die Suche nach einer anderen Person zu investieren, denn das Produkt ist rar und es darf keine Zeit verloren gehen bei der Suche nach ihm: um es zu finden, muss man sehr viel Aktivität entwickeln!

So kann man dank der Intelligenz (Vernunft) sich vor allzu heftigen Leiden schützen (Gefühle) und effektiver nach Glücksmöglichkeiten suchen.

Kognitive Kontrollinstrumente liefern

Wenn das Wohlbefinden des Menschen von seiner Kontrollkompetenz abhängt, dann ist es Aufgabe des Lehrers, ihm entsprechende Erklärungsinstrumente zu liefern. Aus der Bedürfnisforschung wird mit der Bedürfnispyramide und mit den von mir vorgenommenen Ergänzungen bereits ein mächtiges Werkzeug zur Verfügung gestellt.

Mit der Systemtheorie kann ein weiteres, heuristisch fruchtbares Analysemodell angeboten werden.  So zeigen Beobachtungen aus der Biologie, der Physik und der Psychologie, dass  Entitäten ihr innersystemisches Gleichgewicht dadurch halten, dass sie die Balance zwischen Integration und Differenzierung permanent herstellen. Systeme sind kontinuierlich zentripetalen und zentrifugalen Kräften ausgesetzt und müssen zu ihrer Erhaltung mit großem Energieaufwand dafür sorgen, dass keine von beiden Kräften die Oberhand gewinnt (siehe auch das Gesetz der Entropie).  Sind die zentripetalen Kräfte stärker, implodiert das System. Im gegensätzlichen Fall löst sich das System auf.

Diese Erkenntnis kann man auf Menschen und Menschengruppen anwenden. Wir bewegen uns im Spannungsverhältnis zwischen antinomischen Bedürfnissen.

Kontrolle Unbestimmtheit
Ordnung Chaos
Klarheit Unschärfe
Einfachheit Komplexität
Integration Differenzierung
Gesellschaft Individuum
Zwang Freiheit
Konkretion Abstraktion
Linearität Nicht-Linearität
Zentralisierung Dezentralisierung

Menschen sehnen sich bewusst nach Ordnung, Klarheit, Einfachheit… Aber sehr schnell werden ihnen solche Strukturen langweilig. Der Bauplan der Natur sieht vor, dass Menschen und wohl alle anderen Lebewesen auch permanent trainieren, Unbestimmtheit, Chaos, Komplexität und Unklarheit zu reduzieren. Menschen sind so konstruiert, dass sie Chaos, Unbestimmtheit und Komplexität aufsuchen, um daraus Ordnung, Klarheit und Einfachheit zu schaffen.

Den Zustand, den sie immer wieder herstellen, ist die Mittellinie zwischen beiden Bedürfnistendenzen. Die Belohnung für diese Anstrengungen wird auf der Gehirnebene als Flow empfunden. Auf diesen Punkt werden wir später wieder zurückkommen.

Dass ein Gleichgewicht zwischen den beiden Bedürfnistendenzen nie definitiv erreicht wird, bewirkt dass der Mensch permanent im Ungleichgewicht ist und sich bemüht, die Balance zu halten.

Kaum sind  wir in einer Gruppe integriert, schon achten wir auf unsere Individualität und möchten nicht assimiliert werden. Lässt man uns zu viel Freiheit, so verlangen wir klare Linie und  etwas mehr Druck. Kaum wird dieser Druck ausgeübt, schon wünschen wir mehr Freiheit. Dies gilt für alle Dimensionen.

Politische Parteien sprechen unterschiedliche Bedürfnistendenzen an. So wenden sich konservative und rechte Parteien an das Bedürfnis nach Ruhe und Ordnung. Progressive Parteien bedienen eher Menschengruppen, die Neuerungen und Veränderungen positiv bewerten und bereit sind, Unschärfen zu akzeptieren.

Dies zu wissen ist sehr bedeutsam, denn es gibt uns die Möglichkeit zu analysieren, aus welchem Grund wir uns in bestimmten Situationen unwohl fühlen und entsprechend zu handeln. Viel wichtiger noch ist, dass wir unsere Mitmenschen besser verstehen und Gruppen, die wir führen, entsprechend behandeln. Für jeden einzelnen ist der gewünschte Grad an Freiheit bzw. Führung in jeder Situation unterschiedlich. Es ist nicht möglich, einer Gruppe von Menschen den Grad an Freiheit bzw. Führung zu bieten, das jedes Individuum zu einem gegebenen Zeitpunkt zufriedenstellt. Damit muss man sich abfinden.

Das Glücksmodell: erfolgreiche Problemlöser

Das anvisierte Ziel meines gesamten Modells ist, Strukturen und Verhaltensweisen vorzuschlagen, die den Menschen mehr Glück verschaffen. Auf der Basis der in Teil I beschriebenen Grundkonstitution des Menschen werden nun Verhaltensempfehlungen ausgesprochen.

Es wurde bereits im Zusammenhang mit der Untersuchung von Dietrich Dörner et al. (1983) auf folgende Dynamik hingewiesen:

  • Exploratives Verhalten
  • Reichhaltige kognitive Landkarte
  • Heuristische Kompetenz
  • Selbstsicherheit
  • Exploratives Verhalten
  •  usw.

Exploratives Verhalten führt zur Bildung zahlreichen kognitiven Schemata über die Welt. Wenn ich noch nie in einem Restaurant war, werde ich beim Eintritt in ein Lokal feststellen, dass ich an der Tür abgeholt werde, dass man mich zu einem Tisch führt, dass jemand mir die Karte bringt usw… Beim ersten Mal bilden sich noch keine Schemata, denn ich brauche mehrere Durchgänge in unterschiedlichen Lokalen, um die Gemeinsamkeiten herauszuarbeiten und als charakteristisch für Restaurantbesuche zu speichern. Nicht jede konkrete Erfahrung wird gespeichert, sondern nur der Ablauf, die abstrakte Struktur. Dies gilt für alle Erfahrungen. Je mehr Erfahrungen, desto reichhaltiger die kognitive Landkarte. Dadurch wird meine heuristische Kompetenz trainiert, also meine Fähigkeit, in für mich unbekannten Feldern Regelmäßigkeiten zu erkennen und zum Schema zu verarbeiten. Durch diese Erfolgserfahrungen steigt meine Selbstsicherheit und meine Bereitschaft, mich weiterhin explorativ zu verhalten. Und die positive Dynamik setzt sich fort…

Interessant in diesem Zusammenhang ist festzustellen, dass durch das permanente Durchführen von Balancehandlungen in den für mich unbekannten Bereichen die Fähigkeit wächst, in immer schwieriger werdenden Situationen das Gleichgewicht zwischen Unbestimmtheit und Kontrolle zu halten. Mit entsprechenden Flow-Belohnungen.

Flow

Nach Csikszentmyhalyi  ist Flow ein Gefühl des Fließens, des Aufgehens in einer Handlung. Die Voraussetzung sind folgende:

  • Unbekannte Felder betreten, Neues entdecken;
  • Situationen mit offenem Ausgang, für die man die Verantwortung trägt;
  • Problem lösen, hohe Anforderungen bewältigen;
  • Ausschöpfen der eigenen Ressourcen;
  • Gefühl der Selbstentgrenzung;
  • Kontrolle über das eigene Handeln und das Umfeld.

Im Prinzip kann jede einigermaßen anspruchsvolle explorative Handlung zu Flow führen. Sportarten wie Segeln oder Reiten weisen die Merkmale auf, die Flow induzieren. Unterricht halten, Vorträge, Workshops sind meist mit Flow verbunden, wenn man die Kontrolle über den Prozess behält.

Projekt als glückgenerierende Struktur

Auf der Suche nach Aufgabenprofile, die hohe Potenziale zur Befriedigung der Grundbedürfnisse enthalten und gleichzeitig Flow-Gefühle dauerhaft induzieren stößt man rasch auf die Projektstruktur.

Projekte führen Menschen zusammen und, wenn sie im Hinblick auf die Zufriedenheit der Teilnehmer abgestimmt sind, können sie sowohl Sicherheit als auch soziale Einbindung und Anerkennung bringen, Selbstverwirklichung  ermöglichen und auch Sinn vermitteln.

Als Beispiel wähle ich zunächst die Projekte, die im Rahmen der Methode „Lernen durch Lehren“ kontinuierlich durgeführt werden. Tatsächlich macht die Methode LdL den gesamten Unterricht zum Projekt, denn der Stoff wird unter Schülergruppe aufgeteilt und diese haben die Aufgabe, die neuen Inhalte so aufzubereiten und zu didaktisieren, dass ihre Mitschüler den Stoff aufnehmen und verinnerlichen. Die gesamte Verantwortung liegt bei den Schülern ab dem Zeitpunkt, wo sie den zu vermittelnden Stoff vom Lehrer erhalten haben bis zur Prüfung ihres Lehrerfolges im Rahmen einer Abfrage. Und die Projektstruktur gilt für den ganzen Unterricht, von der ersten Stunde zu Beginn des Jahres bis zur letzten Stunde vor den Ferien.  In diesem Kontext sind alle Bedingungen erfüllt, die förderlich für die Befriedigung der Grundbedürfnisse  sind: soziale Einbindung, soziale Anerkennung, Selbstverwirklichung und  Sinn, denn das zügige und arbeitsintensive Erlernen einer Fremdsprache  sowie der zugehörigen Kulturbestandteile (Landeskunde, Literatur, Musik, Malerei) ist eine sinnvolle Beschäftigung.

Informationsverarbeitung und Konzeptualisierung als Grundbedürfnis

An dieser Stelle muss eine bedeutsame Ergänzung an der Bedürfnispyramide von Maslow vorgenommen werden.

Bereits in meiner Dissertation hatte ich aufgezeigt, dass auf der neuronalen Ebene die permanente Verarbeitung von Informationen angestrebt wird. Dabei zitierte ich Portele (1975): „Um das Optimum an Aktivation zu erhalten, muss der Organismus dauernd neue Stimuli aufnehmen, denn die von einem Stimulus ausgelöste Aktivation verringert sich durch Adaptation. (…) Der Dauerzustand, der angestrebt wird, ist der Verarbeitungsprozess, das dauernde Reduzieren der Abweichung, das Herstellen von immer wieder neuer Konsistenz.“

Mit anderen Worten:  ein zentrales Grundbedürfnis des Menschen ist die Verarbeitung von Informationen, also das Denken. Das kann jeder an sich oder an anderen beobachten: Langeweile entsteht dadurch, dass wir keine adäquaten Informationen mehr zu verarbeiten haben, weder von innen aus dem Gedächtnis, noch von außen aus den vorhandenen Quellen. Viel mehr noch: nicht jede Art von Informationsverarbeitung ist wirklich befriedigend. Es muss eine Informationsverarbeitung sein, die zur Entwicklung von Problemlösungen und Plänen führt, also zur Konzeptualisierung.

Dazu folgender Blogeintrag, den ich im Juni 2013 verfasst habe und hier in toto wiedergebe:

Konzeptualisierung als Glücksquelle.

Posted on 2. Juni 2013 by jeanpol | Bearbeiten

Resume Seit kurzem scheint mir, dass nicht nur die Informationsverarbeitung sondern vor allem die Konzeptualisierung Glücksgefühle hervorruft! Das Unterrichtssetting soll permanente Konzeptualisierung bei Schülern und Studenten anregen.

  1. Informationsverarbeitung und Glück

Lange Zeit war ich der Auffassung, dass ein zentrales Grundbedürfnis über die von Maslow beschriebenen Bedürfnisse hinaus die Informationsverarbeitung sei. Das war auch richtig. Ohne permanente Informationsverarbeitung sind Lebewesen nicht in der Lage, sich an die Veränderungen der Umwelt anzupassen und sie sind nach kurzer Zeit nicht mehr lebensfähig. Daher ist auch der Prozess der Informationsverarbeitung im Gehirn positiv verknüpft: es macht Spaß, Informationen zu verarbeiten. Allerdings nicht jede Information. Es bedarf einer bestimmten Beschaffenheit der Stimuli:

– Quantität: nicht zu hoch (Überforderung) nicht zu niedrig (Unterforderung)

– Komplexität: nicht zu komplex (Überforderung) nicht zu niedrig (Unterforderung)

– Tempo: nicht zu hoch (Überforderung) nicht zu niedrig (Unterforderung)

Wer mehr über die Eigenschaften von besonders motivationsförderlichen informativen Stimuli erfahren will, findet in Portele (1975) sehr präzise Beschreibungen.

  1. Informationsverarbeitung und Kontrolle

Die Informationsverarbeitung ist nicht das Ziel, sondern nur Mittel. Tatsächlich ist das alles überragende Ziel die Lebenserhaltung. Und alle Handlungen, die zur Lebenserhaltung beitragen, müssen emotional mit starken positiven Gefühlen verknüpft werden, damit der Organismus motiviert wird, diese Handlungen auch unter großen Anstrengungen  durchzuführen. Dies gilt für alle lebenserhaltenden Funktionen wie auch die Nahrungsaufnahme oder den Geschlechtsverkehr. Auf der emotionalen Ebene münden alle diese lebenserhaltenden Handlungen, wenn sie erfolgreich sind, in ein Erlebnis, das alle anderen einschließt und überragt: das Gefühl der Kontrolle! Dieses Kontrollgefühl findet seinen Höhepunkt in dem von Csikszentmihalyi beschriebenen Floweffekt. Wenn er die absolute Kontrolle erreicht, belohnt sich der Organismus selbst mit dem größten emotionalen Pick, den er zur Verfügung hat: mit dem Flow!

  1. Konzeptualisierung, Kontrolle und Flow

Seit längerer Zeit beobachte ich an mir selbst, dass zwar Informationsverarbeitung mit positiven Gefühlen verbunden ist, dass aber vor allem die Konzeptualisierung mit Flow belohnt wird. Unter Konzeptualisierung verstehe ich die Erstellung von kognitiven Schemata die umfangreiche Informationen zu kompakten, handlungsmotivierenden Modellen bündeln. Hier ein paar Beispiele: in meiner Uni-Zeit habe ich gerne Überblicke angeboten: die Geschichte der französischen Literatur von den Anfängen bis zur Gegenwart, die Geschichte Europas von den Anfängen bis zur Gegenwart usw. Solche Überblicke zu erstellen bedeutete eine sehr harte Arbeit der Komplexitätsreduktion. Ähnliches galt für Stadt- oder Museumbesuche, die ich im Schweinsgalopp (strait to the essentials) mit den Schülern zu deren großen Belustigung durchführte (z.B. Le Louvre in 30 Minuten). Jetzt im Ruhestand macht es mir besonders Spaß, Hegel oder Schopenhauer in jeweils 20 Minuten meinen Philosophiegruppen vorzustellen. Auch das setzt Konzeptualisierung voraus. Durch eine enorme intellektuelle Anstrengung gelingt es mir, einen hochkomplexen Stoff so zu reduzieren und komprimieren, dass ich ihn spielerisch meinen Hörern vermitteln kann. Die Teilnehmer loben besonders den lustverschaffenden Charakter dieser Einheiten. Der Flow, der bei mir entsteht, möchte ich näher beschreiben (am Beispiel der Vermittlung von Hegel):

Sehr wichtig ist, dass man von Anfang an die Gruppe vor Augen hat, der man das Wissen vermitteln wird, denn die im Geiste vorweggenommene Freude der Adressaten motiviert zu der Anstrengung, die man sich als Dozent auferlegt.

– 1. Stufe: die Masse der zu beherrschenden Informationen (Hegels Leben und Werk) vermittelt zunächst ein Gefühl der Hilflosigkeit

– 2. Stufe: Es werden erste kleinere Wissenseinheiten erstellt, so dass die Kontrolle in Teilbereichen wächst (man versteht, was Hegel unter An-Sich-Sein, Anders-Sein und An-und-für-Sich-Sein meint:-)). Allerdings überwiegt noch das Gefühl der Hilflosigkeit.

– 3. Stufe: Schrittweise werden Verständnislücken geschlossen. Auch sperrige Begriffe (An-und-für-Sich-Sein) werden allmählich zu spielerischen Objekten, die man später den Teilnehmern repetitiv zur Belustigung anbieten wird. Man freut sich schon im Voraus und der Flow gewinnt an Fahrt.

– 4.Stufe: Die einzelnen, zunächst getrennten Wissensbausteine (z.B. bei Hegel der „subjektiver Geist“, der   „objektiver Geist“, der „absoluter Geist“) werden zusammengefügt und es entsteht ein Gesamtgebilde, das zur Präsentation drängt. Man möchte seiner Gruppe unbedingt den lustigen Hegel vorstellen. Vom subjektiven Flow, zum objektiven Flow und zum absoluten Flow!:-))

– 5.Stufe: Die Handlungskomponente: wichtig ist, dass die vermittelten kognitive Schemata (Hegels Gedanken) zur Handlung drängen. Die Teilnehmer verstehen beispielsweise Hegels Dialektik und wenden dieses Prinzip bei der Interpretation  ihrer eigenen Alltagswelt an. Da sie Hegel „verstanden“ haben und „kontrollieren“, wollen sie ihn im Anschluss weitergeben, usw… Flow -> Flow-> Flow…

Grundsätzlich ist festzustellen, dass die Informationsverarbeitung zwar einen Beitrag zur Kontrolle liefert, aber die umfassende, lebenserhaltende und lebensförderliche Kontrolle lässt sich stabil erst durch permanente Konzeptualisierung erreichen.

  1. Methodische Implikationen für Schule und Hochschule

Natürlich fördern die im Zuge der Digitalisierung entwickelten neuen didaktischen Konzepte die Informationsverarbeitung auf Seiten der Schüler und Studenten. In diese Richtung würde ich das Konzept des flipped-classroom einordnen. Es stellt sich aber die Frage, ob  diese Methoden ausreichend das Konzeptualisieren einüben und mit Floweffekt belohnen. Will man die aktuelle und künftige Kontrollfähigkeit der Lerner systematisch trainieren, so bietet sich beispielsweise Lernen durch Lehren an, bei dem von Anfang an der Blick der Studenten auf eine (möglichst vergnügliche) Vermittlung des Stoffes an ihre Mitstudenten gerichtet ist.

Fazit: Schüler und Studenten sollten daran gewöhnt werden, nicht nur Informationen zu verarbeiten, sondern aus diesen Informationen handlungsleitende Konzepte zu erstellen. Das Konzeptualisieren wird von Flow begleitet. So kann schrittweise Kontrollkompetenz aufgebaut werden. Dazu scheint Lernen durch Lehren eine gute Methode zu sein.

Aus diesen Ausführungen geht hervor, dass das Bedürfnis nach Informationsverarbeitung und Konzeptualisierung im Leben des Menschen eine zentrale Rolle spielt, auch wenn es bisher noch nicht erkannt wurde.

Die Digitalisierung und das Internet als Makrogehirn

Mitte der 90er Jahre verbreitete sich das Internet. Da ich mich sehr früh mit den Neurowissenschaften befasst hatte, verfügte ich über eine ganze Reihe von neuronalen Modellen, die ich als mentale Repräsentationen bereithielt. Die Aussicht bestand, dass Menschen ihre Informationen und ihr Wissen auf Internet-Plattformen hochladen und sich im Netz schrittweise durch Selbstorganisation  ein Welt-Hirn konstituiert.

Ich hatte das große Glück, dass mein Schwiegersohn ein außergewöhnlich zugewandter und hilfsbereiter Mensch ist, gleichzeitig sehr explorativ und ein ausgezeichneter Ingenieur. Sofort sah er die Möglichkeiten des Internets für meine Vorhaben und schon 1997 verfügte ich über eine Homepage mit umfangreichen Materialien zur Methode LdL, die weltweit von Kollegen abgerufen werden konnten.

Auch ich verhielt mich sehr aktiv und konnte beispielsweise viele meiner Gedanken in Wikipedia (legitim) positionieren.

Neue Verhaltensweisen sind erforderlich: Neuron

Im Zuge der Verbreitung des Internets entstanden Probleme des Datenschutzes. Man stand vor der Frage, wieviel Informationen man über sich veröffentlichen und preisgeben sollte. Dieses Problem stellte sich besonders in meinem beruflichen Umfeld, denn bisher waren Wissenschaftler daran gewöhnt, neues Wissen für sich zu behalten und nur in Fachzeitschriften zu publizieren, um ihre Reputation zu steigern und sich karrieretechnisch zu profilieren. Ich selbst hatte eine ganz andere Haltung: ich war der Überzeugung, dass man Ideen und Wissen sehr schnell weitergeben sollte, weil nur so die Chance bestand, dass rasch Verbesserungsvorschläge von Kollegen formuliert werden und zu  Fortschritt führen (Poppers Falsifikationismus). Mein Ansatz war von Beginn an ressourcenorientiert und ich wollte so viele Mitdenker mobilisieren wie nur möglich. Mein Motto: „Geschwindigkeit und Vernetzung“. Einige, in der Regel jüngere, Kollegen waren derselben Meinung und arbeiteten entsprechend, allen voran Christian Spannagel, ein Informatiker, heute Professor für Mathematikdidaktik und Mathematik in Heidelberg.

Mein Zugang war also nicht, vorsichtig zu sein und mich zu schützen, sondern ganz im Gegenteil so viel Aufmerksamkeit wie möglich zu erzielen, Menschen in den Forschungsprozess einbinden und kollektive Reflexion zu organisieren. Und das Ziel war, da Menschen für ihr Handeln einen übergeordneten Sinn erkennen wollen, die „Weltverbesserung“. Wer mich kennt weiß, dass ich  gerne exzessive Formulierungen verwende. Diskretion ist nicht meine Stärke.

Ferner war ein weiteres Ziel meiner Arbeit, zur Entwicklung des Internets als Welthirn beizutragen. Da der einzelne Mensch metaphorisch die Rolle des Neurons einnimmt, muss es sich auch entsprechend verhalten.

Ich verfasste einige Regeln, die von vielen Menschen als gute Anleitungen angesehen wurden und viel Zuspruch erhielten.

Hier der entsprechende Blogeintrag:

Neuronenverhalten und Basisregeln für Internetprojekte.

Wie verhalten sich Neuronen?

  1. Neuronen sind offen und transparent
  2. Neuronen geben ihr Wissen sofort weiter. Sie wollen nicht als Person bekannt werden und nehmen sich nicht wichtig
  3. Da Neuronen keine Angst haben, Fehler zu machen und sich zu blamieren, feuern sie sehr schnell ab
  4. Wenn Neuronen angedockt werden, reagieren sie sofort
  5. Neuronen versuchen ständig Kontakt zu anderen Neuronen herzustellen; sie haben keine Angst, penetrant zu wirken
  6. Neuronen sind nicht beleidigt
  7. Neuronen machen keine Pause; sie nehmen erst dann Urlaub, wenn ihr Projekt abgeschlossen ist
  8. Neuronale Netze gehen mit Unschärfen spielerisch um
  9. Neuronale Netze haben eine basisdemokratische Einstellung
  10. ACHTUNG, HOHE SUCHTGEFAHR: das Neuronenverhalten muss kontrolliert und situationsabhängig eingesetzt werden!

Basisregeln für Internet-Projekte

Was ich im Netz suche, sind Mitstreiter, Leute, die ich andocken kann, um mit ihnen langfristige Projekte durchzuführen. Hier zählt also Nachhaltigkeit, Ausdauer und Zähigkeit. Um in der virtuellen Welt Mitstreiter für meine Projekte zu gewinnen, beachte ich folgende Regeln:

  1. Mach dich transparent: liefere in deinem Profil möglichst viele, für den Benutzer spannende Informationen über dich. Je mehr Informationen du über dich gibst, desto größer die Chance, dass jemand einen Ansatzpunkt zur Zusammenarbeit entdeckt. Angst vor Missbrauch der Angaben ist meistens unbegründet. No risk, no fun!
  2. Biete motivierende Projekte an: Was mich persönlich angeht, so stütze ich mich auf die Beschreibung der Grundbedürfnisse von Maslow. Meine Angebote sprechen das Bedürfnis nach sozialer Zugehörigkeit und sozialer Anerkennung, nach Selbstverwirklichung aber vor allem nach Sinn, weil nur dieses langfristig tragfähig ist: wir wollen die Welt verbessern!
  3. Kontaktiere viele Leute: Wenn du Mitstreiter suchst, muss du Leute ansprechen, auch wenn du auf manche penetrant wirken kannst. Wenn du dich nicht rührst, wird dich niemand beachten. Wenn jemand dich penetrant findet, wäre er sowieso kein guter Arbeitspartner für dich.
  4. Wenn jemand auf deine Angebote positiv reagiert, pflege ihn: Zeige ihm, dass du dich für ihn interessierst. Als möglicher Partner besitzt er bestimmt “Ressourcen”, die für die Zusammenarbeit wertvoll sind. Diese Fähigkeiten musst du entdecken.
  5. Antworte stets zügig (Reaktionsgeschwindigkeit), sei präsent und zuverlässig: Enttäusche die Menschen nicht, die Energie und Zeit für dich investieren. Im Netz sind Menschen und Beziehungen sehr volatil, du aber willst mehr mit den Menschen tun! Du hast was mit den Leuten vor! Das müssen sie spüren!
  6. Stelle deine Partner auf eine Bühne und vernetze sie: Wenn du mit Leuten langfristig zusammenarbeiten willst, solltest du sie miteinander verbinden. Zeige, was sie können, führe ihnen Aufmerksamkeitsströme zu, indem du sie in Sammelmails erwähnst und auf ihre Arbeit hinweist.
  7. Überlege dir immer wieder spannende Projektziele und achte darauf, dass diese Ziele auch erreicht werden. Das ist zwar auch im RL wichtig, aber im virtuellen Raum noch viel mehr, weil – wie bereits festgestellt – die Beziehungen im Netz besonders volatil sind. Beteiligungsinitiativen verlangen, dass der Initiator immer wieder Impulse einbringt. Bis zum Schluss.

Diese Verhaltensweisen bilden das, was ich Netzsensibilität nenne. Sie müssen automatisiert werden, wenn man im neuen Paradigma erfolgreich arbeiten will. Wer im traditionellen Wissenschaftssystem sozialisiert wurde, hat dies nicht gelernt.

Zusammenfassung des Kapitels „Menschenbild“: Was braucht der Mensch, um glücklich zu sein?

Ausgangspunkt ist die Feststellung, dass es gegenwärtig kein weltweit konsensfähiges, operationalisierbares „Menschenbild“ gibt. Da alle politischen Maßnahmen, von denen das Glück der Menschen abhängt, sich auf ein implizites, also nicht bewusst gemachtes Menschenbild beziehen, beruhen die politischen Entscheidungen auf individuellen, unausgesprochenen, vorwissenschaftlichen anthropologischen Annahmen.  Meist sind diese Menschenbilder religiös oder philosophisch geprägt. Sie sind implizit, auf keinen Fall explizit. Das ist keine befriedigende Situation.

Das in diesem Abschnitt dargestellte Modell stützt sich auf wissenschaftliche gesicherte Annahmen. Es sind zum einen die Bedürfnispyramide von Maslow, die aufzeigt, welche Bedürfnisse zwingend befriedigt werden müssen, wenn der Mensch glücklich sein soll. Ferner aus systemtheoretischer Sicht die Beschreibung der Dynamik, die aus der Tatsache entsteht, dass wir uns in einem Spannungsfeld gegensätzlicher Bedürfnissen bewegen. Schließlich werden aus diesen Beschreibungen abgeleitet: wie sollen wir uns verhalten, wenn wir glücklich sein wollen?

Besonders hervorgehoben wurde der Umstand, dass ein zentrales Bedürfnis des Menschen die Informationsverarbeitung und die Konzeptualisierung sind.

Ferner kann dem Bedürfnis nach Sinn entsprochen werden, wenn der glückbringenden Projektstruktur ein Ziel angeboten wird, nämlich die „Weltverbesserung“.

Dass mein Vorschlag im Schulkontext rezipiert wird, zeigen folgende Bilder aus dem Unterricht meiner ehemaligen Studentin Isabelle Schuhladen Le Bourhis, gegenwärtig Lehrerin an der Realschule Meitingen, die mein Konzept mit großer Verve verbreitet.

Es handelt sich um eine 5. Klasse:

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Philosophische Absicherung

Da ich mich bei meinen anthropologischen Reflexionen auf die Neurowissenschaften und die Bedürfnisforschung sowie die Kognitionspsychologie und  die Systemtheorie gestützt hatte, war ich bestrebt zu prüfen, ob auch die Geisteswissenschaften zu ähnlichen Erkenntnissen führten. Ich befasste mich nach meiner Pensionierung eingehend in den Jahren 2009 bis 2017 mit der Geschichte der Philosophie. Dabei waren zwei Denktraditionen zu unterscheiden: den idealistischen, an transzendentalen Erklärungsmustern orientierten Strang, ausgehend von Parmenides und Pythagoras über Platon, Plotin, sämtliche christliche Philosophen wie Augustinus, Thomas von Aquin; und den materialistischen Strang begonnen mit den Atomisten Leukipp und Demokrit, fortgesetzt über Epikur, später über Hobbes, einen Teil der Aufklärer, die Utilitaristen, Feuerbach und Marx.

Bestätigt fand ich mein anthropologisches Modell seit Beginn der philosophischen Reflexion ab Thales 500 Jahre vor Christus. So beschreiben sowohl Heraklit als auch Parmenides die Gegensätze (Antinomien) in der Natur,  die für das Verständnis der Entwicklung der Welt und des Menschen zentral sind. Insbesondere das Spannungsverhältnis zwischen Ordnung und Chaos, zwischen zentripetalen und zentrifugalen Kräften, zwischen Integration und Differenzierung, zwischen Rationalismus und Empirismus, zwischen „Geist“ und Materie. In diesem Zusammenhang besonders fruchtbar ist die von Hegel  am Beispiel der Geschichte ausgeführte Dialektik.  Tatsächlich scheint sich Entwicklung  in der Dynamik von These, Antithese und Synthese (auf einer höheren Ebene) zu entfalten. Bezogen auf die Alltagsbewältigung bedeutet es, dass jeder Gedanke, jede Handlung zu einem Gegengedanken bzw. einer Gegenhandlung führt. Dieser Gegengendanke ist zu begrüßen, denn er löst eine Reflexion aus, die, wenn eine effektive Strategie eingesetzt wird, in einer Synthese aufgehoben wird.  Dialektisches Denken führt permanent zu einer Integration scheinbar widersprüchlicher Positionen, die sich auf einer (höheren) Mittellinie vereinen.

Eine Bestätigung finde ich ferner in der eudämonischen Haltung, die  charakteristisch für die griechische Antike ist und sich später bei der Utilitaristen, allen voran Stuart Mill wiederfindet. Die Befriedigung von Bedürfnissen wird als Quelle des Glücks hervorgehoben, besonders bei Epikur und Stuart Mill, wobei unterschieden wird zwischen niedrigeren und höheren Genüssen. Die wertvolleren Freuden werden dem Bereich des Denkens zugeordnet.

Denken als höchste Quelle des Glücks in der Philosophie

Stellvertretend für diese Einstellung sei Aristoteles aus der „Nikomachischen Ethik“ zitiert:

„Wer aber denkend tätig ist und dies in sich pflegt, mag sich nicht nur der besten Verfassung erfreuen, sondern auch von der Gottheit am meisten geliebt werden. Denn wenn die Götter, wie man glaubt, um unsere menschlichen Dinge irgendwelche Fürsorge haben, so darf man annehmen, dass sie an dem besten und ihnen verwandtesten Freude haben – und das ist unser Geist – und dass sie denjenigen, die dies am meisten lieben und hochachten, mit Gutem vergelten, weil sie  für das, was ihnen lieb ist, Sorge tragen und recht und edel handeln. Es ist aber unverkennbar, dass dies alles vorzüglich bei dem Weisen zu finden ist. Also wird er von der Gottheit am meisten geliebt; wenn aber dies, so muss er auch der Glückseligste sein. So wäre der Weise auch aus diesem Grund der Glücklichste.“

Neue Menschenrechte

Mein Menschenbild war am Glück orientiert (Eudämonismus). Glück entsteht, wenn Menschen durch Aktivitäten immer wieder das Gefühl empfinden,  dass sie die Kontrolle über unstabile, komplexe Situationen gewinnen. Im Kontext meines Unterrichts am Gymnasium galt es, meine Schüler mit umfangreichem Wissen über die Welt auszustatten, damit sie motiviert waren, einzugreifen. Sie sollten Defizite identifizieren und auf der Grundlage ihres Wissens überall intervenieren, wo es ihnen aufgrund ihrer Situation möglich war. Diesen Gedanken veröffentlichte ich in dem Aufsatz „Weltverbesserungskompetenz als Lernziel?“ (2002), der seitdem als Basisartikel von interessierten Lehrern (insbesondere Peter Ringeisen, Laura Cau, Isabelle Schuhladen Le Bourhis) herangezogen und ab der 5. Klasse im Unterricht behandelt wird.

Natürlich war der Fortschritt der Digitalisierung für unser Vorhaben eine enorme Chance! Es war möglich, die Entwicklungen in der ganzen Welt zu beobachten, Probleme zu erkennen, Menschen im Netz zu mobilisieren (Ressourcenorientierung), gemeinsam Wissensbanken zu erstellen (z.B. in Wikiversity), Problemlösestrategien zu entwickeln und handelnd die Probleme zu lösen.

Dieses Ziel bestimmte auch die Inhalte, die ich sowohl in der Schule als auch am Gymnasium vermittelte. Es ging darum, Handlungswissen aufzubauen. Alle behandelten Inhalte sollten handlungswillig und handlungsfähig machen. Von Beginn an, also auch in der Grundschule. Im Leistungskurs Französisch wurde innerhalb von zwei Jahren die Geschichte Europas seit der Antike, sehr ausführlich die Geschichte Europas im 20. Jahrhundert, die Geschichte der französischen Literatur von Mittelalter bis heute, die aktuelle Politik  in Frankreich, die Konstruktion der Europäischen Union und deren Institutionen sowie die aktuelle Politik in Europa, die Welt seit 1945 und die Vereinten Nationen sowie die Erklärung der Menschenrechte behandelt.

Angesichts dieser Wissensmasse ist Komplexitätsreduktion unabdingbar, zumal wenn es darum geht, handlungsfähig zu werden. In diesem Kontext und beim Einsatz der Methode „Lernen durch Lehren“  lernten die Schüler permanent Komplexität zu reduzieren und aus dem gewonnenen Wissen sofort Verbesserungspläne abzuleiten.

Hier ein Auszug aus der Abiturzeitung von 2008 zur „Neuronentheorie“:

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Und zu den Inhalten:

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Partizipation

Ziel des Unterrichts war es also, ein umfangreiches Wissen über die Welt zu vermitteln und gleichzeitig die Motivation aufkommen zu lassen, dort zu intervenieren, wo Handlungsbedarf bestand. Es sollte ein Drang zur Partizipation entstehen. Und für die Partizipation war dank der Digitalisierung ein riesiges Feld eröffnet worden.

Einige Schüler aus dem Leistungskurs hatten von sich aus im Internet eine Plattform eröffnet, auf der Mitschüler angeregt wurden, den Nahostkonflikt  anzugehen im Rahmen einer virtuellen Sitzung der Vereinigten Nationen. Der Text wurde 2006 erstellt, also vor 11 Jahren. Den Verlauf gebe ich als Dokument  in toto wieder.

Schulprojekt:Französisch in der gymnasialen Oberstufe:UNO:Israel
Diskussion zu „Israelkonflikt“
Ich rufe den Generalsekretär auf, die Diskussion über den Israel-Konflikt einzuleiten!
GS: Während der Diskussion um den Nordkoreakonflikt, sind einige Bezüge zu Israel erstellt worden. Um eine klare Trennung der Themen zu gewährleisten, Wird hier ein Raum erschaffen um die alte territoriale Problematik um Israel und Palästina zu diskutieren. —Christos.i 11:06, 27. Okt. 2006 (CEST)
Iran: ich finde israel sollte seine unrechtmäßig erworbenen gebiete zurückgeben. ansonsten werden die konsequenzen gezogen!!!!!!! —Sela 11:05, 27. Okt. 2006 (CEST)
Israel: Die Forderung Israels besteht darin, endlich als Staat rechtsgültig anerkannt zu werden und endlich in Ruhe existieren zu können! Unsre Vergangenheit ist bekanntermaßen sehr überschattet (Judenverfolgung durch die Römer, Nazis und im Mittelalter durch Progrome; und jetzt der Konflikt mit den Palästinenser)! —Riessi 11:06, 27. Okt. 2006 (CEST)
USAVor einem Angriff gegen Israel kann nur gewarnt werden. Jede kriegerische Handlung seitens des Iran wird schwere Konsequenzen nach sich ziehen!–David 11:08, 27. Okt. 2006 (CEST)
Iran: dennoch kann man nicht erwarten akzeptiert zu werden wenn die begründung des staates auf unrechtmäßiger basis ist! —Sela 11:08, 27. Okt. 2006 (CEST)
RPB: Ich denke, dass es sehr schwierig sein wird, den Konflikt zu lösen, weil niemand nachgeben möchte. In absehbarer Zeit wird es, denke ich, auch keine Lösung für dieses Problem geben,mit der alle zufrieden sind. Beide Seiten müssen es wenigstens versuchen aufeinander zuzugehen und aufhören so borniert zu sein. —Birgit 18:09, 27. Okt. 2006 (CEST)
Iran: Wir werden auf keinen Fall Eingeständnisse machen! Land wurde geraubt und wir werden für Gerechtigkeit mit allen Mitteln eintreten! Außerdem verdient der israelische Staat keine Existenz auf diesem Planeten! —Sela 12:53, 28. Okt. 2006 (CEST)
RPB: Ich verstehe ja, dass ihr sauer seid, dass man euch euer Land genommen hat, aber es ist der falsche Weg, diesen Konflikt mit Gewalt zu lösen. Damit ist doch keinem geholfen. Gewalt bringt nur Leid mit sich und wie man sieht, treffen die Anschläge,… die falschen Leute, die das Pech haben, zur falschen Zeit am falschen Ort zu sein. —Birgit 14:35, 28. Okt. 2006 (CEST)
Israel: Warum verdient Israel keine Existenz auf diesem Planeten?? —Riessi 19:29, 28. Okt. 2006 (CEST)
RPB: Wieso sollte Israel es nicht verdienen zu existieren? Diese Äußerung von Israel hört sich leicht beleidigt an… —Birgit 02:11, 29. Okt. 2006 (CEST)
Israel: Wieso beleidigt?? Ich will nur vom Iran eine Begründung für den Kommentar „Außerdem verdient der israelische Staat keine Existenz auf diesem Planeten!“ bekommen! —Riessi 12:14, 29. Okt. 2006 (CET)
USA: Zuerst die Anmerkung, dass das Land Palästina/Israel niemals etwas mit dem Iran zu tun hatte, geschweige denn zu diesem gehörte… Der Iran nutzt den dortigen Konflikt lediglich um den Westen zu attakieren. Er tut dies keineswegs, um seine „muslimischen Mitbrüder“ zu schützen. Denn die Palästinenser sind im Iran, und in den meisten arabischen Ländern überhaupt nicht beliebt!–David 13:21, 29. Okt. 2006 (CET)

(…)

Die Menschenrechtskonvention ist nicht mehr aktuell

Wenn eine Glücksbedingung des Menschen in der Partizipation an der kollektiven Reflexion über die Zukunft der Menschheit besteht, so müsste diese Tätigkeit an prominenter Stelle in der Allgemeinen Erklärung der Menschenrechte stehen.

Nun wurde die Allgemeine Erklärung vor 70 Jahren, also nach dem zweiten Weltkrieg verfasst mit Rückgriff auf die Tradition der Aufklärung.

Im Vordergrund stand nach den schrecklichen Erlebnissen des Krieges die Sicherheit und Unversehrtheit der Menschen. Ferner sollten nach den Diktaturen, die zu diesen Katastrophen geführt hatten, die Freiheit und Autonomie des Menschen in den Fokus gerückt werden.

Zur Partizipation und kollektiven Wissenskonstruktion lassen sich folgende Abschnitte zuordnen:  Artikel 21.1: „Jeder hat das Recht, an der Gestaltung der öffentlichen Angelegenheiten seines Landes unmittelbar oder durch frei gewählte Vertreter mitzuwirken..„. Und Artikel 19: „Jeder hat das Recht auf Meinungsfreiheit und freie Meinungsäußerung; dieses Recht schließt die Freiheit ein, Meinungen ungehindert anzuhängen sowie über Medien jeder Art ohne Rücksicht auf Grenzen Informationen und Gedankengut zu suchen, zu empfangen und zu verbreiten.

Heute wird die Dringlichkeit erkannt, alle intellektuellen und emotionalen Ressourcen weltweit zu mobilisieren, um die Probleme der Welt anzugehen. Und im Gegensatz zur Nachkriegszeit verfügen wir dank der Digitalisierung über die Möglichkeit, dies zu tun,

Gestützt auf diese Erkenntnis und auf die Tatsache, dass Planen und Reflektieren zu den Dispositionen und Bedürfnissen des Menschen gehören, sollten bei der Auflistung von Grundrechten neue Prioritäten gesetzt werden. Die Allgemeine Erklärung der Menschenrechte entstand entsprechend dem historischen Entstehungskontext in der Tradition der Aufklärung auf philosophischer, idealistischer Basis. Sie stützte sich nicht auf ein wissenschaftlich abgesichertes, kohärentes Menschenbild, aus dem sich logisch ableitbare Handlungsempfehlungen aussprechen lassen. Die Artikel scheinen ihre Reihenfolge und ihre Unterteilung vielfach dem Zufall zu verdanken. Die zentralen Begriffe, allen voran „die Menschenwürde“, oder „die Freiheit“ sind unscharf und lassen großen Spielraum für philosophisch oder theologisch geprägte Interpretationen.

Daher sollte bei der Auflistung von Menschenrechten direkt an die Konstitution des Menschen und an seine Bedürfnisse angeknüpft werden.

Es werden Forderungen an die politischen Verantwortlichen gestellt.  Diese verändern radikal den Blick auf die Welt.

Unter den einzelnen Artikeln stehen die Artikel aus der Allgemeinen Erklärung der Menschenrechte, die sich zur entsprechenden Thematik einordnen lassen.

_________________________________

Präambel:  Glück
Ziel aller Maßnahmen weltweit ist die Schaffung von Strukturen (wirtschaftlichen, politischen, ethischen), die für ein Mehr an Entfaltung für die Natur und an Glück* für alle Lebewesen sorgen. Die nachfolgenden Artikel bilden dazu Voraussetzungen.

Allg.Erklärung: Fehlanzeige

Artikel 1: Denken

Zentrales Grundbedürfnis des Menschen ist das Denken (Informationsverarbeitung und Konzeptualisierung).
Es müssen alle Bedingungen geschaffen werden, damit alle Menschen Zugang zu Informationen und zur Möglichkeit der Konzeptualisierung erhalten. Optimales Denken setzt die optimale Realisierung der Artikel 2 bis 6 voraus.

Allg.Erklärung: Artikel 18, 19, 26, 27

Artikel 2: Gesundheit

Alle Maßnahmen werden weltweit getroffen, damit Lebewesen ihre physiologischen Bedürfnisse befriedigen können. Dies schließt auch das Bedürfnis nach Sexualität ein. Mit der Natur als Reservoir wird sorgfältig und schonend umgegangen.

Allg.Erklärung: Artikel 24, 25

Artikel 3: Sicherheit

Es wird weltweit angestrebt, Strukturen zu schaffen, die ein Maximum an Sicherheit für alle Lebewesen sorgen. Mit der Natur wird in diesem Zusammenhang schonend umgegangen.

Allg.Erklärung: Artikel 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 14, 15, 17, 22, 28

Artikel 4: Soziale Einbindung

Es wird weltweit dafür gesorgt, dass Lebewesen sich in einem sozial stützenden Umfeld bewegen. Es sollen Strukturen geschaffen werden, die Selbstverwirklichung sozial unterstützen.

Allg.Erklärung: Artikel  1,  16, 20, 22, 25, 26, 27

Artikel 5: Selbstverwirklichung und Partizipation

Es wird weltweit dafür gesorgt, dass Lebewesen alle ihre Potenziale zur Entfaltung bringen. Dabei wird schonend mit der Natur umgegangen. Da die Entfaltung des Einzelnen nur im Rahmen der ihn umgebenden Strukturen erfolgen kann, muss die Möglichkeit bestehen, Einfluss auf diese Strukturen zu nehmen, also zu partizipieren. Die Gesellschaft ist zur Optimierung darauf angewiesen, dass möglichst viele ihre intellektuellen, emotionalen und materiellen Ressourcen dafür zur Verfügung stellen.

Allg.Erklärung: Artikel 12, 13, 17, 18, 19, 20, 21, 23, 24, 25, 26, 27

Artikel 6: Sinn

Es wird weltweit dafür gesorgt, dass Lebewesen ihr Leben als sinnvoll und befriedigend empfinden.

Allg.Erklärung: Fehlanzeige

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Einen Vorteil dieser Neuformulierung der Menschenrechte sehe ich in ihrer Operationalisierbarkeit.

Während „die Menschenwürde“ oder die „Freiheit“ wegen ihrer Abstraktheit schwer direkt einklagbar sind, lässt sich das „Recht auf gute Denkbedingungen“ leichter konkretisieren.

So wird ein Inhaftierter, der keinen Zugang zu Informationen erhält, dem keine Arbeitsgruppe zu ihn interessierenden Themen angeboten wird, dem geistig unterfordernde Routinearbeiten abverlangt werden auf sein Recht auf Konzeptualisierung bestehen können. Dies gilt für eine große Anzahl von Berufstätigen, die  keine intellektuelle Herausforderung an ihrem Arbeitsplatz erleben. Wenn die Befriedigung des Grundbedürfnisses nach Informationsverarbeitung und Konzeptualisierung zum Menschenrecht  erhoben wird, so verlangt es eine völlig neue Organisation der Gesellschaft, mit dem Ziel, alle Denkkapazitäten der Menschheit weltweit zu mobilisieren, damit wir die aufkommenden Probleme lösen und eine bessere Welt schaffen.

Die drei weiteren von mir aufgelisteten, an Maslow orientierten Menschenrechte bilden eine Voraussetzung für befriedigende Konzeptualisierung: die Gesundheit, die Sicherheit, die soziale Einbindung. Die Selbstverwirklichung und die Partizipation sind ohne Konzeptualisierung nicht denkbar. Und der Sinn ergibt sich aus allen diesen Prozessen.

Eine Frage muss noch geklärt werden: wo finden sich in meinem Vorschlag für Neue Menschenrechte die in der Allgemeinen Erklärung der Menschenrechte prominent genannten Grundrechte wie die Menschenwürde, die Freiheit, die Gleichheit, die Brüderlichkeit? Die Menschenwürde ist durch alle Artikel gesichert, insbesondere Artikel 1 (Recht auf Informationsverarbeitung und Konzeptualisierung), Artikel 5 (Recht auf Selbstverwirklichung und Partizipation) und Artikel 6 (Recht auf Sinn). Die Freiheit ist Bedingung für die Realisierung von Artikel 1, Artikel 5 und von Artikel 6. Die Brüderlichkeit ist aufgehoben im Artikel 4 (Soziale Einbindung).

Alle weiteren Rechte aus der Erklärung der Menschenrechte sind ebenfalls in den Artikeln 1 bis 6 meines Vorschlages aufgehoben.

Schluss und Perspektiven

Die von mir vorgeschlagenen „Neuen Menschenrechte“ sind ein Versuch, die Forderungen, die wir an die Politik richten, von idealistischen, schwer operationalisierbaren Idealen auf die Füße zu stellen. Die Menschenrechte sollen an die Grundbedürfnisse des Menschen anknüpfen. Dadurch wird ein neuer Blick auf die Welt geworfen. Und es werden völlig neue Forderungen erhoben.

Lasst uns dieses neue Instrument testen!

 

5. Klasse: „Martin’s Menschenbild“

Isabelle Schuhladen Le Bourhis

Gehirngerechtes Lernen in der 5. Klasse, 3. Stunde
Sie analysieren gerade das Menschenbild von Jean-Pol Martin und das Verhalten der Neuronen (schreiben ein Märchen dazu).
Alle sind begeistert, nützen jede freie Stunde um Fachtexte zu lesen und Video anzuschauen!

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5. Klasse: „Wir bringen Euch das gehirngerechte Lernen bei“

Isabelle Schuhladen Le Bourhis

„Ich habe heute mit einer Projekt-SA in meiner 5. Klasse Realschule im Fach Deutsch angefangen. Das Thema : “ Wir bringen euch das gehirngerechte Lernen bei!“
Die Schüler müssen anhand von Fachbüchern aus der Neurowissenschaft herausfinden, wie das Lernen im Gehirn funktioniert und sich daraus überlegen, welche Komsequenzen dies für den Unterricht hat. Dazu haben sie den Grundaufsatz von Jean-Pol Martin “ Weltverbesserungskompetenz als Lernziel“ und eine Liste mit Links zu Aufsätzen und Videos zu dem Thema bekommen. Das heißt, hiet wird Forschungsarbeit gefragt. Natürlich sollen sie ihre persönnlichen Erfahrungen (LdL, Klassenrat, Schullandheim…) miteinbauen. Sie müssen zum Beispiel ein Märchen über das Verhalten der Neuronen schreiben, einen Kinder-Lexikoneintrag verfassen , in dem sie das Menschenbild gleichaltrigen Schülern erklären, ein Video drehen (Verhalten als Neurone), Visualisierungen erstellen…
Die 2 ersten Stunden heute sind sehr gut gelaufen. Die Klasse zeigte ihr Organisationstalent,konnten sich gut konzentrieren,umd zeigte vor allem große Motivation! Ich werde täglich dazu berichten, da mein Ziel ist dadurch unteranderen zu zeigen, dass die Schüler , wenn sie Vertrauen und Verantwortung bekommen, tolle Leistungen und vor allem Kreativität zeigen. Und dass sie durch solche Projekte enorm viel lernen! Hier ein paar Bilder!“

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Grundrechte Artikel 1 bis 6 (Vorschlag)

Ein neues „Menschenbild“ (anthropologisches Modell) verlangt ein neues Grundgesetz (inklusive Grundrechte).

Präambel:  Glück
Ziel aller Maßnahmen weltweit ist die Schaffung von Strukturen (wirtschaftlichen, politischen, ethischen), die für ein Mehr an Entfaltung für die Natur und an Glück* für alle Lebewesen sorgen. Die nachfolgenden Artikel bilden dazu Voraussetzungen.

Aktuelles Grundgesetz: Fehlanzeige

Artikel 1: Denken

Zentrales Grundbedürfnis des Menschen ist das Denken (Informationsverarbeitung und Konzeptualisierung).
Es müssen alle Bedingungen geschaffen werden, damit alle Menschen Zugang zu Informationen und zur Möglichkeit der Konzeptualisierung erhalten. Optimales Denken setzt die optimale Realisierung der Artikel 2 bis 6 voraus.

Aktuelles Grundgesetz: Artikel 5  (Informationsfreiheit), Artikel 7 (Schulwesen)

Artikel 2: Gesundheit

Alle Maßnahmen werden weltweit getroffen, damit Lebewesen ihre physiologischen Bedürfnisse befriedigen können. Dies schließt auch das Bedürfnis nach Sexualität ein. Mit der Natur als Reservoir wird sorgfältig und schonend umgegangen.

Aktuelles Grundgesetz: Artikel 20a (Schutz der natürlichen Lebensgrundlagen)

Artikel 3: Sicherheit

Es wird weltweit angestrebt, Strukturen zu schaffen, die ein Maximum an Sicherheit für alle Lebewesen sorgen. Mit der Natur wird in diesem Zusammenhang schonend umgegangen.

Aktuelles Grundgesetz: Artikel 10 (Post- und Fernsprechgeheimnis), Artikel 13 (Unverletzlichkeit der Wohnung), Artikel 14 (Recht auf Eigentum), Artikel 16 (Auslieferungsverbot), Artikel 16a (Asylrecht), Artikel 17 (Petitionsrecht), Artikel 19 (Garantie des Rechtsweges gegen öffentliche Gewalt), Artikel 20a (Schutz der natürlichen Lebensgrundlagen)

Artikel 4: Soziale Einbindung

Es wird weltweit dafür gesorgt, dass Lebewesen sich in einem sozial stützenden Umfeld bewegen. Es sollen dafür Strukturen geschaffen werden, die empowern.

Aktuelles Grundgesetz: Artikel 6 (Ehe und Familie)

Artikel 5: Selbstverwirklichung und Partizipation

Es wird weltweit dafür gesorgt, dass Lebewesen alle ihre Potenziale zur Entfaltung bringen. Dabei wird schonend mit der Natur umgegangen. Da die Entfaltung des Einzelnen nur im Rahmen der ihn umgebenden Strukturen erfolgen kann, muss die Möglichkeit bestehen, Einfluss auf diese Strukturen zu nehmen, also zu partizipieren. Die Gesellschaft ist zur Optimierung darauf angewiesen, dass möglichst viele ihre intellektuellen, emotionalen und materiellen Ressourcen dafür zur Verfügung stellen.

Aktuelles Grundgesetz: Artikel 20a (Schutz der natürlichen Lebensgrundlagen), Artikel 38 (Wahlrecht)

Artikel 6: Sinn

Es wird weltweit dafür gesorgt, dass Lebewesen ihr Leben als sinnvoll und befriedigend empfinden.

Aktuelles Grundgesetz: Fehlanzeige

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*GlückMenschenbild (Was braucht der Mensch, um glücklich zu sein?)

Grundrechte Artikel 1: Das Recht zur Konzeptualisierung

Grundrechte Artikel 1 (Vorschlag)

Zentrales Grundbedürfnis des Menschen ist das Denken (Informationsverarbeitung und Konzeptualisierung).
Es müssen alle Bedingungen geschaffen werden, damit alle Menschen Zugang zu Informationen und zur Möglichkeit der Konzeptualisierung erhalten. Von dieser Voraussetzung hängt die Würde des Menschen ab. Und sein Glück.

 

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Begründung:

Ausgangspunkt: Artikel 1 (aktuell): Die Würde des Menschen ist unantastbar

Prämisse: Kriterium zum Menschsein ist die Selbstreflexivität. Voraussetzung für menschliche Würde ist also die Selbstreflexivität

1. Wenn die Würde an die Selbstreflexionsfähigkeit gebunden ist, dann ist jede Maßnahme, die die Reflexionsfähigkeit stützt, im Sinne der Menschenwürde.
2. Die Reflexionsfähigkeit (kognitive Prozesse, Konzeptualisierung) hängt von der Qualität der verarbeiteten Informationen ab. Die Konsequenz ist, dass Menschen das Recht auf maximalen Zugang zu relevanten Informationen zukommt (Grundrechte Artikel 5)
3. Da Denken und Handeln eng verbunden sind (ohne Handeln, kein Denken) muss das Recht auf partizipatives Handeln einen hohen Status erhalten.

Anmerkung: In der Philosophie wird die Vernunft als Kennzeichen des Menschseins genannt. Insofern hängen Würde und Vernunft zusammen. In meinem Vorschlag wird Vernunft durch einen kognitionspsychologischen Begriff (Konzeptualisierung) ersetzt.

Tribute to Gerhard Portele and Dietrich Dörner

Dank Gerhard Portele kam ich 1983 auf die Idee, Lernen durch Lehren (LdL) neurowissenschaftlich zu begründen.
Aus: „Zum Aufbau didaktischer Teilkompetenzen beim Schüler – Fremdsprachenunterricht auf der lerntheoretischen Basis des Informationsverarbeitungsansatzes“, Jean-Pol Martin, Gunter Narr: 1985

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Dank Dietrich Dörner kam ich 1986 auf die Idee, „exploratives Verhalten“ als wichtigstes Lernziel meines „Lernen durch Lehren“-Curriculums festzulegen.
Aus: „Vorschlag eines anthropologisch begründeten Curriculums für den Fremdsprachenunterricht“. Jean-Pol Martin, Gunter Narr: 1994.

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